FRANÇOIS' DB SALES , A LTfB SUPiUltEURB DE LA VISITATION
Dant les couvens de U Visitation U communication avrc le conr«*sseur extraordinaire doit être libre, mais sans affection ei sans dèiriiuenl de la réKie.
Paris, Il JiaTler 1619.
Ma très-chère fille , pour les points que vous me marquez , il ne faut nullement altérer la règle du confesseur extraordinaire , ni aussi étonner les sœurs infirmes qui ont a]ipétit d'avoir communication avec le confesseur extraordinaire plus souvent que quatre fois l'année , mais il faut que si les sœurs n*ont pas la confiance de demander à parler à lui , lui-même la doit avoir de demander à parler à elles quelquefois; et s'il ne l'avoit pas , il faut que vous la lui donniez , si c'est un père qui la puisse recevoir.
Car comme il faut pourvoir d'une juste liberté aux sœurs pour la communication , aussi les faut-il tenir dims la règle de la simplicité et humilité ; il n'est pas raisonnable que la foiblesse de quelques-unes fasse multiplier les confessions extraordi-
(I) 1«0D mes Tolontas, wd ina flat. Lva. c. xzii, t. 41 (t; nom patietor ?•• Icalarl sapra Id qaad polatUs. LCo%Ma- a.T-1^
naires à toute la congrégatioii» et mette m tristesse et ennui le pauvre ccnfetaear ordinaire.
Bref , si chaque sœur veut être libre de croire en ses appétits intéricurSy la sooniia* sion et liaison se perdra , et avec elle la congrégation ; do quoi Dieu noue vedlie garder ! Celles donc qui voudront commaniquer extraordintirement, qu'elles le lîM senten l'espritd'une douce liberté; qu'ella se confessent , s'il leur phtt , en oonunoaiquant , sans solliciter les autres au méma désir, et sans les forcer par menées à kl imitiT.
Ici nous tâchons à vaincre les tentatiois suscitées contre l'institution de la Viiilition, et espère que nous le ferons. DleufOH bénisse ! Votre très-humble, etc. (4}.
LETTRE CCCLXXXVIL
s. FRANÇOIS DE SALES , A LTfB AAIIB.
Le Saint la console sur la mort de son pén.
A Parif . le nardi salât, « anil IMi
Ma très-chère fille , si j'étois auprès de vous, je vous dirois bien plus de diosesqua je nen sa urois écrire , et si j'étois en on autre lieu, je vous écrirois plus amplement que je no puis faire en celui-ci. Ces quatre lignes partent de mon cœur , pour faire savoir au vôtre que si je ne l'ai visité de présence en son aflliction, ç*a été, je vois
(1) Voici , pour réclalrvlaaeiiient da ctUa ItUrt. la m article des cookiliuliont de» Fillea de la Tl«luUoa M Sainte-Marie , qal a pour titre : De$ CottfwtêtOM !•■ traordmaireê :
B Quatre fol» l'année, environ do trota nols ai USh
• mol», la lop^rirare demandera k l'éféqua oa sa fm* » spirituel un coure<iseur extraordinalra . hoaoM Mis » conditionné, auquel toutes les scaura, al elle aassl,!! » ronfesseronL
» Quand quelqu'une désirera se conraaieff , oa eoBMfV » de sa conscience arec quelques personne» blea rarfS> » nues et de bonnes condition», la aupérienra le ptrwiUn m volontiers, san» s'enquérir do fojet pour ieqael iell«caa> » férenre ou confession eut demandée. Mais poartaal.il » la aupérienre Toyolt quelque «cour requérir auivaall
> ronfèrence ou confeMlou. spedaleineol al e'catafscl » même confesseur, elle en avertira la père apirllad,]
• aveu son avis, pourvoir dcktrement à ce qiM lasalalal-
• berté de la aalnie confession et conférence ordaaaéS
> pi*ur le bien ai la plus frande pureté, coMolâtioa tl
• trauqnilllié de» aroes. ne voit convertie en qaelqBca la^
> utions secrèira de présomption, ou d'aversioi «ii eea* » fesaeors ordinaires, ou enlln de sinialarllé et valais la*
• cliuations aaz personnes.
m En cas que quelque personne de qvalité (reqalfB)
> pa»»at, de la couférenie duquel la aupérteora couil
• que les sœurs pourroient tirer da rédlfleatioa. efla
• pourra, al bon lui semble, le faire laviter à cala, el
• permatlra aui aaaara da lai parlar ea eottfi
DE S. FRjUfÇOIS DE 5.VLES.
Mare, d^lM affection gronde et avec beau- BOdp de MDtiinens.
Hais enfîn ce pire est trépassé, en sorta pe si la foi de la vie élcrncllo règne en nos ■priis, comme elle doit, nous devons être pandemeot coosolAs. Petit à petit Dieu uns eàvredes comentemens de ce monde.
[) ma trè»<bère fille , il Tiiut donc plus arlonmetit aitpirer à ceux de l'immortiililé, iBBir nos cœurs élevés au ciel où sont nos prétentions , et où nous avons mestaui une pude partie des âmes que nous cbéris- ■MB le pins.
Qu'à jamais soit béni le nom de notre Seigneur, et que son amour vive et règne n milieu de nos amesl La mienne salue owdialement la vdtre, et suis, ma trës- (feère fille , très^rfailement vdtre , etc.
LCTTBB CCCLXXXVUL
ILBS, AunKDAMM.
«■ MHMin U II VlilUlKn d« la lUK < lUoM Mjal que t« précédants.
3 et bien-aimée Rlle en Jésus- Christ , voici qu'enfin l'heure dernière de V. le comte votre père est sonnée en l'iioriDge de la providence divine , pour retour- ■er en la main de son Créateur. Il est lieunuiement trépassé, puisqu'après avoir reçu le bénéfice de l'absolution de ses pédiés au sacrement de la pénitence, et la ainte communion quinze ou vingt jours devant son trépas , il en fit depui.i une autre, et continua presque tous les jours à se confesser, selon quo ses fautes lui reve- BOient en mémoire.
n me voulut voir et communiquer la fafODqu'il jugeoit la meilleure pour assurer n conscience ; et certes , depuis que je ren vUilé , il me parloil avec un amour lont plein de respect qu'il porioit à la dipiU de laquelle jo suis chargé, quoique wigM ; en quoi il montroit bien sa piété M religion.
ILnte tendoit la main, la tète découverte, dnaandant la bénédiction ; et comme lo knps approcboit de lui donner le saint Tialique , on voulut que je l'y disposasse , tcnme jo lu ; en sorte qu'il le reçut de ma atin, d'un désir de dévotion admirable , et laiKlIsi)U'îl eut l'usage de ses aentimens.
il montra d'avoii' toujours son cœur en Dieu. Bref, quoique je Veuix vu fort [xa d'iieures devant son décès , je no me trouvai toutefois présent quand il ren Jit l'ame; ce fut mon frère qui eut ce t>anhuur de lia t donner la dernière bénédiction. Je vous ai voulu écrire ceci , estimant que la conclusion de S. Paul est bonne À ce propos : ConsoUz-vinu donc en ce» parviet ((); que cette conaolution est suSlûinte aux enfans de Dieu , que les morts aient reçu les remèdes efficaces de la sainte Ëj^lise devant que de mourir, et j'ajoute pour vous la consolation du glorieux S. François, que, n'ayant meshuy do |>èrc temporel , vous puissiez d'autant plus libremeol dire: /Votre Pire qui éle* aux eieux (3) , au nom duquel père céleste j'ai commencé de vous appeler ma nilc bien-alniée. Je lo prie de vous combler de ses saintes bénédictions, et suis à jamais, madame, votre trto* humble , etc.
LETIRB CCCLXXXIX.
maiideeniuila uu« iITaict p«ra<>iiiielle.
Parth 11 hJ Ut*.
Monsieur, répondant à la dernière lettre que vous avez pris la peine de m'écrire , je vous dirai que je n'ai rien oublié de tout ce que j'ai pu pour servir le p:iuvre M. le coUalérul de Quoex en sou allliction. Hais, â ce que je vois, mes remontrances et sup> plications ont été charmées par quelque esprit contraire, la force duquel Dieu a permis avoir été plus grande. Ue dire d'uù ce malheur m'est arrivé , je ne le puii qu'en devinant. Les tribulations ne seroient pas tribulations si elles n'allligeoient ; et les serviteurs deDieu n'en sont guère exemt>t3, leur bonheur est ré:>ervé pour la vie future : et néanmoins j'espère quo le coup que M. le collatéral recevra ne sera pas ai grand comme l'appréhension. Monseigneur le duo de Nemours écrit à meitsieurs :ies oOtciart qu'iU lui donnent avis sur la demande que
LETTIiES
Je fais des protocoles(1 )du châtelain Musici, que M. Bathellis a pris et gardés ]usqu*à présent de son autorité. Je vous prie- do prendre la peine de les instruire de mon droit , comme encore de ne vous lasser pas à bien conduire par vos avis Taflaire que J'ai avec M. de Marcossey. Je suis cependant , do tout mon cœur, monsieur, votre , elc»
LETTRE CCCXG.