FRANÇOIS DE SALES, A UNE BUPÉaiBQIl^ DB LA VISITATION
11 faut demeurtf en paii en la dispoailtoi da la providence divine, sans faire trop de réfleiioBa •ur notre ineaptelié.
Que dirai-je à cette chère fille , qui m'est
(1) Miserere uicl , DodIm, qaonlaai ioflrinaf nm, PS. fi,t. Ib
ai fort à ocenr! Vhm Umte m notre Sei- 1 gneur, ma trèft-chère fiDe; et croyez que pour Idi la aainte amitié que Je yoos ponte vit fort entièrement et immortellement en mon esprit. Qa'à jamais pniiBsiona-noiis périr en noua-mèines, pour nous retrouver toiia en notre Seigneur I
Or ans , voua avez vu que la divine providence a bien disposé , et très-favorablement pour vous, sur la réception de mademoiseUetS. Si cette même providence établit une maison à N., die vous fera voir de même que nous ne savons guère , et quo notice prudence doit demeurer doucement enpaix, et foire hommage à la divine disposition 9ti< /M toiil rÀiMirisii kieàdet «font (4). Ok! fna «ai eogHatiom êotU êigériiiUeêd0ênâireêf§ii$êvoi€êimcot^ iHMi â iiof aantfMdftf (2) I
Ncm » ne craignez pas que vos sentimens me fassent rien foire; car encore que je vous diérîs très'parfoltement toutes, si est-ce que je sais bien que vos sentimens ne sont pas vous-mêmes , encore qu'ils soient ^ vous. Je vous ai asses bien entendue sur votre oraison ; ne vous mettes pdnt sur Tenuken ponitilleuz de ce que vous y faites ; ce que Je vous dis suffira pour le présent
Demeurez en paix, ne permettez plus tant à votre esprit de faire des reflexions sur votre misère et sur votre capacité , car à quoi est bon tout cela? Dépendez-vous pas de la providence de Dieu en tout et partout? Or celui qui habite dam le s^aur du Sei(fneur demeurera en êa protection (3). N'épiez pas si parfoitement les sentimens de votre ame ; méprisez-les , ne ks craignez point , et relevez souvent votre coeur en une absolue confiance en celui qui vous a appelée dans le sein de sa dileotion.
(1) SetaM «aoBlui 4iU|«Btttai Bam ourfa cooptnuitiir In iMiauB lit qui Mcaidtw prvpiMltia Tocati Mit
MDOti. Roa., 0. VIII. T. it.
(t) Non Mlm ooKlUUoBM nta eoflutlooM TMin» ; «•(|M Tla TMir» Tta BM» , dlclt aonlsM t qala slest •xalUntor oall à tarrt, fie «xtiuia raot t1« ■•• à Tlt« TMtrta, tt cofiUttoMi nta à coffluUonlbM fMirii. to., I. 0. T, T. • tt f .
0 tlUtudo dlTlUanv MptoaUa «t ictoatte Otli qoàn la«onprek«MlbHUi tant J«dieltit)w. «t InvMllfabilct via a)«t Qalt Mlai eogttOTlt mbmbi Doaliilt tatqvlt eo»aUl«riM«JiM fnll» nos., o. xi, t. M.
(I) Qil hablUt la •4Jntm>lo AlUntel, ta fraltottoM atl Mrti comaoraMtir. Ft. sa.
LETTRE DXCVIL .. .
n BO Ciit pai race? oir à It CMipémt Dm MfftiaskNB da
Qu'on ne reçoive pas avant Fiti à celles que les pères capudna pra il y a moins de hasard , raroe qo>iij quitte, les gardant quelque temps habits mondains ; et cela tîendri première vue.
Je disois , quant aux sorties à| naires, qu'il y falloit enfermer tii des proches parens malades de ma conséquence, la visite des églises è généraux , et de venir à certains célèbres , comme de la Passion , i autres occurrences que la congrégi sœurs , avec l'avis du père spiritue roit dignes de sortir pour quelques charité, comme d'idter visiter qm signe bienfaitrice et amie.
LETTRE DXGVm.
s. PBANÇOU ni SAtBS, À UNB SUPi DB LA. VISrrATlQII.
Les religientet de U Visitation peu?) eoirer ches elles leurs bienCiitrioes, doiveoi point en hennir les SUes qi failli , se repentent Térilablemenl.
Je ne trouve nul inconvénient q çoive madame de N., et telle autre triée, surtout quand elles ne veul< sortir du monastère ; ou que du mo en veulent sortir peu souvent; cela il n'y a rien de contraire à séance.
Je ne crois pas que les monastèr Visitation doivent éconduire toutes repentantes. U faut modérer la pi par la douceur, et la douceur par dence ; il y a quelquefois tant à gs âmes pénitentes , qu'on ne leur d refuser.
Il me semble que les balustres être à la grille du chœur tonune à< parloir.
Je pense qu'oui , ma très-chère qu'il faudra dire qu'avec un peu de 1 pourra pourvoir à Marseille.
Nos sœurs vous auront écni qu envoyé des sœurs à Relley, et je i
peu de temps il en faudra pour
e la duchesae de Mantoue a de isirs pour l'avancement de notre i.c'est une très-digne priûcesseï irs aussi.
KBur N. m'écrivit que quelques B , bonnes servantes de Dieu , la it à découvert. Je lui ai écrit un 'elle demeure en paii. Je ne laia- BJs sortir de mon esprit, Dieu aifi maxime , « qu'il no faut nulleivre selon la prudence humaine , lOD la foi de l'Ëvangile. Ne vous n point, mes très-chers (1), dit I. Il faut combattre le mal par le I, l'aigreur par la douceur, et do-
»mmettez jamais cette faute, de la sainteté d'un ordre ni d'une pourlafaulequis')' commet sous 'un zèle immodéré. Ma très-chère eu soit à jamais votre unique di-
LETTRE DXCIX.
s-chère mère , je vois des gens de li pensent grandement, et jugent ra que les monastères soient sous des ordinaires, à la vieille mode iresque par toute l'Italie , ou sous des reiigieuï, selon l'usage introït y a quatre ou cinq cents ans, )resque en toute la France. Pour très-chère mère , je vous confesse ent que je ne puis me ranger pour t à l'opinion de ceux qui veulent lonasiéres des filles soîentsoumia ieus , et surtout de même ordre , m cela l'instinct du saint-siége, peut bonnemcntle faire, empêche mission. Ce n'est pas que cela ne ît et ne se fasse encore à présent ent en plusieurs lieux , mais c'est it encore plus louable s'il se faisoit
autrement : but quoy il y auroit plusieurs choses â dire.
De plus, il me semble qu'il n'y a non plus d'incon venions que le pape exempte les filles d'un institut de la juridiction des religieux damème institut , qu'il y en a eu à exempter les monastères de lajuridictioD ordinaire , qui avoit une si excellente origine et une si longue possession.
Etenfînil me semble que véritablement le pape a soumis en effet ces bonnes religieuses de France au gouvernement de ces messieurs; et m'est avis que ces bonnes filles ne savent ce qu'elles veulent , si elles veulent attirer sur elles la supériorité des religieux, lesquels, à la vérité, sont des excellens serviteurs de Dieu; maisc'estune chose toujours dure pour les filles, que d'être gouvernées par les ordres , qui ont coutume de leur Ater la sainte liberté de l'esprit. 0 ma très-chère mère 1 je salue votre cœur qui m'est précieux comme le mien propre. Vive Jésus.