‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 66 sur 266 · GROS-RENÉ, GORGIBUS, SGANARELLE · texte numérisé non relu

GROS-RENÉ, GORGIBUS, SGANARELLE

GROS-RENÉ

Ah ! ma foi , voilà qui est drôle ! comme diable on saute ici par les fenêtres! Il faut que je demeure ici, et que je voie à quoi tout cela aboutira.

GORGIBUS

Je ne saurois trouver ce médecin ; je ne sais où diable il s'est

caché. ( Apercevant Sganarelle qui revient en habit de médecin. ) Mais le VOlci.

Monsieur, ce n'est pas assez d'avoir pardonné à votre frère ; je vous prie , pour ma satisfaction , de l'embrasser : il est chez moi , et je vous cherchois partout pour vous prier de faire cet accord en ma présence.

SGANARELLE

Vous vous moquez, monsieur Gorgibus; n'est-ce pas assez que je lui pardonne ? je ne le veux jamais voir.

GORGIBUS

Mais, monsieur, pour l'amour de moi.

SGANARELLE

Je ne vous saurois rien refuser : dites-lui qu'il descende, (pendant que Gorgibus entre dans la maison par la porte, Sganarelle y rentre par la fenêtre. )

GORGIBUS, à la fenêtre.

Voilà votre frère qui vous attend là-bas : il m'a promis qu'il fera tout ce que vous voudrez.

SGANARELLE, à la fenêtre.

Monsieur Gorgibus, je vous prie de le faire venir ici; je vous conjure que ce soit en particulier que je lui demande pardon , parce que sans doute il me feroit cent hontes, cent opprobres

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