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cfles ne sont point attachées à leur propre jagement et à leur propre volonté , et à ces mêmes faveurs ; mais au contraire , si elles leiir donnent du soupçon, et les lais^^nt irrésolues jusqu'à tant que par Pavis de leurs directeurs et de plusieurs personnes pieuses, doctes et expérimentées, elles soient confîrmées en la cjréance de ce qu'elles doivent estimer de tout cela : car le Saint-Esprit chérit sur toutes choses les âmes humbles et obéissantes ; il se platt merveilleus'^ment à la condescendance et A la soumist ion, étant prince de paix et de concorde. Au contraire, Tesprit de su- ,perbe donne de Fassuranceet rend ceux qu'il veut tromper , fiers , opiniâtres , et fort résolus ; et leur fait tellement aimer leur m»l , qu'ils ne craignent rien à Tégal de leur guérison, leur persuadant que èeiix qui leur parlent portent plus d'envie A leur bonheur que d'affection à leur salut. Tel est le génie des novateurs.
41. Enfm, pour conclure tout ce discours , voyez si ces personnes sont simples
et véritables en leurs paroles et en leurs actions; si elles ne recherchent point de produire leurs grâces, sans qu'il soit nécessaire : si elles désirent ce qui éclate à l'extérieur.
42. C'est, tout au contraire , tin effet de riieureuse conduite du Père des lumières, d'inspirer par des sentimens intérieurs , se couler doucement dans l'ame ^ et y dc^ cendre comme la pluie sur la toison. Saint Jean Chrysostôme dit qu'd la vérité. Dieu fit entendre aux Hébreux ses comman' démens avec de grandi effrois et p/usieurs bruits de tonnerre. Mais il le falloit, pour épouvanter des gens qui ne se fus>ent pas rendus à composition que par crainte ; et que d'autre part notre Seigneur vint doucement à ces apôtres, qui étoient plus dociles et moins ignorans des mystères divins. Il est vray qu'il y eut quelque son et un petit bruit; mais Dieu le permit à cause des Juifs , et pour des raisons marquées en l'Écriture-Sainte.