‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 155 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES, A MADAME DE TAVERNAY · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES, A MADAME DE TAVERNAY

(Itaie da lacond monastère de la VUllaUon de la Tille de

Rennes.^

Qla remercie de son amiUé, etsouhaite des bénè-

dieiions à m flUeule» qui éiail tille de celte

dame»

IS Juin 161S.

Ua très-chère fille, ce n*est que pour

vous remercier bien simplement, que je vous écris ce billet, me sentant extrêmement obligé de quoi vous agréez si fort mes lettres , et l'affection que je porte à votre ame, à laquelle, en vérité, je souhaite toute sainte consolation et perfection.

Je fais un mot de réponse à la bonne mademoiselle Descrilles , puisqu'il vous plaît de l'envoyer.

La petite chère filleule, comme je pense, a quelque ressentiment secret de l'amour que je lui ai , puisqu'elle me chérit si fort. Dieu la rende si brave et si bonne, que vous en ayez le contentement que vous en devez espérer. Je suis de tout mon cœur et sans fin, ma tres-chère fille, votre, etc.

LETTRE CCXLVn.

s. FRANÇOIS DE SALES, A tfAD.UIE L'AOBESSB DU PniTS-D*OADE.

(Tirée da monastère de la VUluùun da PnlU-d'Orbe.)

Il lui fait déclarer ses intentions par madame de Chantai , et attend sa réponse parla même voie. Marque de son amiUé.

16 Jalllet 161S.

Ma très-chère sœur , ma fille , ce billet n'est que pottf vous avertir que notre bonne sœur de Chamtal est la meilleure et plus grande lettre que je vous puisse envoyer ; car elle vous peut dire toutes choses, et parler de mon cœur envers vous comme du sien mémo. Elle me rapportera dedans le sien tout ce que vous lui confierez. Je vous prie aussi de lui bien confier , car il y a si longtemps que je ne vois rien de votre cœur, que le mien en est mortifié.

Croyez bien cette chère sœur, surtout quand elle vous assurera que je suis plus parfaitement vôtre que chose du monde ; car je le suis en vérité. Je ne prie point sans j vous , je ne célèbre point sans vous ; et si , je ne le dis pas par vantance , car je m'y sens infiniment obligé.

Je salue toute notre chère troupe, toutes unies en notre Seigneur. Pour monsieurN., je ne sais s'il est là , je l'embrasse de cœar. Dieu soit à jamais au milieu de votre cœur , ma très-chère et bien-aimée fille à qui je suis tout dédié. Amen.

le

uvnriM

LETTRB CCXLTm.

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