‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 134 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES , A UNE DAME UABIÉE A UN SÉNATEUR · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES , A UNE DAME UABIÉE A UN SÉNATEUR

(Tiré* dn nontstère de St.-Nicolas do CbtrdooMt.)

11 Texhorie à se donner tout A Dieu, rassurant que c^est l'unique bonheur.

17 août 1611

Madame , le souvenir de vos vertus m'est si agréable, qu'il n*a pas besoin d'être nourri par la faveur de vos lettres ; elles TOUS acquièrent néanmoins une nouvelle obligation sur moi , puisque je reçois par icelles et beaucoup d'honneur et beaucoup de contentement, de voir que non-seulement vous avez réciproquement mémoire de moi, mais que vous l'avez agréablement, aussi n'en sauriez -vous conserver pour personne qui ait plus de sincère affection pour vous, à qui je souhaite continuellement devant notre Seigneur mille bénédictions , et celle-là sur toutes et pour toul(»s, que vous soyez toute parfaitement sienrh» : soyez-le, madame, de tout votre cœur, car c'est le grand, ains l'unique bonheur qui vous puisse arriver; et si , monsieur le sénateur n'en aura point de jalousie, puisque vous n'en serez pas moins sienne , et en recevra de l'utilité , puisque vous ne sauriez donner votre cœur à Dieu que le sien n'y soit engagé.

Je suis, madame , mais je suis de tout le mien votre , etc.

LETTRE Ca.

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