QUE SAINT FRANÇOIS DE SALES MIT DANS LE MONASTÈRE DU PUITS-D*ORBB
OBDEB DB SÂlNT-BBIfOIT, LOBSQU'iL S*T IBAHSPORTA TBRS LB 25 DU MOIS D*AOirr 160S, FAB OEDEfi DU PAPB, POUB Y ÉTABUB LA BAFOAMB. (Aug. dC SflteS, pSg. 3S5» llf. TU.)
4 . Pour commencer par la clôture , il est requis que nul homme n'entre dans le choeur, ni dans le cloître , ni dans le dortoir des religieuses, sinon pour les causes pour lesquelles les confesseurs, médecins , chirurgiens, charpentiers, et autres semblables, peuvent entrer aux monastères les plus réformés, c'est-à-dire quand une TTtîe nécessité le requiert. Les femmes
néanmoins pourront y entrer et aller partout; mais ne pourront pas coucher dans le dortoir.
II. Les religieuses pourront sortir dans l'enclos du monastère, pourvu qu'elles soient pour le moins deux ensemble , et qu'elles n'entrent point dans le logis où habitent les prêtres , les recevoMrs, et autres hommes; attendu qu*ll nepenty avoir
jBucuno néces^té de le faire , et toujours quelque sorte de danger. Elles pourront iiu&ci sortir pour aller aux champs et projpcnades qui sont autour du monastère, jpour leur récréation, pourvu qu'elles soient au moins la moitié de la communauté en- 4^mble, sans se séparer les unes des autres.
Ul. Mais quant à entrer et demeurer au fihœur des religieuses pendant que Ton y bit rufilce, il ne le faut permettre qu'à «quelques femmes de respect.
IV. A l'égard des visites des parens, amis , et autres qui voudront voir les reli* gieu«es > il faudra députer quelque chambre hors du cloître, en laquelle la visite puisse être faite, et où néanmoins les religieuses n'aillent point qu'accompitgnées de deux autres pour la bienséance. Le jardin proche du logis de madame Tabbes^o peut servir à cela, et Téglise même du côté de Tau loi , selon la diyersité des occurrences , en observant toujours la bienséance de n'être point seules en un lieu, bien qu'elles parlent seules à ceux qui les viennent voir, pendant que celles qui viendroient avec elles s'entretiendront à part avec toute modestie.
V Quant aux sorties des religieuses aux maisons de leurs proches et autres lieux , il seroit à propos qu'elles fussent du tout retranchées ; mais comme cela semble trop dur à quelques-unes, il faut pour le moins que ce soit le plus rarement qu'il sera possible , puisque de telles sorties ne se funt guère sans une notable distraction d'esprit et murmuration de ceux qui les voient dehors , et que les parens mêmes désireroient que leurs religieuses demeurassent en paix dans leurs monastères, comme quelquesuns lont dit librement.
VI. Il seroit nécosî^aire qu'il y eût un confessionnal en quelque lieu visible dès le chœur, ou même qui fût dans le chœur, et que ce confesMonnal fût fait en sorte que le confesseur ne vît point les dames qui se confessent, ni elles lui , pour plusieurs raisons. Il faut ôter l'autel qui e^i dans le diœur, et tirer tout au long une séparation entre le chœur et le maître-autel , qui soit faite à colonnes de bois ou de fer, etoù il y ait une porte par laquelle les religieuses puiiisenl aorlir pour ae présenter à la com- I îe leur inspire.
OPUSCULES
munion , où le prêtre puisse entrer pour la leur porter dans le chœur, sinon que la séparation fut faite de telle sorte que les religieuses se disposent en rang le long d'iccllc, et que le prêtre puisse les communier commodément entre les colonnes , ce qui sembleroit plus séant et propre et fort aiài pour la gravité de Taction; comme aussi il sembleroit plus propre et plus séant, que le confessionnal fût mis en sorte que les dames fussent en icelui en dedans du chœur, et le confesseur en dehors, comme cela se peut faire , et que cela se fait dans tous les monastères bien réglés. Or cela sera, si l'on fait le confessionnel à Tundes bouts de la séparation.
VIL II est requis qu'il se fasse une prieure, laquelle comme lieutenante de 1 abbesse, soitobéie ni plus ni moins qu'elle en son absence ; et, pour le faire, il est expédient que les religieuses en fassent l'élection , et que l'abbesse l'agrée et la confirme. Que si les religieuses n*en vouloiert point faire Télection, l'abbesse la pourroit établir sans cela. Or, il la faut choisir telle que les religieuses aient sujet de lui obéir et de l'honorer. Elle tiendra toujours le premier rang après l'abbesse, en l'absence de laquelle toutefois elle ne se mettra point en sa place , mais en la première après celle (le Tabbesse.
VIII. Le chapitre ou calende se doit tenir tous les vendredis de l'année , si la solennité de quelque fête occurrente n'en empêche : alors il faudra s'assembler le jour précédent. On y lira quelque chapitre ou article des règles, ou même de quelque livre qui traite de la discipline religieuse; puis on conférera par ensemble des défauts et des manquemens qui se seront commis dans les offices et les observances réinjlières, si on en a remarqué, et des moyens d'y remédier, avec toute la charité qu'il sera [X)s-ible.
IX. Quant aux pensions, toutes sont exhortées à les remettre à la disposition de lu sui)érieure , qui , moyennant cela, aura soin do faire fournir à toutes les nécessités de*rclles qui les remettront; et quant à celles qui ne voudront point les remettre présentement, il faudra attendre que Diea
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