FRANÇOIS ns SALES , A MAnAMI DE CHANTAL
11 faut porter Jésus-Chrif t dans aon ame.
16 BOrtDbrt leoib
Ma chère fille, je reçois une particulière consolation à vous parler en ce langage muet , après que tout le jour j*ai tant parlé à tant d'autres en langage parlant. Or sus, si faut-il vous dire ce que je fais ; car je ne sais presque rien autre ; et encore ne saisje guère bien ce que je fais.
Je viens de l'oraison , où , m'enquérant de la cause pour laquelle nous sommes en ce monde , j'ai appris que nous n'y sommes que pour recevoir et porter le doux Jésus , sur la langue en l'annonçant , sur les bras en faisant de bonnes œuvres, sur nos épaules en supportant son joug , ses sécheresses et stérilités ; et ainsi en nos sens intérieurs et extérieurs. 0 que bienheureux sont ceux qui le portent doucement et constamment!
TCITRSS
Ji> Vûi VfahMDl |)#rid tml omjourt sur ma langue , et l*ël pwté #ii£gypto , cerne semble , tmisttti'ttti sëcrement de confes- {ilôft ]*ai OfH g^aflde qtiantité de pémtens , qii\ M ëônt , avéo un» èitrôme confiance i ûûfésÈé» â mol , pour le recmroir en leura amei^ péchereMes. Oh I Dieu Vj veuille bien coftscrref I
J*y ai encore appris une pratique de la présence de Dieu ^ laquelle , en passant , J'ai resserrée ed un coin de ma mémoire , pour vous la communiquer sitdtque j'aurai lu le traité qu'eh a fait le père Arias. • Ayez un grand cœur , ma chère fille , et étendcz^le fort souS la volonté de notre Dieu. 6ave2-V0U8 ce que Je dis , étendant votre corporal pour la consécration? Ainsi, dis-je , puisse bien être étendu lo cosur de celle qui me l'a envoyé , sous les sacrées Influences de la Volonté du Sauveur I Cou* rage , ma fille , tene»*vous bien serrée auprès de votre sainte abbesse, M la suppliez sans fin que nous puissions vivre , mourir et revivre en l'amour de son cher enfant. Vive Jésus , qui m'a rendu tout vôtre , et
eus que ]e ne puis dire 1 La paix du doux fStis règne en totre coeur.
UETTRELXXXI.