‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 389 sur 450 · RANÇOIS DE SALES, A MADAME DE CHANT AL · texte numérisé non relu

RANÇOIS DE SALES, A MADAME DE CHANT AL

DOS gnr la raort de sa jeune sœur Jeanne 'S, morte dans les bras de madame de . Eiercices spirituels qu'il lui recompour toutes les semaines.

t noTembre 1M7.

en, ma chère fille ; mais n'est-il pas ible que la très-sainte volonté de t exécutée , aussi bien es choses is chérissons comme aux autres?

jut que je me hâte de vous dire que le more a bu ce calice avec une ce toute chrétienne ; et sa vertu, de j'avais toujours bonne opinion , a coup devancé mon estime, nche matin (\ ) elle envoya prendre re le chanoine (2) ; et parce qu'elle m fort triste , et tous les autres jssi, le soir précédent, elle luicomi dire : J'ai rêvé toute la nuit que I Jeanne est morte. Dites-moi, je e , est-il pas vrai ? Mon frère , qui it que je fusse arrivé pour le lui r j'étois à la visite) (3), voyantcette

tobre.

-François de Salet, soecMsear da aalnt éTèqna.

«nçoii étolt occupé à la tUlte de son dioeèto.

belle ouverture de lui présenter le liannp> et qu'elle étoit couchée en son lit : il est vrai , dit-il , ma mère ; et cela sans plus , car il n*eut pas assez de force pour rien ajouter. La volonté de Dieu soit faite ! dit ma bonne mère ; et pleura un espace de temps abondamment; et puis appelant sa Nicole (4) : je me veux lever pour aller prier Dieu en la chapelle pour ma pauvre fille , dit-elle; et tout soudain fit ce qu'elle avoit dit. Pas un seul mot d'impatience , pas un clin d'œil d'inquiétude; mais bénédictions à Dieu , et mille résignations en son vouloir. Jamais je ne vis une douleur plus tranquille : tant de larmes que merveille ; mais tout cela par de simples attendrissemens de cœur, sans aucune sorte de fierté : c'étoit pourtant son cher enfant. Hé bien, cette mère, neladois-je pas bien aimer?

Hier, jour de Toussaint (3), je fus le grand confesseur de la famille, et avec le très-saint sacrement je cachetai le coBur de cette mère contre toute tristesse. Au demeurant, elle vous remercie infiniment du soin et de Tamour maternel que vous avez exercé à l'endroit de cette petite défunte , avec obligation aussi grande que si Dieu l'eût conservée par ce moyen. Autant vous en dit toute la fraternité , laquelle de vrai s'est témoignée d'extrêmement boa naturel au ressentiment de ce trépas , surtout notre Boisy (3), que j'en aime davantage.

Je sais bien que vous me direz volontiers: Et vous , comme vous étes-vous comporté ? Oui , car vous désirez savoir ce que je fais, Hélas I ma fille , je suis tant homme que rien plus : mon cœur s'e^t attendri plus que je n'eusse jamais pensé. Mais la vérité est que le déplaisir de ma mère et le vôtre y ont beaucoup contribué ; car j'ai eu peur de votre cœur et de celui de ma mère. Mais quant au reste , oh 1 vive Jésus, je tiendrai toujours le parti de la Providence divine : elle fait tout bien , et dispose de toutes choses au mieux. Quel bonheur à cette fille d*avoir été ravie du monde ^ afin que la malice ne pervertit son es»

La fS octobre i! Tiiltolt régUse de Saint-Jean-Buptltta d'Arbasif uj , et il apprit la rAcbeo»e Doavelle de la mort de M sœur le 30. éiâiit à ^int>Plerre de Mooeiier oo a ! Saint George de Muro«z, par uù il termina sa coorce : celte foit-la. poar le rendre auprès de madame sa nere pour là euDSoler.

(1) Kieule Rolland , m femme de chambra, (t) Cetolt le Jeudi cette anoée-la.

(t) Gallola de Salea , Seiffoesr dt Bolaf

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