FRANÇOIS DE SALES , A MADAME DES GRILLES , SA PARENTE
(ConserTèo dans le inona$t«re de la Vltitatloo de la ville
de la Flèche.)
Il lui donne avis qu'il a parlé à un de ses amis d'une afTaire qu'elle avoit arec lui pour des întcréis temporels. Il lui conseille de la terminer à l'amiable, par arbitres.
Voilà des lettres qui m'ont été rendues aujourd'hui , les unes venant de Chambéri, les autres venant de Bourgogne. Vous m'excuserez, s'il vous plaît, ma très-chère fille,
si celle de monsieur de est ouverte,
ça été sans malice quelconque que je l'ai fait.
Au demeurant, je parlai à M. de Traverncy assez longuement et doucement de vos affaires II me dit qu'à son avis vous \oi;s trompiez grandement en l'estime des bions (le feu monsieur votre père, et qu'il se tiouvcroit que vous auriez été proporliuiiiu'c Ircs-suflisamnient. Or la conclusion néanmoins fut qu'il se soumettroit à
ce qui en seroit avisé par tête arbitres pt amis que l'on jugeroit convenable de choisir pour vider les prétentions d'eux et de vous à l'amiable , qui est en somme le bon mot ; outre que vraiment il ne témoigna nullement de trouver maavais votre recherche. Mais à votre venue , qui sera peut-être bientôt, nous en parlerons plus amplement.
Cependant ayez toujours souvenance de la sainte tranquillité et douceur du cœor, et de la parfaite remise de nos affections en la sainte providence de Dieu, à laquelle je vous supplie me recommander, ma trèschère fille, comme votre plus humble parent et serviteur, etc.