Si les novices ci-après ne sont trouvés
pables au |)out de leur année, ils seront
renvoyés, n*étoit qu'ils ne donnassent espérance de mieux faire dans quelque temps, et même dans une seconde année tout entière , selon qu'il a été jugé dans la congrégation des cardinaux.
3. Désormais on établira un religieux profès du même ordre pour prieur, et un sous-prieur quf puisse religieusement pré sider et faire observer exactement la règle, servant d'exemple aux frères qui lui obéi ront comme à leur père. L'on commettra Pun des plus réguliers pour avoir soin des novices; cl tous les jours on leur lira le catéchisme du concile de Trente, dont ils rendront compte ; et ils seront instruits par un autre religieux, destiné pour cela, de roffice , des cérémonies , et autres devoirs de leur état.
i. Tous les samedis, ou le prieur, ou le sous-prieur en son absence, tiendra le chapitre, où l'on lira un article des règles, corrigeant les manquemens qui seront faits contre elles, ou es offices, ou dan<5 quelques actions et déportemens des religieux, enjoignant des pénitences selon qu'il sera à propos.
5. S'il faut faire ou commander quelque chose de grande importance, et qu'il n'y ait point de danger ou retardement, le prieur en conférera avec son chapitre; pour les difficultés qui ne pouiroient être résolues par le prieur ou le chapitre , oo aura recours à l'évêque.
6. Tous les religieux prendront leur réfection en commun. On fera la lecture tout le long du repas, d'une voix claire et intelligible, en observant les pauses, pour donner lieu de faire application à ce qu'on lit*
T. n n'y aura point dans le monaalère i% livres sans la licence du prieur, qui prendra garde de n'en point recevoir de ceux qui sont défendiiB par i'Éi^lise , ou de science curieuse el inutile ; mais un nombre sulB^ant de spirituels , des cas de conscience , et de tliéoUigie. Les religieui liront el étudieront tous les jours au temps que la rtgle l'ordonne.
8. L'on prendra garde que tous les bâtimens soient coofurmea à l'observance régulière.
]£Dfin nous assiirone de la bénédiction et protection de Dieu tous ceux qui embrasseront et pratiqueront avec amour ces ordonnances , que le seul désir du règne de Dieu en vous, et l'ampli lieu lion de sa gloire, me Tait vous donner; espérant que paf l'ucco m plissement d'icelles , cette (amille religieuse reprendra sa première Splendeur, et répandra par tout la souËfve odeur dont elle a parfumé autrefois tout le pays. C'est la grii'e , à mon Dieu , que j'allends de voire misèricordieusi- Iwnlé ; que Je vous demande de toulo l'étendue de mes affections , pour ces âmes el pour celles qui doivent leur succéJcr.
Nota. Ce que le saint avoit ordonné dans sa visite étuil:
(• Que le nombre des religieux seroit de... (t) selon l'ancienne inslitulion.
2" Que l'on réciteroit l'ulUcc divin selon l'usage du concile de Trente , tant en |>artic u lier qu'en public, et au chœur j que les
(1) U ooab» s'Ht vu tpMlt.
DE S. FïtllïfçÔri'ttE SALES. 'Mt
paaumes de la pénileBCé , k causa de Iwr coiitume , {tourroient être récités avant
l'office dujour; mais toutefois que personne n'y seroit obligé hnr-; du chœur, sinon en conséquence des rubriques du bréviaire du concile de Trente.
3° Que tous les Jours oncélébreroit poiv le moins quatre meises , el en cortuifla jours cinq.
(!l(it éter et brûler en des lieux décena, en des cluitres , de vieilles im^igea toutes rongées et vermoulues, qu'il trouva à l'autel et près dos formes.}
i° Que les muraillea du monastère , les plus nécsiisaires pour la discipline religieuse, seroient rétablies et fermées de deux portes seulement; que cependant les femmesn'entreroientpointdans l'enclos de l'abbaye , ou dans les limites des muraillea ruinées.
6° Qu'il ne seroit permis à aucun des religieux, sous quelque prétexte que C6 fût , de sortir désormais de l'abbaye sani la permission du prieur, ni au prieur même de le fuire sans avoir auparavant averti le plus ancien religieux, quoiqu'il ne fût pas tenu de lui demander la permission ou de la prendre de lui.
(Il attendit , pour rétablir In table corn* muno , que le monasière eût les movem nécessaires pour cet effet; et, pour faire prononcer les vœux expressément , qu'on fùl d'accord des constilution ; car auparovunt ces religieux ne fuisoient leurs vœux qu'implicitement et tacitement.)