‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 189 sur 450 · UI · texte numérisé non relu

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prend son origine d'uu bienfait qui demeure es siècles des siècles.

Or, monseigneur , pour la perfection do cette bonne œuvre, votre altesse me commanda de procurer l'introduction des pères barnabites en ce lieu-là ; ce qui fut traité ce mois de septembre passé , par le moyen de la remise du prieuré de Contamine auxdits pères, pour l'entretenement dudit collège et autres exerciœs propres à leur vocation et à raffermissement de ce bon peuple en la religion.

Mais depuis sont survenues des diflicultés que nul ne peut vaincre , que la piété et le cœur invincible de votre altesse, laquelle je supplie en toute humilité de faire réussir ce très-bon et pieux projet, et même en considération du glorieux et bienheureux Amé, duquel la canonisation, que tout ce pays attend en grande dévotion , comblera bientèt de consola! î'n et bénédiction toute la sérénissime maison de votre altesse , et lequel prit naissance et fut élevé en ce lieu-là. Ainsi prié-je la divine Majesté qu'elle protège votre couronne, de laquelle je suis inOniment, monseigneur, très, etc.

LETTRE CCCXIIL

s. FRANÇOIS DE SALES, A LA MÈRE DS DALL0!f, RELIGIEUSE DE l'ADBATB DE SAINTE-CA- THERINE DE l'ordre DE QTEAUX , ET SA PARENTE (1).

Tirée de la rie de la mère Oalloii, par la P. J. GraaeL)

T«ra la noUd'arrlI 161t.

Ma fille, Dieu se sert du temps pour faire réussir les décrets de sa pro\idence. Je conçois Tesprit de madame Tabhesse ; elle ne fera pas la moitié des choses que sa répugnance de maintenant lui suggère. Nous ne sommes pas de môme humeur , elle et moi, mais je ne laisse pas d'espérer qu'elle ne quittera i^s tout à fait ma conduite , que j'essaierai de rendre bonne , douce et juste. Voyez-vous, ma fille , l'esprit humain

(1) Le» relisieases da monaatèra de Saloto-Caiherine. proche d*\anfC7, ordre de Clleaui. Mchanl qae cloq de leurs MBurs. el eotre autres la nière de ballun . travailloieiit, coDjointeriMot avec le Seiul el leur féneral. à la réforme de leur naUon. résolurent d'ôlrr a n>s duq religieuses toute comnaolratlon avec le saint prêtât, qui éioil leur éréque et leur dire<ieor. Elles obfhirrul à cet effet, de leur abiiesse. qu'elle leur déféudroU de lui parler qoand II vlcndrolt iliot elles, et da lui écrire. Cependant la mero de Ballon iruura niojen de lui faire aaf olr cette réeoluUoo par OM lettre , ai laqnaU* Il fl( eetUcépoBst.

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Urne 9èÊ flisês et son propre Jngpmpnt : ainsi il ncfautpas trouver étronge si on reçoit avec rontmdiction les conceptions d'autrui , quelque saintes qu'elles soient. Or sus, (iemeurcz en poix, soufTrez en paix , attendez en paix ; et Dieu, qui est le Dieu de paix, fera rt^ussir sa gloire au milieu de cette guerre humaine. Faites belle Aiois«:on pondant qu'il en est la saison , recueillez bien les bt^nédiclions des contntdictions ; vous proHioroz plus ainsi dans un jour , que vous no foriez en dix d'une autre saison. Dieu parlera pour ceux qui se taisent, et triomphera pour celles qui endureront, et il couronnera la paticuccd*un événement suiuluirc.

LETTBE CCCXIV.

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