‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 133 sur 450 · d*Uonnelet, qui va petit à petit ache · texte numérisé non relu

d*Uonnelet, qui va petit à petit ache

vant le petit reste de sa vie , a désiré que

je vous assurasse de son humble allecUoiL Surtout, je vous assure de la mienne « el vous souhaitant toute prospérité, je suis, monsieur, votre , etc.

Monsieur, j'ai loué Dieu , quand on m^ fait savoir de Lyon que vous étiez guéri d'une grande maladie avant que j*aie sa que vous en ayez été atteint. Dieu vout^ conserve , et je m*en réjouis avec madami* votre femme , de laquelle je suis de méins humble serviteur.

LETTRE CXCVni.

s. FRANÇOIS DE SALES, À UNB HAHB.

EYliortation à se Uvrcr i l'oralMn mtfiltlê.

tt Jnniêl iClL

Afadamc ma très-chère ûlle, je vousécri' vis avant-hier, seulement pour accomp»* gner ime lettre que la bonne mademoiselle N. envoyoit à M. votre mari, son frèrei mais j'aime bien mieux vous écrire maints> nant sur le sujet de votre lettre.

Tandis quo nos corps sont en douleur, il c.Ht malaisé d'élever nos cœurs à la con* sidération parfaite de la bonté de notre Seigneur ; cela n'appartient qu'à ceux qui , par de longues habitudes, ont leur esprit entièrement contourné du côté du ciel : mai» nous qui sommes encore trop tendres, noui avons des âmes qui se divertissent aisément au sentiment des travaux et douleurs du corps. C'est pourquoi ce n'est pas merveille si durant vos maladies, vous avez intermis l'usage do l'oraison intérieure : aussi en ce temps-là il suffit d'employer ces prières jaculatoires et sacrées aspirations ; car puisque le mal nous fait souvent soupirer il ne coûte rien de soupirer en Dieu , et à Dieu et pour Dieu , plutôt que de soupirer pour faire des plaintes inutiles.

Mais maintenant que Dieu vous a rendu votre santé , il faut bien , ma chère fîllc, re« prendre votre oraison , au moins pour de^ mi-heure le matin, et un quart d'heure \o soir avant souper : car, depuis qu'une foî^ notre Seigneur vous a donné le goût de C9 miel céleste , ce vous sera un grand repn^che si vous vous en dégoûtez , et mèmement puisqu'il vous l'a fait goûter avec beaucoup de facilité et de consolation , ainsi q«? jo me ressouviens fort bien que vous me l'a-

DE S. FRAllÇim DE SALES.

Ifl

ftt Wmé. Il f^t dMe biêtt pf&ïAte courage et De point permettre que les conversations, et cette vaine sujétion que nous fendons d ceux que nous hantons, vous priveht d'un si rare bien comme est celui de parler coeur à copur avdc soh Dieu.

Voua m'obligerez certes beaucoup de me dotiner un peu des nouvelles de voire ame : car la mienne Taime chèrcmetit, et ne se

S eut empêcher de désirer do savoir en quel tat elle se trouve t mais la variété des desseins que M. votre mari a eus de vous faire revenir Ici , et de vous faire demeurer aux champs , m*a retdtiu de vous en demander, taiteâ-môl donc ce bien , je vous en supplie, de m*écrire quelquefois , avec assurance

3ue je vous donne de toujours vous réponre, comme aussi de correspondre fldclement à Thonneur que vous me faites de me vouloir du bien , par Une tres-sincêre affection d votre service. Dieu soit à jamais au milieu de votre cœur, pour le remplir et féire abonder en son saint amour. Ce sont lés souhaits journaliers , madame ma chôro Allé, de votre, etd.

LËTtftE CXCIX.

9* nUKÇO» DB BALfiS^ A UNE DAMK DONT IL AVOrr NOMMÉ UN BNFAin* SUR LES FONTS DE BAPTÊME (4).

Le respect humain est blâmable en matière de re- Ufioa. Avis sur les sécheresses iotérieures.

I aiit 1611.

Je n'ai pas plus tôt Vu monsieur votre cher mari , que j*ai su son départ de cette Tiile. Cela a été cause , ma très-chere ûlle , que Je n'ai pu lui donner cette lettre, par laquelle je veux répondre , quoique couramment à mon accoutumée, aux dernières lettres que j'ai de vous.

Sans doute , ma très-chère Glle , il ne faut pas une autre fois rien rabattre des coutumes générales avec lesquelles nous proiessons notre sainte religion , pour la présence de ces bigearres huguenots, et il ne faut pas que notre bonne foi ait honte de comparoître devant leur afféterie. Il faut en cela marcher simplement et confidemnient.

pôÈ si grand (|clMl é*«i (Mille afflfe<*P ÉprH la repentance : car il ne fut ptts commia 6h une matière de commandement spécial , ni ne contient pas aucun désaveu de la vérité, mais seulement un indiscret respect ; et, pour le dire clairement, il n'y eut en oèla aucun péché mortel , ni , comme je penaë, vénielj ains une simple fhoideur prcMSédaflt de troublement et irrésolution; Detneurox donc en paix de ce éôté-lâ.

Quant au bon père dom 0(liltaum« de Sainte-Geneviève , il y a environ deux mois que ses supérieurs l^ont envoyé pour résider à Tolose.

Le père Galésius, à la vérité dire, est excellent, et fait merveilles pour établir des bonnes résolutions ; mais Je crains fort qu'il ne soit déjà attaché : toutetois m pourroit bien le faire traiter dextrement, et par même moyen lui faire entendre qu'on no l'inviU) qu'au seul exercioe de charité , et en lieu où il n*y a rien à gagner que lésâmes. Que si cela ne peut réussir, il nous faudra un peu considérer où dous pourrons donner de la main.

Le confesseur de Sainte-Catherine , père Antenne , prêcha il y a deux ans a la Roche, où il donna une fort grande satisfaction , et si il confesse ; et , comme je croie, il n'est encore point arrêté. Nous verrons donc un peu ce qui se pourra faire.

Ma très-chèroûlle, vous faites toiyoufa trop de considérations et d'examen poiir connoUre d'où les sécheresses vous arrivent : si elles arrivoient de vos fautes , encore ne faudroit-il pas s'en inquiéter , msiia avec une très-simple et douce humilité les rejeter, et puis vous remettre entre les mains de notre Seigneur , aûn qii'il vous en fit porter la peine, ou qu'il vous les pardonnât, selon qu'il lui plairoit. U ne faut pas être si curieuse que de vouloir savoir d'où procède la diversité des états de votre vie. Il faut être soumise à tout ce que Dieu ordonne.

lié bien, au demeurant, voilà donc le cher mari qui s'en va , ma chère ûlle , puisque sa condition et son humeur même le portent au désir dé paroi tre 6s oecsasions; il faut humblement recommander son dé-

Mais aussi le Déché eue vous fîtes n'est i P^^^ ®' ^" ^^^""^ ^ "°^^® Seigneur , avec Uais aussi le pecne que nous nies n est ^^^Qg^^g ^n sa miséricorde qu'il en dispo-

(1) CeUa daoM est probabUmeot U inéms à laquelle 1 «ato ô oq Q|||g arando idoirO«

LETTRES

quillement, ma très-chère fille, et soyez toujours tout à notre Seigneur, duquel de tout mon cœur je vous souhaite la trèssainte bénédiction , et à vos polîtes , mais particulièrement à ma chère bonne petite filleule , qu'on m*a dit être toute de sucre. La chère cousine est aux vendanges , et on me dit qu'elle se porte bien , comme fait madame de N. , qui , à mon avis, s'avance fort en Tamour de Dieu avec toutes ses sœurs. Votre, etc.

LETTRE ce.

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