CONSTITUTION XXIX
fits oOeitn de la maiton , premierament da la ftoparieura (i;.
- Gomnw l'ame et le cœur répandent leur assistance , mouvement et action en toutes les punies du corps; aussi Ja supérieure doit animer de sa^charité , de son soin et
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de son exeonple toute la eoDgregalioa , Vf* vifiant par son xele toutes les sosara qm sont en 8SI charj^ , procurant que leare^ aoient observées le pliH exactement qu'il se pourra , et que la mutuelle eharité et aaincta amitié fleuridto eo la maiiKHi : et pour cala elle ouvrira sa p<Mriiie auiterw Belle et amiable à loutea ka filles également : afin qu'en toute oonflauœ ellai ayent recours à elle en leurs doutes, acr»pules,difikailteB,troubleaettentatîooa. .' Qu'elle obaerve de tout aos pouvoir.' les règles et coostitulions, ssns qu'eUa^ practique aucune singularité / dj preoos . ou reçoive aucun avantage, eo babils, viandes , autres choses , sinon conuDe les. autres, à mesure que la neoessité le rs- querra.
Elle eonamandera à une diacune des sœurs , et à toutes en gênerai , avec dea<
parQlesetoonienaneesgrBves,maissuaves; et avec un visage et un maintien aaaeuré , aaais doux et humble ; et avec uo cœur plein d'amour et de désir du profit de ^\W i qui elle commande.
Elle tiendra les yeux attentifiB sur ce . petit corps de congregatioB, afin que toutes les parties d*iceluy respirent la paix , la concorde, Tunion et le service tres^imiable de J&iUê'ChrUt ; et partant lorsqu'une fois le mois les sœurs luy rendront compte de leurs âmes, elle les examinera, s*enqiierant discrètement de l'état présent de leur esprit, pour par après les ayder, ex* citer, corriger, ou soulager.
Elle pourvoira avec un soin particulier â la nécessité; des malades , et les servira ' fort souvent de ses propres mains es ma- ' ladies de conséquence.
Elle élèvera avec un amour paternel les sœurs qui , comme petits enfons . seront encore fiûbles à la dévotion ; se ressouve* nant de ce que dit sainct Bernard à ceux qui servent lésâmes. La charge des âmes, dit-il, n'est pas des âmes fortes, mais des infirmes : car si quelqu'un te secourt plus qu'il ii'es>l secouru de loy, recognoy que tu es non son père, mais son pair. Les justes et parfaicts n'ont pas besoin de supérieur et conducteur, ils sont eux-mésmes leur loy et leur direction parla grâce de Dieu, et font assez sans qu'on leur conmiande*
La supérieure donc doit ^sire principalement pour les imbeciUes .et debilsato JUsa
coH^mtmoiis.
<Iii*aii9Bl elle ne doive pas abandonner les parfaictes , a6n qu'elles persévèrent sans se relascher.
Et parlant qu'elle prenne garde anxnecessiiez des ^œu^s, selon la sincérité de la dilection chrestienno, et non selon les inclinations naturelles ; et sans avoir égard à rezlraclion ou origine des filles , à la gentillesse de leurs esprits, bonnes mines, et autres telles conditions attrayantes ^ et qu'elle ne familiarise pas en telle sortn avec les unes , que cela puisse servir de tentation d'envie aux autres.
Elle ne reprendra point les fautes qui se eommeltront, sur-le-champ, devant les autrès; ains en particulier avec charité ; sinon que la faute fust telle que, pourl'ediBcation de celles qui l'auront veu faire, elle requière un prompt ressentiment, lequel en ce cas-là, elle fera en telle sorte que , blasmaot le défaut, elle soulage la défaillante, taschantd'estre vrayment redoutée; mais pourtant beaucoup plusaimée, comme ditlasaincte règle.
Qu'elle ne concède point aisément à pas une l'usage des sacremens , plus fréquent que celuy qui est porté par les constitutions, de peur qu'un lieu d'une amoureuse et respectueuse communion, il ne s'en fasse plusieurs par imitation , jalousie , propre estime et vanité.
Qu*elle ait un grand soin de faire continuer toute la congrégation à dire l'office tres-devotement, et à faire les offices spirituels de l'oraison , méditation, examen de conscience, préparation du matin, oraisons jaculatoires , lectures et continuelle présence de Dieu. Comme aussi elle tienne la main que toutes les officieres ayent un directoire particulier de toutes les choses qu'elles doivent observer en leurs charges.
Elle aura un soin très-particulier que les filles et femmes ne soient jamais receuës à ja congrégation , que leur vocation ne soit bien éprouvée : et qu'aucun respect humain n'entre point en la considération de leur réception, ains la seule inspiration. Et partant que l'on les fasse arresler quelques semaines en la maison avant que de ^ur donner l'habit du noviciat, afin qu'elles soient considérées à loisir, en leurs humeurs, inclinations et deportemens.
Qu'elle procure que le père spirituel al-
lant dehors, laisse sa di^rs^e entre les mains d'un autre bien qualifié.
Qu'elle ait un grand soin d'empescher que rien no soit en la maison , et ne s'y fas<^ , qui ne soit conforme à la sainc^ pudicité et pureté, â la parfaicte pauvreté et l'exacte obéissance ; et p^irtant si quelque sœur avoit un peu d'inclination à con- ; verseraveclesseruliors,quoy qu'ils fussent de profession ecclesia-^ tique on religieuse , ou proches parons, qu'elle luy en retranche toutes les commoditez. Et quant aux oon» seils spirituels, ou communication de conscience , comme la supérieure le ^ doit librement permettre : aussi doit- elle faire que ce soit avec des personnes dignes d*estre employées à cet office angelique , avec le soin cy-dessus mentionné.
Que jamais on ne fasse aucun procès , sans preinierementfaire rechercher la partie d*en venir à la voye amiable , dont on puisse prendre acte ; et que l'on prenne l'advis du père spirituel , et de quelquesuns des principaux amis de la maison , et des mieux entendus , lesquels conseillana d'entrer en procès, la congrégation se tiendra grandement sur ses gardes, à ce que rien ne se passe de son costé avec injustice, par animosité , contention et passion, nyen paroles, ny en escritures, ny en œuvres. Et en cas de perte de procès, que la supérieure et toute la congrégation s'abs^ tienne de toutes murmurations, jugemens téméraires et paroles piquantes, soit contre le juge, soit contre les partie^.
Qu'elle ne change ny; innove rien. Que si elle a besoin elle-mesme d'estre dispepr sée de la règle , elle le pourra faire de M propre autorité, après en avoir, ooi|feré avec sa coadjutrice : sinon en chose de conséquence qu'elle recourra- aii père sp^ rituel , ou à l'evesque.
Qu'au demeurant elle. reçoive si hu]nblement et doucement les avis et remonstrances qui luy seront donnés, que les sœurs puissent avoir une juste confiance et liberté de l'advertir, ou faire advertir es occurrences, selon qu'il sera dit après.
En somme, la supérieure se doit tenir si .bien auprès de Dieu, qu'elle soit le miroir .et le patron de toute vertu parmy les sœurs, et qu'elle puisse puiser dans le sein du Sauveur la force ei la lumière don! elle a besoin.
CON011TIITmili.