‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 153 sur 450 · LETTRE CCXLIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCXLIV

g. FnANQOIS DE SALES , A M. DESHATES.

(TIrtidB BDiiuUniIali vuuiliind* lariUtd* II«hO Il lui nundc 1i déplniair qu'il tiolt rtf ii <t« ce

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Monsieur, VOUS verrez, je m'assure, par la lettre que M. de Charmoisy vous écrit, comme dés le départ de M. de Charmoisy, ila reçu le déplaisirdesc voir comme banni de cette ville (1) par un exprès commandement que son altesse lui a fait do s'en relir«r et de ne plus y venir , sur l'impression

f ) VAUHT.

la plus fausse du monde, que M. de H^ mours a reçue de la part de quelques calomniateurs , que tes bastonnades doonéci au sieur Berthelot avoient été conseilléei parM.de Charmoisy, dont roondit sieur de Nemours a entrepris le ressentiment tf chaudement, que nous en sommes tarai étonnés.

Et peu s'en faut que l'un de mes Mm, chevalier de Malte , n'ait été ordonné i h prison , bien que tout le temps de la querelle il fût avec moi à Sales , seutement J parce qu'il est grand ami du sieur abbé de Talloires,el qu'il l'avoit fort visité après les bastonnades. Or néanmoins j'espère que dans peu dejours tout cela sepassen, et monseigneur de Nemours, selon »

bonté, sera marri d'avoir fait faire du nul à M. de Charmoisy, et d'en avoir désirti tant d'autres ses plus Tidèles et aflbctiOBnés serviteurs et sujets.

Hais cependant il faut que madame de Ctiarmoisy tienne bonne contenance, et»

fasse nulle sorte do plaintes qui puiaseiit venir à la connoissance de M. Jacot; vm que, lui parlant, elle témoigne unegrandi assurance que la bonté de son altesse, etde monseigneur de Nemours regardera bien- | tAt favorablement son mari , et sera offensé i contre ceux qui lui ont voulu procurer du (. mal. Ce que je vous dis , monsieur, parte i que vous pourriez mieux dire à cette bonna dame comme elle se devra comporter, que je ne snurois le lui écrire , bien que je lui ' en touche un mot.

Enlin tout notre carême s'est passé es notre pctilc ville à nous défendre prcsqne tous des calomnies qu'on jetoit indifférentment sur le tiers et le quart , A raison de ces misérables bastonnades. Eussé-je pasél^ mieux, si mon bonheur eût permis l'eSèt de votre volonté, et que j'eusse pr^chéen votre chaire,et joui de la douceur de votre conversation, etde la présence de M. notre évèque qui est làt

J'espèrodans le mois partir pour Turin , où je ferai tout ce qui me sera possible alio d'avoir ma liberté pour l'année suivante i car le désir du bien que j'atiends de voir© vue , et du rencontre de tant de gens d'honneur qui, pour votre considération, nie recevront en votre conversation , est eX' tréme dedans mon cœur. La volonté néao' moins de Dieu eo soit faite, et lui plslitf

vous combler de toute sainte et \ raie félidlé avec madame votre chère dic;ne com-

Cgneet tonte votre maison. C'est lo souit perpétuel , monsieur , de voire , etc. Monsieur, j'écris en sursaut; c'est pourquoi je ne vous envoie pas les papiers du compte fait entre mes frères et les agons de madame la duchesse de Mercœur, comme je ferai bientôt, puisquevolre bonté s'étend à vouloir en recevoir la peine.

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