‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 87 sur 450 · I. flANÇOIS DE SALES , A SA SAim'ETÉ LE PAPE CLÉMB2<ÏT VIII · texte numérisé non relu

I. flANÇOIS DE SALES , A SA SAim'ETÉ LE PAPE CLÉMB2<ÏT VIII

(Km 11 Sida funée 190T,<mim ooramencameMtdc 16M.)

FeooiUietum, ad Montispessulanenses iitaUf aUolieodom, mirU led tehs laudibua tUoUîL

Beatissime Pater,

Cùm de moribus et origine Pétri Fenoil- BeCî, adMontispessuIanenscm ecclesiam à lege christianissimo nominati , locupletisama oollegissem testimonia , quse de more ad sedem apostolicam deferrentur, non po- Uà oohibere animum quin ad sanctitatis vestrsB pedes, tanquàm ad omnium eccleftarum patrem amantissimum , pariter et autissimum gratulationes exhiberem. Sohnt enim servi ac significationem domestid patrififamilias mérité gratulari, cùm hnstèacrectè fîliam nuptui coUocavit.

Ai eoclesia illa Montispessulanensis eô ■eliofe ^nso indigebat, qu6 détériora ab

haereticis jampridem patitur incommoda ; cui proptercà non abs re dici possit : Ma* gna est velut mare contritio tua; quiê medebitur tui? Quare consentaneum est, ut ecclesia) ilii primum, de quâ tam rectô coUocandâ agitur, tùm etiam ecclesiœ romande , quasi matri optima domestici Dei gratulentur. At ego libentiùs ac opportuniùs , qui omnium optimè virum de cujus promotione sermo est cognovi.

Est enim civis meus , beatissime pater ; ab ineunteœtate Utterisin hâcipsàdvitate nostrû ab optimo jfetre eruditus , quibus postcà alibi tantâ studiorum contentione , tantâ ingenii felicitate , animum addixit, ut, doctor theologus creatus, brevi in concionatorem omninô celeberrimum évasent : cùmque proptereà parochialis ecciesiae curam a me suscepisset , mox ad canonicaium majoris ecdesiae nostrae evocatus.

Non potuit diutiùs tantus splendor tam anguslis finibus contineri ; sed Lutetiam Parisiorum , quadragesimalium concionum causa accersitus , ubi primùm ejus dicendi vis christianissimi régis aures pervasit, non fuit ei deinceps liberum quin concionatoris régis honore ailiceretur et onere.

Cui sustinendo cùm in dies majorem animi firmitatem ac doctrinae robur ostenderet , quod plerique prsedari alioquin viri, vix multis annis , ac maximis intercessoribus , obtinere possunt , hic tribus annis consecutus est , ut scilicet à rege ad episcopatum Montispessulanensem sedl apostolicœ promovendus exhibeatur.

Quod ubi cathoiici Montispessulanenses rcscivêre , mira conceptâ laetitia, ad regem ex primoribus-destinaverunt, qui omnium nomine gratias agerent de tanto pastore sibi destinato.

Haecporrô cùm ita sint,beatissime pater, facile conjici potest quàm féliciter accidat, ecclesiam illam huic viro committi, qui per omnes eccicsiasticorum munerum gradus exerdtatus ascendat super muros illius tan* quam custos Gdelis, qui non tacebit die ao nocte inclamare nomen Domini.

Quod alacriùs pra)stabit , si eiun beatissima vestra clementia paternis amplexibus erigat , foveat , protegat ac confinnet. Ita ego , qui hactenùs ejus pastor extiti , pro illius erga hanc ecclesiam Gebennensem meritOy beatitudinem vestram , utriusque

LETTRES

patrcm optimum maximum , per viscera Cliristi ûbtestor ad humillima pcdum oscula.

il lui rend témoignage de la piété et de la aumtance de M. Pîprre Fenouiliet, nommé à Tévéch^ de Montpellier , par le roi de France , afin qu'il plaise i aa lainteté lui accorder ses bulles.

Très-saint Père

La nomination qui vient d'être faîte par le PO! tr^s-chriHien , de M. FenouiIIot(4) à révélé de Montpellier, m'ayant obli^^é de recueillir les Uîmoignoges qui regardent ses mœurs et son origine , pour en informer le saint-siége , selon la coutume , je n*ai pu m*empêcher de marquer à votre sainteté la joie que je ressens de tous les biens que j*cn ai entendu dire> et d'en féliciter le père commun de toutes les Églises, ce père autant aimé de ses enfans , que son amour pour eux est fort et universel. N'cst-îl pas juste en effet que les serviteurs et les domestiques du père de famille se réjouissent avec lui , et le congratulent d'avoir trouvé un mariage avantageux pour sa fdic ?

On ne peut douter du besoin qu'a l'Église de ^ïontpellier d'un époux qui soit au-dessus du commun , après ce qu'elle a souiïert depuis si longtemps de la piirt des hérétiques; en sorte qu'on peut lui adresser avec raison ce passage de TÉcriture :

Foire doufcvr est grande comme la mer; qui j>ourra y apporter du remède (2)? U est donc juste que tous les gens de bien prennent part d'abord à la joie de cette Eglise désolée , qui se voit sur le point d'être si bien pourvue , et qu'ensuite ils témoignent leurs sentiments d l'Église romaine , qui en est la mère , et la Irès-bonnc mère. Pour moi , je m'y porerai d'autant plus volontiers que mon témoignage ne peut pas être indifférent ,

(1) F«noulUct (Pierre de) naquit AAnnerj. où il ntMg étodrs, et ou II devint un tre«-réièhre prédirntrnr. Le hrnit (If M réputation étant itarrenu en Franre. !• roi Heuri IV «téaira <le l'ealeadre. et le nornma aoo prédicateur ordinaire. En ir>07 il fut pourvu de l'étéché de Montpetlirr. par le roi, qui Inl dit. en lui annonçant e«ii« fraie, qo'il la lui faitolt à condition qu'il n'en aoroit ohligaOon qu'à lui »cul. nepuif rriie époque il fui employé fedlvrrte» affaires et néltoriatiun* relatlvci aax Iniérèt» Uo ri^slifo, et pour lesqurllet il déploya le plus frnnd tnlent. Il prononça en 1610 l'oroiton funèbre di> Senrl IV, ai en 1648 celle de Loui« Xlil. M. de Fenoalllat aïoonK à Parla, le 23 noTenOtre 1611

'a) TBfttR. , O. Il, T. II.

eu égard à la connoissance parfaite que j'ai du sujet dont il est question.

Je dirai donc à votre sainteté qu'mnt pris naissance dans notre ville , il y a foi) ses premières études sous la conduite de M. son père , qui étant un fort honnête homme , n'a point voulu confier à d'autres sa première éducation. U quitta depuis la maison paternelle pour aller ailleurs achever ses élucjes ; et il y fit un tel progrès, tant par l'application et la diligence qu'il y apporîoit que par la vivacité de son jugement . qu'il parvint bientét à être docteur en théologie , et qu*il est devenu un très-célèbre prédicateur : c'est pourqqoi le n'ai pas cru pouvoir mieux faire que q^ lui confier le soin d'une paroisse pour | cxcrC/er ses talents ; et , peu de temu après, il fut pourvu d'un canonicat dç notre cathédrale.

Mais comme une si grande lumière ne pou voit être resserrée plus longtemps dans ces bornes si étroites, il fut appelé h Paris, pour y pl^her le carême. On n'eut paf plutôt goûté son éloquence pleine d'un feu tout divin , et sa manière d'enseigner in< sinuanto et persuasive , que le bruit àa sa réputation se répandit jusqu'à la cour, et parvint jusqu'aux oreilles du roi trèschrétien. Sa majesté ne manqua pas de k demander pour prêcher devant elle; et sej instances furent si grandes qu*il no put si défendre d'accepter cet honneur , qqetQu^ peine qui y soit attachée.

Il montra de jour en jour dans cetU fonction une plus grande fermeté d'âme et la force de sa doctrine croistioit à mai sure que sa carrière s'avançoit. EnAn i prêcha avec tant de succès et tant d< gloire , qu'il obtint en trois ans une faveui que beaucoup d'autres personnes de mé rite , avec de puissants patrons , auroîen à peine obtenue en bien des années; c'étoi d'être présenté à votre sainteté pour étn évêque de Montpellier.

Sur la nouvelle de cette nomination , le: catholiques de la province triomphèren do joie , et députèrent quelques-uns dei premiers d'entre eux pour rendre grâces i sa majesté , au nom do tous , de ce qu'elK leur avoit destiné un pasteur si accompli

I.cs choses étant ainsi , très-saint père il est facile de juger combien il est int' portant à cette Église d'avoir pour la gov

nner un tel honune , qui a passé par tous 1« degrés des foncUoi» ecolâsiasliques , H fui va (pour perler le lan^go des livres uints) monter mut cm mttraillet, comme wu fidèle unlinelU, ne euiani ni jour ti nuit dineofurr le nom du Seiineur (1), et d« réclamer son secoura.

Usig il ne peut s'acquitter avec succès et avee ftidlité d'une si grande clier^io , l'il ne plait â votre eainieté de l'encotirag>r par son amour paternel , de favoriser Ks travBUK, de le protéger, de ledélGridre, a d'atfbrmir solidement son autorité. C'est bgrnce que je demande à rotre béniitude, Writ perce que j'ei étâ son dvâque , soit à CHUS des obligations que lui a l'Ëgliee de OmAve ; et comme ]e la demande par les entrailles de Jésus-Christ , ù vous qui êtes le père de l'une et d« l'autre , et que Je le bu avec tcute l'humilité possible , étant pmtflrnd à vos pieds pour les baiser , je mis persaadd que ma prlàre aura son eiret. JU l'honneur d'élre avec le plus profond iHpBC^ , très-saint père , de votre béatitude , etc.

LFTTBECXXX.

bBN d« !■ Itln •plrllaells de la cammuniDn iftl CI ■•anU|e de m lia Dourrllure etltut diipDtlUon raiiniM pour l'en tpproohsr. Ulilid dy lirra du Combal tfririiittl, .liia louchtii l'taiiiAnt CE U toJodU de Dieu eiercfie dini

Ha fille , Je prends la plume pour vous écrire le plus que je pourmy, et avec désir de TOUS écrire beaucoup , en contreéchange du long temps qu'il y a , ce me femble, que je ne vous ay point écrit qu'en courant. J'ai vos lettres du 18 , 19 , et 35 novembre , et du 5 , U et !3 décembre , de l'année passée , auxquelles je n'ai pas entièrement répondu ; au moins je m'en doute. •

En la première vous me dites que vous TOUS sentez affamée , plus que l'ordinaire, delà très-sainlo communion. II y a deux uriesdefaim : l'une qui est caiûée delà

bonne digestion : l'autre , du desrèglement de la force attirante de l'estomach.

Ilumilie£-vousfort,ma lille, et cschauOta fort votre cslomach du saint emour de Je* sus^lirlst crucifié, alin que vous puissiez bien digérer spirituellement cette céiest» viiincle : et puisqu'assez demande du pain celui qui se plaint de la faim , je vous dis, ma fille, oui, communiez ce caretme, 1» mercredis et vendredis, et jour de Noti^ Dame, outre les dimanches.

Mais qu'entendez- vous que l'on fasse <Ugestion spirituelle de Jésus-Christî Ceux qui font bonne digestion corporelle ressenlenl un renforcement par tout leur corps, par la distribution générale qui se fait de la viande en toutes leurs parties. Ainsy, ma fille, cou» qui font bonne diRastioa spirituelle ressentent que Jésus-Christ, qui est leur viande, s'eipanche et communique à toutes les parties do leur aroe et de leur corps. Ils ont Jésus-Christ su cerveau , au cœur, en la poitrine, aux yeux,aux mains en le langue, aux oreilles, aux pieds. Hais ce Sauveur, que foit-il partout par-Iù? U redresse tout, il purifie tout, il mortiOe tout, il viviQe tout : il ayme dans le cœur, il entend su cerveau, il anime dans la poitrine, il void au yeux, il parleen la langue, ainsy des autres : Il fait tout en tout. Et lore nous vivons, non point nous-mesmes; mais Jésus-Christ vit en nous (1). 0 quand sera-ce, ma chère fille ? mon Dieul quand sera-ce? Mais cependant je vous monsti* ce à quoi il faut prétendre, bien qu'il se faille contenter d'y atteindre petit à petit. Tenons-nous humbles, et communions hardiment : peu à peu notre estomuch intérieur s'apprivoisera aveccette viande, et apprendra â la bien digérer.C'est un grand point, ma fille , de ne manger que d'une viande , quand elle est bonne ; l'estomach fait bien mieux son devoir. Ne désirons que le Sauveur, et j'espère que noua ferons bonne digestion. Je ne pensois pas vous tant dire sur ce premier point : mais je me laisse porter aysément avec vous ; et puys je m'en vay taniét à c^ ttc sainte réfection avec vous : carc'est jeudi, et ce jour-lâ noua nous tenons l'un ù l'autre, et nos cosurs, ce me semble , s'cntre-touchent par ce saint sacrement.

1(1) vrra nua, ]n ■«■ h*i tItii itrt la ■•

LETTRES

En la seconde , vous no me dites rien à qiioy il faille res)K)n(lrc. Oui, ma fille , le Combat spirituel est un grand livre. 11 y a quinze ans que je le porto «n ma pocheUe, et ne le lis jamais qu'il ne me prouffîte.

En la troisiesmo, vous me parlez du jeune garçon ({ue vous désirez mettre avec moy : je pensois que ce fût quelque garçon de respect. C'est pourquoy je vous escrivis l'autre jour que je le prend rois dans quelque temps, après (lue je me serois défait d'un autre ; mais |)arce que par une autre lettre vous me dîtes que Jaques le connoissoit, je m'en cnquis, et il me dit que c'estoit un enfant bon à tout. C'est pourquoi je vous dis maintenant que , quand il vous playra me l'envoyer, je le recevray de bon cœur. Non point que, par ce mot de bon à tout, je le veuille traiter indiscrètement; mais je veux dire que je le pourrai faire servir, non-seulement à la plume , mais à la chambre, et enfm à beaucoup de petits Services, et le tenir humble. Je me feray mieux entendre en vous disant que je crains de rencontrer des secrétaires qui , quand on leur dit , donnez-moi ma botte, bridez ce cheval , faites ce lit , ils répondent, je ne suis piis pour cela : car en tout j'emploie le premier que je trouve, hormis les ecclésiastiques. Envoyez-le-moi doncqiios, et j'en auray un soin particulier; j'enlcnds quand vous voudrez, car je voy le teins âpre, etauquel je fay scrupule d'envovcr un homme à trois lieues loin. Vous ni'oscrirez, s'il vous plaît, ce que je luy devrav donner.

* Je prcscheray à Rumilly, petite bourgade de ce diocèse, / a la À. Je prie Dieu pour tous vos enfans , car, ma fille , tout cela, ce me semble , m'appartient de si près , que nul parentage n'y sçauroit rien adjousler. Je veux dire queje les tiens pour mes enfans, et les tiens comme cela du profond de mon cœur. Aymée Marie au parti de la elle est l'aynée, et si je suis obligé de l'aymer plus tendrement parce qu'un jour que vous n'estiez pas au logis à Dijon, elle me fit bien des faveurs, et me permit de la baysor d'un bayser d'innocence. Ay-je donc pas bien rayson de prier N. S. qu'il la rende tout agréable à sa bonté. Je vous ay escrit que vous fussiez commère de M. de Chapelle. Pour les conditions que je désire eu vostre obéissance , elles sont

toutes en une, car je n*y désire que la simplicité laquelle fait acquiescer doucement le cœur, au commandement, et fait qu*on s*eslime bienheureux d*obéir mesme es choses répugnantes, et plus en celle-là qu'en nulle autre. A la 5. Je treuve bon voetre conseil de n*aller pas en Bourgogne qu'avec grande apparence de profiter. Je le feray ,quoyquemadame nostre sœur Brulart me die, laquelle comme je croy ne tient pas que mon voyage fust inutile, parce que en particulier quelques âmes me pourroyent employer à leur service ; mais ce n*est pas cela que je prétens. Nous penserons pendant le caresme, et je luy escriray à ocoor clair mon intention et prétention sur mon

voyage (4).

Vousme faytes grand playsir, je dis trèa* grand, de m'exhorter à rhumilité ; non pas parce qu'il ne me manque que ceste vertiilà, mais parce que c'est la première et le fondement des autres. Tousjours , quand vostre cœur vous le dira , recommaiidea* moy les vertus. Je vous entens bien en la manière que vous me le dites, avec laquelle vous vous mettez à Tadventure, en faisant les actions que vous ne reconnoissez pas du tout bien. Je l'appreuve, car vraiement elle est bonne ; et si, j'en fay de mesme. Il faut, pendant que je m'en ressouviens, que je vous défende ce mot de taint^ quand vous escrivez de moy : car, ma fille, je suis plus faint que saint; aussy la canonication des saints ne nous appartient pas : à pea que pour cela je ne retins la lettre de M« de Charmoysi ; mais la consolation qui luy en pouvoit revenir m'en empescha.

* Je voudrois avoir un cachet comme le vostre, nous n'avons pas icy qui les faoey s'il n'y a pas beaucoup d'incommodité en* voyez-m'en un à la 6. Je presse M. de Saih sea pour sçavoir qu'il a fait des lettres que je vous escrivois en response de celles qu'il m'apporta. Je vous escrivois une grande lettre et avec liberté, car il m'avoit dit qtt*il envoyoit son homme exprès pour le procès.

* Escrivez quand ](ous pourrez à M. de Charmoysi, cela luy profitera, et escrivez* luy de cœur tout hardiment. Les deux points que je vous dis en la chapelle de Sales pour la pureté du cœur, sont d'éviter le péché, et de ne point y laysser entrer

(1) Les tstérlquei placés au cuaiaMttc«nMt âm ali* néa, Indlqaaol le» puMftf itUOttTés «t 999léê êUê V9Iê-

lucune affection formée qui ne tende à rhonneur et amour de Dieu. Est-ce pas cela ma fille. Demeurez en paix. (Amen). Je n'eacris point à \os dames de Dijon, ni à M. de Grespy, ni à ses filles, ce sera un de ces jours que je vous escriray à toutes quand vous y serez * | . Vive Jésus.

J'aurois grande envie de vous dire un mot de l'amour de la volonté de Dieu ; car je m'aperçois que vous en faites Texercice en l'oraison, et ce n'est pas cela que je voukis dire ; car il ne faut point vous assujettir ai icelle (j'entends à l'oraison) à aucun point ordinaire : mais &i vous promenant seule ou ailleurs, jetez ToBil sur la volonté gâoérale de Dieu, par laquelle 11 veut toutes les oeuvres de sa miséricorde et de sa justice , au ciel, en terre, sous terre; et ivec une profonde humilité, approuvez, loues, puis aymez cette volonté souveraine, toute sainte, toute équitable, toute belle.

Jetez ToBi] sur la volonté de Dieu spédatoy par laquelle il ayme les siens, et fait sa eux des onivres diverses de consolation etdetribulation; et cela il le faut un peu mascher, considérant la variété des consolatkms, mais surtout des tribulations que les hooA souffrent ; puys, avec grande humilité, approuvez, louez et aymez toute cette volonté.

Considérez cette volonté en vostre partkoUère personne, et en tout ce qui vous arrive de bien et de mal, et qui peut vous arriver, hors le péché : puys approuvez , kmea et aymez tout cela , protestant de voukHr à jamais honorer, chérir, adorer oette eouveraine volonté ; exposant à sa aerd et luy donnant vostre personne et eelle de tous les vôtres, et j'en suis. Enfin, coadueg par une grande confiance en cette volonté, qu'elle fera tout bien pour nous et pour DOlre bonheur.

rai presque dit ce qu'il faut : mais j'adjoDle qu'ayant fait deux ou trois fois cet eierGîoe en cette façon , vous pourrez Taocoardr, le diversifier et accommoder eomme voua le trouverez mieux ; car il le fini souvent ficher au cœur par manière 4*éIanoemen8. Il me semble que la dévotion s'aocrolt un peu, et que nostre Seigaeur dispose la place à l'exercice d'une petite troupe de chétives femmelettes , qui se retireront, Dieu aidant, un jour en cea qoartîera. Voua acavez ce que je dis. Qr à

Dieu, ma fille très-chère et très-aymée ; îi Dieu soyons-nous à jamais. Je suis en lui uniquement vôtre. Vive Jésus I Amen.

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