‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 90 sur 266 · SCÈNE viir · texte numérisé non relu

SCÈNE viir

LÉ LIE, MASCAHILLI-:.

AIASCAHII.l.i;.

C'est être officieux, et très-fort, ou je meure.

\. On a rcprorhi'' à Molière d'iuoir fait comiiicttrc à Masrarilii' une mauvaise action, une véritable coquinerie. « On rit de Scapin, dit Auger, tirant de l'argent de deux vieillards, parce qu'il déploie, pour se le faire donner, toutes les ressources de l'imagination, même de l'éloquence, et qu'après tout, cet argent, destine; aux fils de ces vieillards, n'est, comme on dit, qu'un avancement d'hoirie. Mais Mascarille subtilisant la bourse d'un étranger est un personnagr; digne de châtiment. » Faisons observer que la différence n'est pas si grande qu'on le prétend : on verra plus loin, acte II, scène iv, que Anselme est débiteur de Pandolfe, -père de Lélie, pour une assez forte somme. Lélie peut jusqu'à un certain point se considérer comme créancier au moins futur (!t voir là aussi un avancement d'hoirie. Mais on auroit besoin d'être informé plus tôt de ce détail, de cette circonstance atténuante, afin que l'impression fût moins fàclieuse qu'elle ne l'est en effet.

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