‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 267 sur 450 · FRANÇOIS OB SALES, A UlfB DAO · texte numérisé non relu

FRANÇOIS OB SALES, A UlfB DAO

Le Saint la console sur sa siérililé, en loi dlsni qu'en cet état on n'est pas moins «grédile I Dieu qae dans celui de la fécondllé.

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L'une et l'autre pensée est bonne, mi très-chère ûlle : puisque vous avez toil donné à Dieu, vous ne devez rien chercha en vous que lui, qui est sans doute luimême le contre-échange du mauvais petil tout que vous lui avez donné. 0 comnx cela agrandira votre courage, et vous fera marcher confidcmment et simplement ! et c'est bien fait de penser toutefois que votre stérilité vient de votre défaut , sans néanmoins vous amuser à rechercher qod est ce défaut , car cela vous fera marcher en humilité. Pensez-vous, ma très-chère fille, que Sara, Rebecca, Rachel, ÀDoe, mère de Samuel ; sainte Anne, mère dcKo- Ire-Dame, et sainte Elisabeth, furentmoias agréables à Dieu quand elles étoient stériles que quand elles furent fertilisées? Il faut aller fidèlement au chemin de notre Scij;neur, et demeurer en piiix autant en l'hiver de la stérilité qu'en Tautomne de fertilité.

Nos sœurs sont consolées sur Tespéraiioe de la paix : eUes le doivent être encore plus en la parole de l'époux céleste , qui conserve les siens comme la prunelle de ses yeux. S. Jérôme dit à une fille de ses dévotes : Celui n^a besoin de planche, qui marche dessus la terre ; celui w'a heaoin de toit , qui est couvert du ciel. Dieu, qui fait des maisons aux escargots et aux tortues, qui ne pensent jx^inl en lui et ne chantent jx^int ses louanges, laisserat-il ses servantes a>Minblées pour ses louan^res sans monaslèros? Ma fille, je suis de plus en plus tout à fait votre tiéêhumble , etc.

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