‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 320 sur 356 · Usez de quelques élans et pensées affectives à ce sujet · texte numérisé non relu

Usez de quelques élans et pensées affectives à ce sujet

3. Appliquez même l'oraison mentale au même sujet , considérant Notre-Seigneur vous y présentant les mêmes biciifaits ou vous donnant les mômes en.-eignemens qu'il a donnés aux autres, et ainsi des autres mvstères.

A. Ressuuvenez-vous des plus signalés bienfaits reçus de notre Seigneur au jour de la communion.

5. Employez même l'imagination pour vous cxcit^er à la dévotion vers le divin Sauveur qui se donne à vous, soit vous

onsffjLCi

représentant les etrsMes 6% Tfofre-Dame •I de 8« Jolieph , en portent ce dltin enfant en son en Tance , et le^ f50Ats et consolations exlroordtnairee qu'ils rcssentoient en le baisant, le caressant; comme aussi les douceurs que ressentit Notre*Dame»

lorsqu'elle le conçut à la parole dd Tange par l'opération du SainUEsprlt, Voici Tusage de tous ces avis.

ilétatien.

0 steré pain de viel comme je viens à ▼ous en la simplicité de ma foi , pour me nourrir et mesubstanler de votre précieuse chair, donnet-voua au«si à moi en la doup ceur et la plénitude de votre amour. Que tonte autre connoisannce des choses créées périii^e en mon esprit à Taspect et à la lu« mière de vos vérités. Que toute ma scieiiee et ma connoissance soit de vous connoilre, 6 Jésus crucifié pour mon amour, dont vous mo laissez un (parfait mémorial en ce sacrement 1

Quand sera-ce, 0 mon ame, au'alnsi qu'un cerf altéré, tu étanchoras les ardeurs de ta soif dans les sources sacrées de ton Sauveur I Ah I quand viendrai-je, et quand me présenterai -je devant luil Ce n*e>t plus chez le pharisien que je vous chercherai avec la Madeleine , ni i Vçntour du sépulcre, mais dans votre maison, à mon Dieu I sur cet autel et dans votre la* berniicle» Je sais bien que j*en suis indigne, ô mon Dieu! mais comme un autre prodigue , je retourne à vous , et vous demande miséricorde et la grâce de rentrer ît voire service»

J*avoue avec une Cananée que je ne mérite piis |c pain entier qui est préparé aux enfjns , mais les petites miettes qui tombent de votre sainte table pour la nourriture et la guérison de toutes les ml$ére;> de mon ame.

Mais qui suis-je, et qui éies-vous, é mon Dieu , qui venez à moi ? et d où me vient ce bonheur, que vous ne refusiez point d'habiter dans mon ame inScberesse? Venez donc à la bonne heure, ô divin Epoux de mon amol baisez-moi , puisque vous le voulez, du sacré baiser de votre bouche, et suppléez par Texcès de votre bonté î toutes mes indignités et misères. Que ce aoit le sacré gage de rinlimo union et de la haiaon indis^Mluble que vous voulez faire avec mon «4Mf»

Povf It Itflipf d^pfèf fa esMfliiiBlMi*

La temps la plus précieux , et qui doh être le mieux ménap^. est celui d*nf r^s la communion. C*est alors quMI faut réveiller et réitérer las actas d'une vire fol , d*unt profonde adoration et mpeet en In présence réelle de notre Seigneur Jésus-Christ en nous : c'est pour lors qu'il faut exciter et oonvier toutes les puissances de netra ame à lui venir faire hommage , et pat mille saintes affeetions lui témoigner no* tre reeonnoissanca et amour , tantôt par la crainte de la eontrisier et Téloigner da nous, tantôt par les témoignages de eon* fiance , de Joie, et do jubilation intérieora d*amour, par la suavité et les goûts inté* rieurs de sa divine présence, d'actions de grâces, de résolutions de le servir et pro» testalion d'une inviolable fidélité*

ÉléT«U01l.

Cest donc vous, mon Seigneur et mon Dieu , qui vous trouvez présent dans mua ame, comme je fui cru« Ah ! je le ressens maintenant. C'est vous, 6 divin Jésus, qui êtes le roi do gloire, et le Fils du Pore éternel, qui habitez au milieu de moi, sur mon cœur et dans ma poitrine. lié I de graca. Seigneur, ne vous en séparez jamais, mais demeurez toujours avec moi ; car, hélasi il se fuit tard , et l'heure de mon déiuirt s'approche. Âh \ je ne craindrai pus tous les maux qui peuvent m'accuciilir, puisque vous êtes avec moi; au contraire, j'ai tout sujet de joie, ot de croire que c'e^t maintenant que le Père éternel m^aimcro , puis* que c'est son Fils bien-aimé qui hiibiteeQ moi. C'est lui qui m'a fait cette joie, et qui* conque l'entendra s'en réjouira avec moi. Faites-le donc, anges bienheureux, qui êtes toujours présens , et dans un prorond roi* pect, auteur de ce divin sacrement. Cesi maintenantque jedisavec la divineépouan, que mon bien-aimé est à moi, et que je suis toute i»icnne ; car il Te\mQ sur n^un co&ur^ et au milieu de ma poitrine. 0 Père de miséricorde 1 parce que vous m'avez fuit cetia grâce de me donner votre propre Fils , je vous bénirai de bénédictions immortellaS| et multiplierai vos louanges comme les étoiles du firmament, 11 est trop juste, S^ gneur, que vous soyez mon Dieu , etqiieja vous serve, puisque vous m'avez donné ut| pain si délicieux pour ma nourriture , ai la

DE S. fHAifçms m sales.

plem de mon cœur, Ql-devant en^urdç, sera votre majspn , et je vous bénirfu ^l louerai ëterncllement,

Je n'ai rien dit du nettoiement de la conscience qui se fait pnr la confessionf parce que chacun sait qu*il le faut faire, pu le soir auparavant, ou le matin du lepcleix^i^ i et toujours avec soin et humilité.

Au reste, parce que le plus grand moyen de profiler en la vie spirituelle c'est la dévote confession , je vous la recommande , dit le même saint prélat. Pronei: garde pourtant que ce ne soit jamais par manière d'acquit, on par coutumet mai^tqujoups pour glorifier Dieu , vous unir à lui , et prendre force pour supporter les tentations et afllirlions, qui ne ipanquerpnt jamais en celte vie

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