Lettre sur les affaires du théâtre
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Dorante de la Critique prend le parti contraire : « Quand pour la difTiculté, dit-il, vous mettriez un peu plus du côté de la comédie, peut-être (pie vous ne vous abuseriez pas. Car, enfin , je trouve qu'il est bien plus aisé de se guinder sur de grands sentiments, de braver en vers la fortune, accuser les destins et dire des injures aux dieux, que d'entrer comme il faut dans le ridicule des hommes, et de rendre agréablement sur le théâtre les défauts de tout le monde. Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez. Ce sont des portraits à plaisir, où l'on ne cherche point de ressemblance ; et vous n'avez qu'à suivre les traits d'une imagination qui se donne l'essor, et qui souvent laisse le vrai pour attraper le merveilleux. Mais, lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre d'après nature. On veut que ces portraits ressemblent; et vous n'avez rien fait, si vous n'y faites reconnoître les gens de votre siècle. Kn un mot, dans les pièces sérieuses, il suiTit, pour n'être point blâmé, de dire des choses qui soient de bon sens et bien écrites ; mais ce n'est pas assez dans leg autres, il y faut plaisanter; et c'est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens. » On s'est aperçu depuis lors, en effet, combien l'entreprise est difficile, et combien il est rare d'y réussir.
Molière attaquoit sans ménagement et les courtisans qui ne pouvoient supporter les mots de potage, de tarte à la crème, etc., et les prudes, qui se récrioient contre ce le, cet impertinent le, de la scène vi du deuxième acte :
Enfin nous voiri à ce mot de deux lettres qui a fait tant di; bruit, a. ce le...
Vous pourriez passer par-dessus.
Ce le
Laissez ce le.
.le prétends faire voir, par les grimaces d'Arnolplic, par les vers qui \->r('cèdcnt ce le, par ceux qui suivent et par vingt circonstances, que...