CHAPITRE XVU
la erainte servile demeure avec le difin amour.
Toutesfois , encore que la dame dont nous avons parlé ne veuille pas laisser l'eguille en Touvrage quand il sera faict , si est-ce que tandis qu'elle y a quelque chose à faire , si elle est contrainte de se divertir pour quelque autre occurrence , elle laissera Teguillc piquée dans rœillct, la rose ou la pensée qu'elle brode , pour la trouver plus à propos quand elle retoamepa pour ouvrer. De mesme , Theotime , tandis que la Providence divine fait la broderie des vertus et Touvrage de son aainct amour en nos âmes , elle y laisse tousjours la crainte servile ou mercenaire, JQsqu'à ce que. la charité estant parfaicto, elle oste cette eguille piquante , et la remet y par manière de dire , en son peloton. Bo cette vie doncques, en laquelle nostre charité ne sera jamais si parfaicte qu'elle soit exempte de périt , nous avons tousjours besoin de la crainte ; et , lorsque Doas tressaillons de joye par amour, nous devons trembler d'appréhension par la crainte.
lattraeUon d« c« qv'U Toai faat falrs i la «•!•!• «t MOI orgueil Mrves le Tont-^niannl t Bgi76ft-T0M eo lof ; meii voiu ejJoayMaot * Qw f otfi c«Mir toiiials «d tramblant le re? i re (%).
Le grand père Abraham envoya son serviteur Eliezer pour prendre une femme à son enfant unique Isaac (3). Eliezer va , et par inspiration céleste ûl choix de la belle et chaste Rebecca , laquelle il amena avec soy ; mais cette sage demoiselle quitta Eliezer silost qu'elle eust rencontré Isaac , et , estant introduite dans la chambre de Sara , elle demeura son espouse à jamais. Dieu envove souvent la crainte servile ,
|1) I. loan IV. la.
(I) Oêmm. uiv.
-.atMftl^ II, 10,11.
comme un autre Eliezer (Eliezer ao»î veut dire aide de Dieu) , pour traieter le mariage entre elle et l'amour sacré. Que si rame vient sous la conduite de la crainte, ce n'est pas qu'elle la veuille espouser : car, en effect , sitost que l'ame rencontre Tamour, elle s'unit à iuy et quitte la crainte.
Mais , comme Eliezer, estant de retour, demeura dans la maison au service d'Isaac et Rebecca , de mesme la crainte nous ayant amené au sainct amour, elle demeure avec nous pour servir es ocurrenoea et l'amour et rame amoureuse. Car l'ame, quoique juste , se voit maintesfois attaquée par des tentations ex^tresmes; et l'amour, tout courageux qu'il est , a fort à faire à se bien maintenir, à raison de la condition de la place en laquelle il se trouve, qui est le cœur humain , variable et subject à la mutinerie des passions. Alors donc, Theotime, l'amour employé la crainte au combat , et s'en sert pour repousser l'ennemy. Le brave prince Jonathas allant à la charge sur les Philistins , emmy les ténèbres de la nuict , voulut avoir son escuyer avec soy (I) ; et ceux qu'il ne tuoitpas , sonescuyer les tuait (2). Et l'amour, en voulant faire quelque en* treprise hardie , il ne se sert pas seulement de ses propres motifs, ains aussi des motifs de la crainte servile et mercenaire. Et les tentations que l'amour ne desfait pas , la crainte d'estre damné les renverse. Si la tentation d'orgueil , d'avarice ou de quelque autre plaisir voluptueux , m'attaque : Et! cediray-je, seroit-il bien possible que pour des choses si vaines, mon cœur voulust quitter la grâce de son bienaimé ? Mais si cela ne suffit pas , l'amour excitera la crainte. Eh ! ne vois-tu pas , misérable cœur, que , secondant cette tentation , les effroyables flammes d'enfer t'attendent , et que tu perds l'héritage éternel du paradis ? On se sert de tout us extresmes nécessitez, comme le mesme Jonathas 6t quand , passant ces aspres rochers qui estoient entre Iuy et les Philistins , il ne se servoit pas seulement de ses pieds , mais gravissoit et montoit à belles mains (3) comme il pou voit.
Tout ainsi donc que les nochers qui par* tent sous un vent favorable, en une saison
(1) I. Réf. xif , 1. — (t) Ibid. li. ~ (t) IMd.
nun» M i/Amiift-B»aav.
. Ait 1m «Ofiiqp*. aacra!>etaiitrc«(hHèf^t«i|uit« M Ismia de fortvna «t {r-nny !■ lenf <m«; atMiquorqita toMrviUurdeDieujwj^w dn Tvpot II de la doucwr du «in'-l amour M M duit.jMMÎ^ wir» dMiDuneu dp la trainia dee JoRemeni dlvîm, pour ■'«n «erv ir ei: tre lee orages et a-^aii ts de--* tonla- (hms. Oiitn qaa. iwame la pf>leure d'une pantfo.quieatdD peu d'CBiiOM eo uy- ■MMia , Mrt tiMitwruwfrBDdeiiient É «onwrver la iwnme qu'elle o(Hi*ra t auwi la •minte Mfvile , qui e»l de (leu de pris en ■a piiipra condition au ragard de l'uiaour, Utf e»i ndaoUniiii!! grendi-inwit ulile i h ««-enration pendant lea huiards de cette Via murttlle. El romme celuy qui donae «•e greude, la donna «oirenwni peur lèi grains et le wc qu'elle a au dedsiia , tnniii fM laiMs paa poa< tnat de doDiwr wisH l'e*' iswce.eomma un» depaadaQCed'iMlte ; de mma», biea qae le fieiBOt'Eapril , entra eaa doua worea , eonlèiaoeluy de le cfaiaia ■Boarane anx emee dee lima , aBn qu'aikacnipMtt Dieu PB pieté Gummaleurpera atleurespoHK, n ett^cm toniaefoid qu'il M iaiese pas de leur donner encore la crainte scrvile et mercenaire , comme un arcei- Boire de l'autre plui escellenie. Alnai Joseph, envoyante son père plusieurs charges de toutes tes richesses il'figypte, ne donna pas leulemeni leà Ihresorà comme principuui presens, mais aussi les aines qui les porioieni (()-
Or, bien que la rrainte serrile et mereenaire eo\t grandement utile pour cette vie duirtclle , si est«e qu'elle est indigne d'avoir plKce en l'étemelle , en laquelle il y aura uoeasuurance sans crainte, une pnii tuti diGance , un repos sans soucy. Hais les services neanlmoin* que ces craii servante.' et mercenuiree auront rendi l'amour y seront récompensez ; de lorle que si ces crointos, comme dos ai' Moyse et Aaron , n'entrent p;iB en la terre de(iromtsiiion,leHr()Oil"riiéneanlmoin8el leurs ou*t}iges y entreront. Et quant aux crsinUw des enfana et des cspouDCS , ellus y tiendront leur rang et iaur grado , pourilonneraucune-lefianceou [KTpk à l'timL>, mais pour luy faire admirer ei loveier avec eouBDiissioD l'iocomprehi ~
Ma wt|«tldde«aP«nloafrpriHIBHl4i cataspoui de gloire.
bi MtHt . imM a *Mt4 1
CHinTMEXTIIL
(Jianw roMor m (en de la cnlal
Le* eaelnlM , imincrm . tbntfitt, tco- • pestes , inondations , tremble-tarre ■ el miree telsaocîdans iaopinei, excitent nealM les plus indevotai craindre Dipat M la ea> ture, prévenant le discours an lallaa arcw rsnced, pous-te le cdsur, les yeux «t \M ntains mesme devern le ciel pour reelanur lasacoundeialres-iaiDctaDiTinil4.Belsl t le sanLmenl commun du genre hunaili quiesi.ditTita-Live, queoeuxquiaeiveai la Divinité prospèrent , et ceux qui la met prisent sont aflli|{e>. En la tounnanta qs Al perilter Jonas, i»* mnriniare trmifiàt nttt d'wiM fronde enùttt tt erteirfri soudain un chacun d IM diM- (1).'Bi igaoroiani.ditFsinclUieresmei la vârilé, mais ils recognoisMient la ProvidenCs.el craurentque c'estoit par jugement céleste qu'ils se trouvoieni en ce danger i oumia* leâ Haltoie, lorsqu'il]) viient aainct Paul etekappé du naufrage , eatre ettaqud par là vipère , crtureol que c'estoit par «m* geance (2) divine. An^i les tonnarraa, tempe leu, foudres, sont appelei voix da Seigneur par le palmiste, quidildeplaa qu'elles font ta parole d'ieeluy (3), paTaa qu'elles annunceni sa crainte, el sont comme ministres de sa iustiOe. RtalllfUrt, souliaitiint que la divine Majesté se (anaa redouter à ses ennemie it Lances, dit-il,
■ des esclairs , et vous lesdi^iperez-, des-
■ cochez vos dards, et vous les Lroubts> » rez(i); i oiï il appelle les foudres tageim et dards du Seigneur. Et , devant le psslml- te, la bonne mère de Samuel uvoit dusjâ chanté que les Mn«infl meeme d* Dteu 14 craindraient d'aulunl qu'iJ lONHeroitnf e»x dit te àel (9).
Certes , PUiton en son Gorgias et atiloure , tesmjigne qu'entre les puyem ii f
inn, •■—<*) »«■■■■
LitRi m, (MAMntii tftii*
«voH quriquement de crainte, non-sealoment pour les chaâtimens que la soiireraine Ju-i lice > Je Dieu practiqua en ce inonde, mais •ujisi puur les punitions qu'il eierce en Faiitre vie sur les amas de ceux qui ont des péchez încunibles. Tani rinstitictdecniindre la Divinité est grave profondement en la nnture humaine.
Unie celte crainte, (outesfois , practi* l|uée par manière dVslan ou sentiment naturel , n'est ny louable ny vituperable en 1101194 ptu'drfU'elle ne procède pas de noslre •lectfon. Elle est neantrfiolns un ^ffcct d'une tn>s-bonfiecaiise, et cause d'un ire.-^bon effect; car file provient de la cognoislancD naturelle que Dieu nous a donnée de sa providence , et nous fait réCognoislre corhbien nous dépendons do la toute-'ptilssanCe souvetàine, nous Incitant à Timploi*er;et, se Irouvrtnt en une ame fidèle, elle luy fait beaucoup de biens. Les chresliens, prfrmy les esionnertiensque les tonnerres , lëfripcsles , et autres périls nalurelsleur apjiorlent, Invoquent lenoffl sacré de Jefuâ et de Mnrie , font le signe de la croit , se prosternent deVaftt Dîeu , et Ibrtt plusieurs bons actes de foy, d'er^perànce et de religion. Le glorieux sainct Tbomas d'AqUin i estant naturellement gabject A s'effrayer quand il lonnoit , voulOit dire , par manière d'oraison jaculatoire, lesdivities pî» rôles que l'Eglise estime tant , Le Ferbe a esté fait ehair (1 ). Sur Cette cralncle doncques, le divin amour fait màîhtesfois des actes de complaisance et de bienveillîince : Je vous beniràyi Seigheur, car vous estes terriblement magfiiM^ie{t).Q\ie chucun vouscraigne^ô Seigneur I 0 grands rie la terre, entendeii servez Dieu en crainte et tressaillez pouf luy en tremblant (3).
Mais il y a une autre crainte qui prend origine de la foy, laquelle nous apprend qu'après cette vie mortelle , il y a des supplices effroyablement éternels, ou éternellement effl-oyables, pour ceux qui en ce monde auront offensé la divine Majesté, et seront décédez sans s*estre réconciliez avec elle; qu'à l'heure de la mort les âmes seront jugées du jugement particulier; et à la fin du monde, tous comparoistront ressuscitez , pour estre de-
(n loén. 1. 14. — (t) Pt. nuvtti, 14.
(•) FS.XI, 10, ir
rècbef Jdgez du Jugement universel, tât ces verltezchreslîennns, Theotîme, frappent le cœur qui les considère d*urt e>pou- ▼anterhent extresme. Et comme pourvoiton se représenter ces horreurs efernclles, sans frémir et trembler d'nppn^hen-iion t Or, quand cessentimcns de crdintè prennent léllefnent place dans nos rodur.A, qu'ils en bannissent et chassent l'affiction et volonté du poché, r^mme le sncré Conole de Trcnle pnrle . certes , lis sont grandement salutaire:*. xVous avons eoneeu de votre erainie , ô Dieu, et enfanté tesprit 0 de salut, est-il dit eh Isiiïe; c'est^i-dire , Vostre facecnnrroficée nousaespouvantf*i, et nous a fait concevoir et enfanter l'esprit de pénitence, qui est l'esprit de salut, ainsi que le psalmistc Tavoit dit * « Mee » osn'ont pointdepaix(2), » ains tremblent devant la fare de vostre ire.
Nostfe-Soiî^neur, qui esloit venu pour notisap(iorler la loy d'amo ir, ne laisse (tas de nous inrulquor cette crainte : c Crai- B gnez, dIUll, celuy qui peut jelter le corps • et lame eu ta géhenne (3). » Los Ninivîtes , par les monaces de leur subversion etdamhalion , flront pénitence, et leurpe« nitence fut agreablo à Dieu (4); et en somme Cette crainte est comprise es dons du Sainct-Ësprit, comme plusieurs ancienit pères ont remarqué.
Que si la crainte ne forclost pas la volonté de pécher, ni l'affection au pech^, certes, elle est meschante et pareille à celle des diables, qui cessent souvent de nuire | de peur d'estre tourmentez par Texorcisnie, sans cesser neantmoins de désirer et vouloir le mal qu'ils méditent à jamais; pareille à celle du hiiserable forçiit, qui vou-« droit manger le ccÈurdu comité, quoiqu'il n'ose quitter la rame de peur d*estre bultu; pareille à la crainte de ce grand lieresiar« que du siècle passé, qui cunfes-ie d*avoîr haï Dieu , d'autant qu'il puni>soit les meschans. Cortes, celUy qui aime le péché e( le voudrait volontiers commettre , in.)lgrd la volonté de Dieu, encore qu'il ne le veuille commettre, craignant seulement d*estr6 damné , il a une crainte horrible et detes* table; car, bien qu'il n'ait pas la volonté de venir à l'exécution du peciie , il a neunû moins l'exécution en sa volonté, puisqu'il
(1) IM. uvi, 18. * (1) PmIù. &Uvii« *. (t) Matlh. I. M. — (4) JuB. m, %.
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TRAITE DE L*AMOUR DB DIEU
le voudroit faire ai la crainte ne le tenoit; et c*cst comme par force qu'il n*eQ vient pas aux effecls.
A cette crainte on en peut adjouster une autre , certes , moins malicieuse , mais autant inutile; comme fut celle du juge Félix, qui , oyant parler du jugement divin , fut tout espouvanté(h), et Coulesfois ne laissa pour cela de continuer en son avarice ; et celle de Ballhazar, qui , voyant cette main prodigieuse qui escrivoit sa condamnation confr« /a paroy, fut tellement effrayé,qu'il changea de visage^ et les joinclures de ses reins se desserroyent , et ses genoux tremoussans s^entrehurtoyent l'un à rautre(%), et neantmoins ne fit point pénitence. Or, de quoy sert-il de craindre le mal , si par la crainte on ne se resoud de Teviler?
La crainte donc de ceux qui , comme esclaves, observent la loy de Dieu pour éviter l'enfer, est fort bonne; mais beaucoup plus noble et désirable est la crainte des chrcsticns mercenaires, qui , comme ser* vileurs à gages , travaillent fidellement , non pas, certes, principalement pour aucun amour qu'ils ayent encore envers leurs maistres , mais pour cslre salariez de la recompense qui leur est promise. 0 si Vœil pouvoitvotr, si Voreille pouvoit ouyr, ou qu'il peust monter au cœur de l'homme ce que Dieu a préparé à ceux qui (3) lo servent! hé, quelle appréhension auroit-on de violer les commandemens divins, de peur de perdre ces recompenses immortelles! quelles larmes, quels gemissemens jetteroit-on quand par le péché on les auroit perdues! Or, cette crainte neantmoins seroitbiasmable , si elle enfermoit en soy Texclusion du sainct amour. Car qui diroit. Je ne veux point servir Dieu pour aucun amour que je luy veuille porter, mais seulement pour avoir les recompenses qu'il promet , il feroit un blasphesme , préférant ]a recompense au maistre, le bienfaict au bicnfaicteur, l'héritage au père , et son propre profit à Dieu touù puissant; ainsi que nous ijvons plus amplement monstre au livre second.
Mais enfin , quand nous craignons d'offenser Dieu , non point pour éviter la peine de l'enfer ou la perte du paradis, mais seu-
(1) Act xuv, U. — (t) D«Bl«l, V, •,«.
(t) I. ttd '^^' II, ».
lement parce que Dieu estant iiostre trèsbon père , nous luy devons honneur, respect , obéissance , «lors nostre crainte est filiale , d'autant qu'un enfant bien nay n'obéit pas à son père en considération da pouvoir qu'il a de punir sa désobéissance, ny aussi parce qu'il le peut exhereder, ains simplement parce qu'il est son père : en sorte qu'encore que le père seroit yîeil, foible et pauvre , il ne laisseroit pas de le servir avec esgale diligence ; ains , comme la pieuse cigoigne, il l'assisteroit avec plus de soin et d'affection, ainsi que Joseph voyant le bonhomme Jacob son père, vieux, nécessiteux , et réduit sous son sceptre , il ne laissa pas de l'honorer, servir et révérer avec une tendreté plus que filiale , et telle que ses frères , l'ayant recogneu , estimèrent qu'elle opereroit encore après sa mort, et l'employèrent pour obtenir pardon de luy, disans : « Yostre père nous a com- » mandé que nous vous disions de sa part: 9 Je vous prie d'oublier le crime de vos » frères , et le péché et malice qu'ils ont » exercez envers vous (4). » Cewqu'ayant ouy, il se print à pleurer (2), tant son cœur filialfut attendri, lesdesirsetvolontei de son père decedé luy cstans représentez. Ceux-là donc craignent Dieu d'une afiection filiale, qui ont peur de luy desplaire , purement et simplement parce qu'il est leur père très-doux, tres-benin et tres-aimable. Toutesfois , quand il arrive que cette crainte filiale est joincte, mesiée et détrempée avec la crainte servile de la damnation éternelle , ou bien avec la crainte mercenaire de perdre le paradis , elle ne laisse pas d'estre fort agréable à Dieu ,et s'appelle crainte initiale , c'est-à-dire crainte des apprentifs qui entrent es exercices de l'amour divin. Car, comme les jeunes gjirçons qui commencent à monter à cheval, quand ils sentent leur cheval porter un peu plus ' haut, ne serrent pas seulement les genoux, ains se prennent à belles mains à la selle ; mais quand ils sont un peu plus exercez, ils se tiennent seulcmenl en leurs serres : de mesme les novices et apprentifs au service de Dieu, se trouvant esperdus panny les assauts que leurs ennemis leur livrent au commencement, ils ne se servent pas seulement de la crainte filiale , mais aussi de la mercenaire et servile , et se tiennent
(1) G«D«t, L, 61. 17. ^ (t) Ibld.