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pliuienra n'approuvent pas qu'on écriveà c'eflt-â-dire aiment mieux qu'on s'accugo par cœur.
LeE confcssionB annuplles sont bien bonnes; car elles nous rappellent à laconsidéreiion de notre misAre, nous font reconnoltre ai noDS avançons ou reculons , et nous font rafraîchir plus vivement nos bons propos : mais il les Faut faire sens inquiétude et scrupule, non tant pour être absoute que pourâlre encouragée; et n'est pas requis de faire si exactement l'examen , mais seulement de gros en gros. Si vous les pouvez faire de la sorte , je vous les conseille ; si moins, je ne désire point que vous les fassiei.
Vous me demandei encore, ma chère sœur, un petit mémorial des vertus plus propres à une femme mariée ; mais do cela jen'en ai pas le loi8ir;unjour je vousen inellrfli quelque chose par écrit, car je désire de tout mon cœur de vous servir ; et bien queje sache que TOUS no manquez pas de bons conseils, a^ant ta communication que vous avci avec tant de saintes et savantes âmes , si est-ce que, puisque vous voulez encore le mien, je vous ledirai.
Quant à ramener ma sœur, ce ne sera pas si tôt, puisque ma mèro l'a laissée à notro madame l'abbcssc encore pour celte année. Voua faiU?« trop de faveur à celte petite cl vile créature do la désirer auprès de vous ; mais ma mûrcjugc que la vie des champs est plus propre pour les filles de ce pays que cellcdes viIles;cVst cela qui lui lit prendre résolution d'en importuner [itulât madame de Chantai que vous; et, pour moi, je vous tiens poursi amies vous df'ux,qu'avec laquelle quelle ?oil je croirai qu'elle sera encore avec l'autre.
Quelle consolation de savoir que do plus en plus M. votre mari reçoit de la douceur et suavité do votre société I C'est là une des verlusdcs femmes mariées, et c'est la seule queS.Paulinculqup(l).
Je vous supplie, ma chèro Site, ne me traitOE point avec cérémonie ; car je suis vôtre (oui siacèr«mcnt. Notre Sel teneur suit
jamais le e«ar, t'ame et la vie de us
cœursl Amen.
LETTRE DCCXU.
S. PUnÇOIS DE SALES, A DUE DEHOmtU.
iriBBiitUa qn'«ll> épramw p— r Mte witluiii,
Ifaderaoiselle, ce m'est tonjonra bien d« la consolation de savoir que votre eœarn vance en l'amour de notre Seîgneur.ooounR M. de N. m'en a asaoré, bien qu'il ne m'ca ail parié qu'en bloc, ne m'ayant particularisé qu'un désir que voua ares d'èlra rsligieuse. Le désir est bon, sans doute ; mù il faut que vous ne lui permettin pas de voua inquiéter, puisque pour le préHtl vous ne le pouvez pas réduire en tfal : ti notre Sauveur veut qu'il réusstaw, il l« procurera par des moyens conveaab)«, qu'il sait, et que nous ne savons paaeaint.
Hais cependant, faites bian la be»^ qui est devant vos yeux maintenant ;c'cMà-dire continuez à faire tout douameii vos exercices spirituels : rendex votn esprit et votf e cœur cent fuis le jour entra ta mains de Dieu, lui recommandant vsbi travail en toute sincérité : voyez qnellM occasions vous rencontrez tous les joan pour servir sa divine &lajcsté. soit poorrotre avancement, soit pour celui duprocbatD, et les em[)loyez fidèlement; car, *oy«vous, ma illle,,vous pouvez beaucoiip profiler, si vous aimez bien Dieu et a gloire.
Je sais que l'abandonncment de votn père vous afQige ; mais répétez souvent, el de cœur et do bouche, la parolo du ptphùle : Mon père et ma mêra m'oal à* laiisé, et le Seigneur m'a élevé à (oi(l> C'c-t unccroix, sans doute, à une fille, qui d'être ainsi abandonnée du secours éti hommes; mais c'est une croix très-sainte, et qui est lu plus propre pour gagner plus entièrement l'amour de Dieu. Il faut avoi: un grand courage en col heureux ameur divin, et une grande confiance surrassurance que nous avons que jamaisce r«le«Ie Épa» ne nianqui' aux anics qui espèrent en lui.,
Je vous envoie ù ce propos une pcli;!' croix nu milifudc laquelle il y n unosainir TliL-i'lo miiityro, à la vue de laquelle image
fOUs animerez à BovflHr beaucoup notre Seigneur Ce n'est pas pour i^ de yotre beau présent , mais seunt pour souvenance de l*amour affeoé que je porte à votre ame en notre leor, auquel je voua prie de me re< oander souvent, comme votre très-aset bien humble en notre sainte croix.
LETTRE DCCXIil.
FRANÇOIS DB SALES , A MADAIIB LA Pl^IDENTB BRTJLART.
du monaatère de U VlilUtlon de SalAt-Dente.)
reeommaBdd l'éducation de sa Jeune sœur.
Aaaeef , n Janiter 1M7.
idame ma très^ère sœur et fille bien* e , je m'en vais vous dire tout ce que urrai le plus vilement et brièvement e saurai, car je n*ai nul loisir, l'homme L de Sainte-Claire m'étant arrivé en mpe que je n*ai que ce soirpourécrire, nse, vingt lettres. Il vous tarde que sachiez de mes nouvelles : mais je ne penser à quoi il tient que vous n'en plus souvent; car j'écris à toutes cens, et mon affection n'en laisse pas 1er une seule, qu'elle ne me violente l'employer.
pauvre madame de Sainte-Claire et aari m'écrivent combien d'assurances itables ils reçoivent de vous : je m'en lis en Dieu, pour l'amour duquel je les ai recommandés, et vous le servez.
votre bon père m'écrit qu'afin que petite soBur n'oublie les exercices de tion, vous et madame de Yilers lui en s des répétitions et la conduisez : là* la, je lui dis deux ou trois mots de* afin qu'il lui plaise de le permettre, ril vous la remet pour l'avoir près de , je n'en serai que plus aise, puis- Ile ne sera pas moins auprès de lui, et plus près de vous et de mademoiselle ) fille, que je pense ne devoir être e plus âgée qu'elle. Vous voyez de le cérémonie j'use avec vous ; car je ne :ien qu'accepter.
lis quant à votre fille , l'ai-je jamais f Je crois que non, et qu'elle étoit avec 3ur de M. votre mari en un monastère, lant que j'étois à Dijon. Mais si je ne 388 vue encore, je la vois en esprit, et
l'honore et chéris comme toute mienne, en celui qui m'a rendu tout vôtre et tout sien. Sa lettre ressent à votre cœur et m'a beaucoup consolé; si c'est celle-là de laquelle vous me demandiez de la communier, je puis bien dire qu'oui, qu'elle est bien capable.
Vous me demandez si vous communierez deux jours l'un après l'autre, quand il arrive de grosses fêtes joignantes au jour ordinaire de votre communion. Je vous avois dit que vous en fissiez selon l'avis de vos confesseurs; mais puisqu'ils ne sont pas d'accord, je vous dirai, comme j'ai dit A notre madame de Chantai, quand les fêtes seront grandes, nonobstant la communion ordinaire, il ne faut pas laisser de les célébrer par une communion extraordinaire.
Car comment pourrons-nous bien célébrer une grande fête sans ce festin? Ce que je vous renvoyois à vos confesseurs, c'est que je ne sais pas clairement les particularités de votre nécessité. Je sais bien que vous enavez de fort capables là, et celui des carmélites, et aux jésuites, et celui de votre paroisse.
Cette multitude de pensées qui tracassent votre esprit ne doivent nullement être attaquées ; car, quand auriez-vous achevé de les défaire Tune après l'autre? il faut seulement de temps en temps, je veux dire plusieurs et plusieurs fois le jour, les démentir toutes ensemble, et les rejeter en gros, et puis laisser l'ennemi faire tant de fracas qu'il voudra à la porte de votre cœur; car, pourvu qu'il n'entre point, il n'importe. Demeurez donc en paix parmi la guerre, et ne vous troublez point; Dieu est pour vous. Je le supplie qu'il vous rende toute à lui et pour lui. Amen. Je suis sans fin et à jamais, votre, etc.
iojtifier iMrr.
Vous avez raison de vous accuser de la superfiuité et excès dont vous usez à toutes les compagnies; mais apportez-y donc do la modération, et voyez de garder celte règle, c'est que vous traitiez en sorte, qu'eu égard à votre qualité et de ceux que vous traitez, vous ne fassiez pas comme les moins libéraux et magnifiques de votre condition ni aussi comme les plus magnifiques et libéraux. Je suis enclin à ce vice-là, mais je m'en garde fort exactement : il