FIAIfÇOIS DE SALES, A U2fB RELIGIEUSE DB LA VISITATION
Paix iatérieare, aUe de rbumilité, firoit de la profession religieuse.
Je le confesse aussi de ma part , ma trcschère fille; ce me seroit de la consolation très-douce de voir un peu clair dedans votre cœur , que j'ai aimé à tâtons , et sur la foi de mon bon ange. Vous devez travailler à la conquête de la très-sainte bmnilité, que le monde ne peut connoitre, non plus que la paix qu'elle nous donne.
Je me réjouis de quoi vous êtes toute professe. 0 que Dieu soit béni de quoi il vous a tant aimée l car je ne doale point qu'avec la grâce de la profession il ne vous ait donné la grandeur du courage , l'appréhension vive de la sainte éternité , Tamour de la sacrée humilité , et la douceur de Tamour de sa divine bonté, requis à Ispi^ti- que parfaite de la profession. |
Quelles chimères de nouvelles! moi,' qu'on m'ait voulu tuer I Les bons ne ne tueront pas , perce qu'ils sont bons ; ni les mauvais , perce que je ne suis pas km. Ce n'a rien été qu'une foible ombre d'attaque qui parut en mou logis. 0 M» Ms-dièro
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fille ! vWfli tout au Dieu , el pour son 6ter> Dilé. Je TOUS salue , ma tr6s-chëre grande fille , avec la dilection que , comme je crois, TOUS savez que mon cœur a pour le vôtre , et suis votre , etc.
LEITBE DCXXTII.
Il n'y a point de danger en ce qui vous est arriva , puisque vous le commuoiquez ; mais notez, ma très-chcrc KUc, que Dieu a commence ses visitations en votre ame , sur le sentiment el l'exercice de la petitesse , bassesse et humilité , pour approuver l'avis qui vous e.^t donné de bien voua réduire à ce point, et d'être vraiment une petite nile \ jo dis toute petite en vos yeux, en vos exercices , L-n obéissance , naïveté , et abjection de vous-même ; petite , et un vrai enfant, qui no cache ni son bien ni son
il à son père , a sa mère C'e?t en attendant que nous en parlions plus ample mon t. Dieu soit toujours au milieu de votre cœur, ma très-chère fille !
LETTRE DCXXIV.
a. FRANÇOIS DE SALES, A UNE BBLIGIBOSE
Dieu veuille recevoir en sa main deitre votre esprit que vous lui préscnlcz , ma tr^s-chCre fille , et vous fasse saintement
(continuer à le servir en cette congrégation, A laquelle il lui a plu vous Taire entrer ! ' C'est à lui, ma très-chère fille , que vous { en devez le remerciement , qui vous y a I puissamment attirée, et a tourné les cœurs io ces chères sœurs devers le vôtre , et le rôtre devers le leur . et tous ensemble devers la croix et sa mère trËs-sainle.
Vivez ainsi , ma très-chère fillo , demeurez en co point, etaimez cette sainte simplicité, humilité et iibjcclion, que la divine sagesse a tant estimée, qu'elle a laissé pour
un temps l'exercica ia m nyauté , pcnr pratiquer celui de la pauvreté et abiussemcntde soi-même , jusques au signe et période do la croix . oii sa mère ayant puisé cette affection , elle l'a répandue par après dans le cœur de toutes ses vraies Elles cl ser^'antes. Je suis parfaitement lont vôtre. Pour cela , ma très -chère fille , votre gkiirt soit à jamais en la croix de celui sans II croixdiiquelnousn'aurions jamais la gloire! A Dieu soyons-nous à jamais ! Amen.
LETTRE DCXXV.
La SiiDl l'en B*t« lie ht ter d'cDiratiU Vititaiin.
de notre bonnemère. Je vois que nous »Hnmes à la veille de votre arrivée : que heureuse puissc-t-elle élrc! c'est pourquoi je n"ajouie rien. Si ces bonnes dames \tit<iH vous parlent, dites-leur qu'ayant été ici, vous les avertirez de tout bien particulièrement , car il ne les faut émouvoir qu'extrêmement bien à propos , et après un peu d'agencement de notre dessein, pour lequel je viens bien de prier notre obère Dame ;)) et son S. Josi'ph.
Pour le premier livre que jo produirai , je suis tant engagé vers Bigaud {3). que je ne sais si je le pourrai donner à Dijon ; car j'ai déjà Tort lié ma liberté par ma promesse.
Or bien « venez , chère fille , venez es » montagnes (:i); Dieu vous y fasse \-oir B l'époux sacré qui tressaille es monts , et soulrepassc les collines, qui regarde par nies fenêlrcs, tf à travers la treille. Im B ames qu'il aime (i). < Ah I que cela fut bien chanté hier en noire église et dans mon cœur. Dieu ^it à jamais notre tout! jo suis en lui uniquement, etc.
DE S. FIUNÇOIS fiE SALES.
LETTRE DOtXVI.