‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 302 sur 450 · LETTRE DLV · texte numérisé non relu

LETTRE DLV

s. FRANÇOIS DE SALES, A MADAME OB CIIANTAL

Profonde pAix do Saint parmi les ilEiiref; iMiqn de son humilité. Charge épiscopale Mjeticà II vanité : la(^ixen esile remède. Avantage d'être au pied de ta croix. Le cœur de Jésuf-Chrii; retraite de i'ame. Le Saint permet aux danei des récréations innocentes, soai le nom de hall. Il annonce qu'il va travailler an TrëUi 4i rAnumr de Dieu, dont il fait résolution di graver les sentimens dans son cœur, etc.

Non, ma très-chère fille, je n'ai nouvdles de vous il y a trois mois bien entien; et si , je ne puis croire que vous ne m'en ayez envoyé. Plus elles arrêtent, plus je les souhaite bonnes. Je le confesse, mon cœur m'importune un peu pour ce regard ; maÎB je lui pardonne ces petites ardeurs; car il est paternel, et plus que paternel. Croirei^ vous bien ce que je vous vais dire? J'ai, il y a quelque temps , le petit livre de la Présence de Dieu : c'est un petit ouvrage, mais je n'ai encore su le lire entièrement, pour vous en diro ce que je pense pour votre service. Il n'est pas croyable comme je suis tracassé deçà et delà par les affaires; mais, ma chère fille, vous vom troublerez si je n'ajoute que néanmoins, grâces à mon Dieu , mon pauvre et chétif cœur n'eut jamais plus de repos, ni de volonté d'aimer sa divine majesté, de laquelle je sens une spéciale assistance pour ce re* gard.

0 ma très-chère fille I que vous me fîtes un jour grand plaisir de me recommander la sainte humilité ! car, savez-vous, quand le vent s'enferme dedans nos vallées, entre nos montagnes, il ternit les petites fleurs et déracine les arbres; et moi, qui suis logé un peu bien haut en cette charge d'évêquc, j'en reçois plus d'incommodités. 0 Seigneur, sauvez-nous (4); commandei à ces vents de vanité , et une grande u^n*

(1) AKendeote Jesa In navicuIam.McoU nul eoail» cipull ejus : et ecre ooiui uia^Dus faciat est la mari .. Ipse Tcro dormiebat. Et accesscroni ad eom dUcipal ejas, et autcliaverunt eum diceotea : Iiomlae, salva mi périmas : Tune surgeni imperavU renlls «t inari, • •eta est tranquillilus nafna. Mattr.. c viir, v. tlsiMf

era. Tenez-vous bien ferme, et . étroitement ce pied de la saie notre Seigneur; la pluie qui toutes parts abat bien le vent, qu'il soit. Quand j'y suis quelsu J que mon ame est à recoi, et "Osée, rosine et vermeille, lui uavités ! mais je n'en suis pas n pas que le vent recommence.

3 où vous serez ce carême se- ; selon l'esprit, je crois que vous la caverne de la tou^rterelle, et ce de notre cher Sauveur : je n'essayer d'y être souvent avec par sa souveraine bonté nous grâce ! Hier je vous vis, ce me le , voyant le côté de notre Sci- 3rt, vous vouliez prendre son le mettre dans le vôtre, comme is un petit royaume ; et bien soit plus grand que le vôtre, si le raccourciroit p)our s'y accom- 3 ce Seigneur est bon, ma trèsque son cœur est aimable I deen ce saint domicile ; que ce .oujours dans nos cœurs, que ce )nne toujours dans les veines de

lis content que nous ayons reailes à carême-prenant en cette [u'on ne le connoisse presque es congratulations en fis-je di- Don cher peuple , qui étoit venu eitraordinaire pour omr le sersoir, et qui avoit rompu toute m pour venir à moi! Cela me )rt, et que toutes nos dames mmunié le matin , et qu'elles itreprendre de faire des bals(1) ider licence : et je ne leur suis car il ne le failoit pas, puisit si bonnes avec grande dévo-

mettre la main au livre de VA' )ieu , et m'essaierai d'en écrire mon cœur comme je ferai sur le y^ez toute à Dieu ; j'espère tous lus en lui que nous ferons beau- >tre dessein de vie. Mon Dieu !

«t ptoMT qnell* sorte de baU le Saiat per- I le Jour même qn'eUet ont commuoié. S'il* l'espèce de ceuid'aoJoard*taal, II ne les eût • pemU. Ainsi ou ne peat rieo Inférer dn NU- M permettre le 1m1 IndlOéreouMBl, f*!! '■1, MlldtBf tont totre tempe.

ma très-chère fille , que je sens tendrement et ardemment le bien et le lion sacré de notre sainte unité t J'ai fait un sermon ce matin tout de flammes, car je l'ai bien connu , il vous le faut dire à vous. Mon Dieu 1 que je vous souhaite de bénédictions! mais vous ne sauriez pas croire comme je suis pressé à l'autel de vous recommander plus que jamais à notre Seigneur. Qu'ai-je à vous ^ dire davantage , sinon que nous vivions.' d'une vie toute morte, et que nous mourions d'une mort toute vive et vivifiante en la vie et en la mort de notre Seigneur, en qui je suis votre , etc.

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