Zélinde ou la véritable Critique de l'Escolle des Femmes
SECONDE Él'OOUK
Les précieuses laissoicnt paroître plus d'emportement et déployoient plus d'ardeur pour la vengeance; Zélinde, en qui elles sont personnifiées, s'écrie :
Ah! que je ne suis pas si patiente! il m"a voulu jouer par ce vers :
Et femme qui compose en sçait plus qu'il no faut.
Il aura dit vray, et j'en sçay plus qu'il n'en faut pour me venger de luy. Je ne vous resscmblcray point, pacifiques poudrez, courtisans armés de peignes et de canons, qui faites la cour à celuy qui vous joue publiquement; une femme vous enseignera vostre devoir.
Il n'est pas impossible , comme on voit , de recueillir des indications intéressantes dans cette rapsodie, où il n'a manqué que le talent pour venir en aide à la méchante volonté.
Les comédiens de l'hôtel de Bourgogne né représentèrent pas l'œuvre de leur camarade dont ils ne purent se dissimuler sans doute la ridicule foiblesse. Ils demandèrent une pièce à lin jeune auteur de vingt-cinq ans , fort peu connu alors , qui saisit avec empressement cette occasion de faire du bruit. Boursault composa : le Portrait du Peintre ou la Contre-critique de l'École des Femmes. Boursault, joyeux du rôle important qui lui étoit confié, avoit soin de se nommer et de se faire nommer sur le théâtre à plusieurs reprises :