A MADEMOISELLE DE MERCOEUR
ILldemoisellb 9
J*altendois de voir i imprimée l*Oraison littebre prononcée aux stiperbps funérailles faites en Lorraine, avec tant de magniiosor», pour bqnor0r la 89pu|ture de M. vostre Pcre , espérant que , par ce Boyen, je serois facilement escuséde met- Ire celle-cy sous la presse : mais cet espoir na m'eatant.,. et ne pouvant plus difr farar d-obayr A qui a pouvoir de me commander, au moini esperé-ja d*ei»tra beaump plus aiaamant accusé, »i je laisae aor* tir celte Oraison ai mal polie , et avec autiDt de defauta, quand on considérera quo i^aat par una humble obeyaaanca. Elle fut bvorablement aociieillie lorsque ja la proaonçay devant plusieurs grands princes et princeasea , et 1» présence da cette flile •iipéa de TAstrée française, je veux dire ia ce grand oracle de la France , de ce pirlainantde Paris. Cour das pair^, et la ffamiar d'?a parlemens de Franco, lequel f aaaîata en çorpa, comme aussi las auirea Chambrea et Cours souveraines, à cette lu qiw Paris , mais toute la France... Tes* tiaia qu'elle fait des mérites du Prince iaaadé , et que Ton fiçi^'ut qu'elle avuiioit fobiivaition que toute la oliresticnlé a à sd ipcmeire, J^ sçay bien que ce bon-|ieur n'arriva par lesubjet que je traitois , aun miel Je pouvois conlribuer que de ruffccbon , de laquello aussi je ne |X)uvois [»aa planquer puisqu'elle est héréditaire, mon père, mon ayaul et mon by^y^ull|ytfQt QU rhonneur d*avoir esté nourris, ut. et prea-
que le reste de leur vie , en la maî<;on des Ires-illustres princesde Martigue, les père, ayeul et bysayeul de madame vostre mère, au service desquele leur Tidelité a tousjours rencontré beaucoup de faveur.
Comme dope je lis ce dii»cours pour obt^yr à madame vostre mere,aus>i le laissé-je maintenant sortir en public pour satisfaire à vostre désir : vous suppliant tres-humblernont de voqs en servir pour respondre à toutes les raisons que vostre perte vouf pourroit suggérer contre la ronsointion ; car il est dres^ à cette intention. Vous y verrez que la vie de monseigneur vostr^i pore a esté une des plus belles et accom^ plies entre celles des princes des derniers siècles, et comparable à celle des plus excellons de Tantiquilé. Il vous fera rossoui» venir que vous estes fille ; mais il adjouatera que vous^stes fille de son esprit et de sa foy plus que de son corps, puisque vouff a receqe de Dieu par les prières du gnini) sainct' François , duquel aussi vous portai le nom : et que parce vous estes plus obli* gée de vous resjouïr en la vie pt gloire d9 son esprit, que de regretter la morid# son corps. Vous y verrez qu*encore qiif Dicii le nous eust laissé davantage , vous n'eussiez pourtant guercs jouy du bien dd sa présence; car il avoit tant de chari|4 qu'il eii&t... privé do ce contentement son espouse et sa fille , pour ne (loint (rustraf do spn secours TEgliso sa mereetl'espoMIt de son Dieu.
Bref, os diacoura m vous rapresanlara les belles actions de monseigneur yostro
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père que pour vous consoler. Loliez donc la bonté de Dieu , je vous supplie, de ce qu'il vous a fait naistre d'un si bon père , et qu'il vous a laissé, pour vostre conduite, une si vertueuse grand*-mere , et une si grande mère : et moy, je supplierijy sa dine Majesté qu*elle vous donne les bene-
1 dictions que monseigneur vostre père a désirées pour le voir là haut, en Paradis^ après avoir heureusement finy la course de cette vie , en laquelle je vous supplie tree» humblement de m'avoiier, Mademoiselle ,
Vostre, etc.