‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 388 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES, A UNE nAMB · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES, A UNE nAMB

Qui ctoit contrainte, p«r Bon ferrice é la cmt d'une princesse, de quiller une partie da fci exercices de piété.

AoMcy , f7 iepicmtev latr.

Madame, il n*est nul|ement besomde faire des excuses et cérémonies pourm'écrire : car vos lettres me consolent bien fort en notre Seigneur, pour lequel je tous aime sincèrement.

Je vois que vous avez de rapprëhension de vous ranger au château , d'autant que vousserez privée des commodités quevous aviez de servir Dieu par la hantise du col légo des Jésuites : je vous en sais vraiment bon gré : mais si faut-il que vous ne \\erdiez point courage pour a»la. Car encore que vous n'aurez pas tant d'aide extérieure, si est-ce que tenant toujours vos drsirs et résolutions d'ôtre toute à Dieu, bien \if8 et formés en votre ame , lo Saint-Esprit vous con^>olera \mr une secrète assistance, qui suppléera aux exercices que vous laissez; puisque vous ne les laissez que pour l'honneur et la gloire de cette mèmedivinebonté.

Je pense que vos communions vous seront permises, car je ne vois pas que cela vous puisse être refusé. Vous pourrez bi« avoir une demi-heure chaque jour pour votre oraison mentale , outre la prière d'îtppureil qui se fait avec madame : avec a'ia vous pouvez justement vous contenter. el suppk'er lo nianquementdes autres exercices, par des ferventes et fréquentes oraisons jaculatoires , ou élancemens d'esprit en Dieu ; et les sermons, par une dévote el attentive lecture de bons livres.

Au demeurant , d'être sujette et vivre

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lagnie , vous donnera mille sujets bien mortifier, et rompre votre , qui n'est pas un petit moyen de m , si vous remployez avec humiouceur de cœur. Ce doivent être : chères vertus , puisque notre Seis a tant recommandées; et la troiine grande pureté du même cœur; atriëme , une grande sincérité en des , surtout en vos confessions, compagnie , nulle sujétion ne vous pécher de parler souvent avec noleur, ses anges, et ses saints, ni uuvent parmi les rues de la Jérusaste , ni d'écouler les sermons inde Jésus-Christ et de votre bon li de communier tous les jours en Faites donc avec gaieté de cœur i ; et de mon côté , en correspon- I confiance que vous avez en moi , ai sa divine Majesté qu'elle vous ie des grdces de son Saint-Esprit , rende de plus en plus uniquement iTotre, etc.

LETTRE DCCXLV.

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