LETTRE CCLXVII
s. FRANÇOIS DE SALES , A UiNfi ADBESSE.
Il la félicite de ce que l'exercice de l'oraison mentale a été introduit dans son monastère, parce
LETTRES
dé on désiré, assurefr^YOi»» madièreiOTi que vous et toutes nos filles trooverex to» jours mon ame ouverte et dédiée aa service des vôtres.
3. Mais tout cela sans cérémonies , sans artifices, d^autant encore que nos vocstiens soient différentes en rang, ce saint amour auquel nous aspirons nous égale et unit en lui.
Certes , ma très-chère sœur, et tous et vos filles êtes très-heureuses d*avoir enfia rencontré la veine de cette eau vivante qui rejaillit à la vie étemelle (4 )« et de vouloir en boire de la main de notre Seigneur, ao* quel, avec Ste Catherine de Gènes, et la bienheureuse mère Thérèse, il me semble que vous faites cette prière : Seignewr^ donnez-moi de cette eau (2).
Qu'à jamais cette bonté divine soit louée, qui lui-même s*cst rendu une source d*eaa vive au milieu de votre compagnie : car à ceux qui s'endorment à la très-sainte orai* son , notre Seigneur est une fontaine en laquelle on puise par Toraison l*cau de lavement, de réfrigère, de fertilité et de suavité.
Dieu sait, ma tres-chèresœur, quels sont les monastères èsquols ce saint exercice n'est point pratiqué ; Dieu sait quelle obéissance , quelle pauvreté et quelle chasteté y est observée devant les yeux de sa divine providence, et si les assemblées des fi!les no sont plus plutôt des compagnies de prisonnières que de vraies amoureuses de Jésus-Christ.
Mais nous n'avons pas tant besoin de considérer ce mal-là , que de peser au juste
que uos cela les trois vœux dercliKion nepeu'
Yentélre que mal gardés. Avantapesde la lecture
des œuvres de sainte Tbérèsc. Un bon conTes-
scur peut faire un grand bien dans une <x>iii-
muDauté.
Annecy, 18 août jei«.
Ma très-chère sœur, à cette première fois que jo vous écris , je veux vous dire deux ou trois mots de préface , qui puissent servir pour toutes les lettres que je vous enverrai désormais selon les occurrences.
4 . Que ni vous ni moi n'y fassions plus aucune préface ; car l'amour de Dieu que vous avez sera une préface envers vous ; et e (lésir que j'ai de l'avoir sera votre préface envers moi.
- «^ . , . . (1) Dlclt ad eammnllari Domine, daniblhaao