‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 25 sur 450 · LB CARDINAL ALDOBRANDIN, AU NONCE APOS- TOLIQUE, ARCHEVÊQUE DE BARY · texte numérisé non relu

LB CARDINAL ALDOBRANDIN, AU NONCE APOS- TOLIQUE, ARCHEVÊQUE DE BARY

(Tirée d« U vie du Saint, par Cb.-Aiif . de Sales.)

I loi mande que le remède pour les usures proposé ptr S. François étoit agréé du pape, et qu'il lai étoit permis d'en faire usage.

18 avril 1600.

Propositum à praeposito Ecclesiae Gebennensis ad mundandas Tunonensium conscientias, usuris illac[ueatas, remedium sanctissimo domino nostro minime displiniit Ait praepositus rcctè futurum , si die une vel pluribus solemnibus , quibus promulgarentur plenarisB indulgentiae, cohortatione etiam cœnpelierentur fidèles omnes, ut sibi invicem usuras quascumque absoluto dono dimilterent, et hujusmodi dimissio posteà à confessariis procuraretur. Non displicet, inquam, suae sanctitati remedium : quamobrem dat tibi et concedit auctoritatem etfacultatem omnimodam,uti Ui illud applices. Credo aulem bis meis, etaliis(4), ejusdem prœpositi satisfactum iri desideno, et ardenti juvandarum animarum studio. Eum sanë sua beatitudo ^dè laudavit. Vale etdiù vive.

Le remède proposé par le prévôt do l'Église de Genève, pour nettoyer les consciences des peuples de Thonon de leurs usures, n'a point déplu à notre saint-père. Le sieur prévôt dit que ce serait une trèsbonne cbose, si, à quelque jour solennel, ou même plusieurs, où Ton publieroit les indulgences plénieres, on exhortoit les fidèles de se remettre toutes les usures qu'ils ont contractées les uns envers les autres par un pur don , et si cette remise était ensuite procurée avec soin par les confesseurs. Cela, dis-je, agrée à sa sainteté; c'est pourquoi elle vous donne tout )K)uvoir et autorité de le mettre en usage. Je crois que ledit sieur prévôt verra son désir et son zèle très-urdent pour le

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salut des âmes satisfait par ces présentes et par les autres. C'est la vérité que sa Si-^ i n t(M é en a fait un très-grand éloge. Adieu, vivez longtemps.

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