LETTRE DL
s. FRANÇOIS DB SALES , A ON SUPÉRIEUB d'une COMMUNAUTÉ.
Negat indolgentias, maxime cum eleeraosynii çorrogandis conjunctas, proroulgari debere,nis: de earum concessione liquidd constet.
Accepimus litteras nomine dominationia vestrœ nobis datas , quibus postulabatur uf eleemosynas fîdelium in nostrâ diœcesi colligere , indulgentias publicare , et confratcmitati domûs vestrœ utriusque sexûs catholicos adscriberc procuratori vestro liceret.
Nos, pro domûs vestne famà, et longé
tCTTRKS
aîffrque diff\i$^> splendorc , litti^ras quîdcm amriiter scriptns , amanlissimè vidimus et I)crspoximu5 , npque sine magnû quâdnm animi propcnâiono id proeslnndi qiiod petebatur.
Verùm cùm ad rem ventum est , ubi ab 00 qui littcras eus nttiilit postulatum Cî^t ut facullatis rerum domùs vesirx' gercndanim authenticum diploma , acbuliam , aut brève , vel transsumptum concessionià indult^entiarum proferret, respondit se mm Labere. At verô mull iim , révérende douii • ne, et jure canoniro , et decreto conrilii Trîdentini cautum est , ne quis ad indiilgentiarum publicationem , enrum ma\iniè qua> cum eleemosynarum collectione conjunctœ sunt, admittntur, nisi fidem faciat omni exceptione mî^jorem , de illarum coiicessiono.
Prudentia aut<?ni multis experimentis comprobata docet, non cuiiibet dicenti so nomino locorum piorum elecmosynas cnlligero dcbore crodcndum esse, aut roncedendum quod quairit : quà de ro non itù pridem ipsamct , sancta sedes nos peculiari curù monuit.
Quare doncc de potcstate hominis qui litteras attulit , et do conccssiono indulizentiarum nobis coiisLct , à rx)ller.tionc eleemosynarum et pubiicationo indult^t^ntiariii:! abstinendum dccrevimus ; imruti tanien <'.\ animo vestris adesse volis, domûsque \estraî comniodis , ubi ])er legum ecclesiat^ticaruni canones nobis licuerit.
Dominationem veslrum , id non «xquo tantùm, sed etiam liPto et consentieni" acccpluram animo crcdinius , nosque nihi- IominùsDeonpliniocommcndaluram,qu<iu et nos vicisslm faciaius.
Réponse à un al»l>é ou Mipèrii^ur do quelque riimiiiunautô, qui avoit prie lo Sninld<> fain^ puIiIkt dans son diocèse des indul^ieners cju'il disoit a\oir obtenues pour ceux qui ossislcroionlsa maison dans le l)0>oiii , et qui ne justifloil poini de la conression desdites indulî;enr»»8. I.c? Saint 8'excuse de les publier Jusqu'à ce (ju'il ail vu les bulles en bonnes Tunncs.
Monsieur, nous avons reçu la lettre qu'on nous a apportée d(î la part de votre si-ignourie, par Uupiello il nous pan)ît qin» vous demandez (ju'il soit permis à voire procureur de recuriilir des aumônes des iidèles dans n'iln» (liorof;e , de publier de-; indul!çence>i . et (renroler dans la confrérie
de voire maison des cattioUqiNt lit I*vb d de Tautre sexe.
Quant À nous , pour Tamour de ^potn communaut4^ , et à cause de la bonne odeor quVllD répand de toutes parts , nous avons reçu de très-bon cœur, et lu avec grand plaisir, cette lettre pleine d*affectkn,et nous nous sommes sentis portés à faire ea quVlle requéroit de nous.
Cependant, quand on est venu à l'exécution , et que Ton a demandé à celui qui s'es! dit chargé de vos dépêches, la bulle de concession des indulgences, et un ténoip;nage authentique, par lequel il fttapparoîtrc do sa commission et du besoin où se trouve votre maison , il a répondu qa'il n*étoit point muni de ces pièces. Or, Ueit défendu exprossément par la droit caooB, et par un décret du concile de Trente, i toutes personnes , de publier des indôlgencos, principalement celles qui sont jointes k la requête des aumônes , sans avoir préalablement vu un témoignage irréfngable de la concession desdites indulgences.
La pnidcnco même , fbndée sur l'eipérience journalière , nous dicte qu'il ne font point ajouter foi au premier venu , qui dit avoir commission de recueillir des aumônes pour les lieux consacrés par la piété, ni l«^s autoriser en aucune façon; c'est d6 quoi le suint-siége nous a avertis particolièrement depuis |)eu.
C*cst pourquoi, jusqu'à ce que doqs soyons mieux i nformés et assurés de la coomission du ]X)rtcur de In lettre, et de la concession des indulgences en questioo, nous avons sursis leur publication et la <|uùtx» des aumônes, à la réserve toutefois cl dans rintention de satisfaire vos désirs, et de prêter la main au soulagement de vnlre maison, aussiti^t que les loisdel'É- •4liso nous permettront de le faire.
Je m'assure que votre seigneurie nonï^eulement ne sera point fàchéo de la mani(To dont nous agissons, mais méoi^ qu'elle recevra avec plaisir et de bon cœur notre réponse; et de plus, qu'elle ne refii^^era pas do se souvenir do nous daib ses prières, ainsi que nous en usons envers elle.
J'ai riionneur d'être , monsieur, votre, '