‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 300 sur 450 · LETTRE DLII · texte numérisé non relu

LETTRE DLII

t. ntAIIQOia DB SALES > AU PÈRB AIRAND,

UCTKDR pu COLLEGE DE LA COMPAGNIE DE JtSUS, A BQLE , C0TIDI8C1PLE DC SAIRT. *

(TIfé* di| i»oiiutte« 4o U TlUe <rAiiKtfs.) Témoignages d'amitié.

Mon révérend père , j'ai reçu en Beauce l'honneur de la lettre que M. Favreau et M. Dathame me rendirent de votre part ; CBT, outre la douceur que je prends à me

ramentevoif le t&mps auquc. i.oji^ étions compagnons d'école, vos mérites me font grandement estimer tous les témoignages qu'il vous plaît mè donner de votre bienveillance, laquelle je vous conjure de vou« loir bien me continuer par votre amitié , bien aise de savoir que vous soyez arrêté en notre voisinage , sous l'espérance que par ce moyen il se pourra bien faire que j'aie encore un jour le bonheur de vous revoir; et cependant je chérirai de tout mon cœur tout ce qu'il vous plaira de me commander, comme je /dis, le sujet d'avoir soin plus particulier de ces deux demoiselles, desquelles l'uae, mademoiselle Favreau, qui est déjà voilée, et l'autre lésera soudain que je serai de retour d*un voyage que je veux faire à Thonon ; et espère que l'une et l'autre donneront et recevront réciproquement de l'édification et consolation en la congrégation en laquelle elles ont été appelées, puisqu'à ce commencement Dieu leur en donne de si bonne heure. Plaise à la divine bonté de vous conserver et pros- |)érer de plus en plus en son saint service, et je suis de tout mon cœur, mon révérend père, votre, etc.

LETTRE DUU.

s. FRANÇOIS nBSAI«KS, A UN PRIEDB RÉGUUBa. Il l'exhorte i corriger deux religieux scandaleux.

Je souhaite tant le bien et le bonheur de votre monastère , que toutes les connoissances des choses contraires m'émeuvent et me donnent du ressentiment de zèle.

J'ai su que les sieurs N. et N. donnent tant de mauvaise odeur de leur jeunesse , qne la puanteur en est arrivée jusqu'au sénat, lequel s'en veut remuer, si leur amendement ne le prévient.

C'est à la vérité une honte bien grande pour vous, si les laïcs prennent la oonnoiftsance de la correction sur ceux du corps auquel on vous a donné pour chef : mais ce sera encore quelque sorte de reproche pour moi, qui vous y ai porté, si je ne sur veille pas à vous assister; et semblera! être coupable de tout ce qui s'y fera avec vous, bien qu'en vérité ni vous ni moi ne puissions pas tout empêcher.

Tout cela mis ensemble mo fait vous prier el exhorter de vouloir apporter tout

LETTRES

le soin et Pordrt que vous pourrez pour réduire ces jeunes gens sur le train de leur devoir, et de me donner avis de leur état, afin que je puisse rendre témoignage do votre diligence comme de la mienne , et contenter ma conscience, laquelle me pressera par après à prendre d'autres expédients, si votre prudence, vigilance et justice, ne sufQt pas à la résipiscence de ces discoles, desquels j'admire d*autant plus la dissolution , que leur naissance les devroit porter à la poursuite des vertus et de la piété conforme à leur vocation. L*àge lésa pu couvrir jusqu'à présent; mais la continuation les rend meshui inexcusables. Vous savez comme et combien tendrement je vous aime , et particulièrement; ce qui me fait croire que vous prendrez cet avertissement aussi doucement qu'avec trèsgrande aiïeclion je vous fais la remontrance , pour le bien de la maison où notre Seigneur vous conserve, et laquelle il veuille rendre si pleine do sainteté, que je sais que vous le souhaitez avec moi, qui suis votre, etc.

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