‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographesChapitre 289 sur 365 · CONSTITUTION XXXV · texte numérisé non relu

CONSTITUTION XXXV

De Pajde de la taperieara.

La supérieure choisira à son gré une des sœurs , qui aura charge de l'admonester des fautes qu'elle commettra , et à laquelle toutes les sœurs s'addres^eront, pour faire faire la correction par icelle à la supérieure, afin que la supérieure qui doit ayder et corriger toutes les autres, ne demeure pas elle seule privée du bien d'estre aydée et corrigée.

A cet effect, elle annoncera en plein chapitre celle qu'elle aura choisie, pour son ayde et correctrice, exhortant pour l'amour de Nostre-Seigneur toutes les sœurs, et surtout celle qu'elle aura choisie, de luy faire sincèrement et fidèlement, avec toute confiance , cet office de charité.

Or cette sœur doit tellement exercer sa charge, que pour cela elle ne rabate rien de l'honneur, respect, et obeyssance qu'elle doit à la supérieure ; ains taschera de servir en cela mesme d'exemple à toutes les sœurs.

Bile prendra garde de ne point impor* tuner l'esprit de la supérieure, par des trop fréquentes et inutiles reprehensions, comme elle feroit ai,^pour des fautes legères , passagères , et qui ne tirent point de conséquence, ell^ venoit à tous propos faire des advertissemeoa.

Jamais elle ne donnera cognoissance A la supérieure , des sœurs qui auront prié de l'avertir : ny ne dira non plus aux sœurs» ny à personne , ce qu'elle aura dit à liai siî-' perieure , ny ce que la supérieure luy aura répondu : ains si elle voit la supérieure se rendre incorrigible en chose de oonse*

qoenoe » eHe pourra lealemeni en conférer avecle coi^esseur ordinaire, ou mesme, ail semble mieux , avec le père spirituel , qui aussi sera obligé de couvrir si discrètement ce secret , en remédiant au mal , ((de Tayde n*en puisse estre contristée.

Elle aura le sceau pour cacheter toutes lès lettres des soBurs , après que la supérieure les aura veuës , sans qu*il luv soit toisible à elle de les voir» sinon que la supérieure luy en donne lacharga*

coNsnnrnoN tsxnl

Itol^Beoaonw.

rî

Une des fiœurs aura te soin de toute la laaison comme œoonome geqerele d'iccjlle, laquelle avec une fidélité et allégresse toute particulière entreprendra cette charge , à rimitation des sainctes dames qui suivoient Nostre-Seigneur et les apostres ,

ur leur administrer les choses requises

leur vie corporelle, embrassant la diligence et ferveur de seincte Marthe ; mais ftyantson trouble et son empressement.

Elle communiquera donc de temps en temps , et selon queJes occurrences le requerront , de toutes les nécessitez de la maison avec la supérieure , pour prendre l'ordre et l'instruction d*icelle.

Elle fera toutes les provisions de la maison en leurs temps et saison, les faisant retirer proprement et en lieu convenable , et les visilanl comme il convient, afin que rien ne s*y gaste.

Elle pourvoira que les officiers ayant tout ce qui leur est nécessaire pour leur charge.

Elle prendra deux fois Tannée avec soy les surveillantes, pour visiter soigneusement tous les offices , et tout le reste de la maison , pour après faire le rapport à la supérieure , si tout est en bon ordre et estât. Et outre cela, elle-mesme fera cette visite , selon qu'elle jugera estre expédient.

Elle tiendra un roolle bien daté de Pargent qui luy sera donné pour la dépense, et pour celui qui proviendra des ventes ou des presens charitables.

Elle ordonnera à la dépensière de mois en mois ce qu'il faudra |A'ur la table , ei regardera souventesfois ce qu'elle tuy

GCMStlTOnoilS.

auramisenmàln, ab que toat Mt Iwi en bon ordre.

Qu'elle prenne garde au moii de fente et au mois d'aoust, q«e rien 9e nuniv*^ pour les vestemeos de lluver eA de ïmté^

Elle tiendra les inveptaiiea de toqa les, meubles de chaque ottce » el pipouiNKa que chaque offlciere ei( ait on parliciilâir de ce qui esl de sa cfaame , qu^^ raverra chaque année en Vubb dea vîiilii générales qu'elle fera de toute la ina^VP*

Elle distribuer^ les besongoea, umm.

de filer et coudre . aux soeurs adkm lef oph, cfirrençes , et toutes les beaongpea IpMsi luy seront relhises , afin qu eUp les vMe sur son comptent

liilé fera un roolle de loat ce que lus net vices apporteront i^ \^ viaisoa, qu*alletaw fera signer , si elles le savent fiiire , sinon la supérieure le signera.

Elle font voir son compte à le saperieurs tous les mois , tant de c^ qu'elle aura reoeu que de ce qu'elle aura dépensé.

Elle se rendra promple et oheritaUeà toutes les nécessites des acBurs, aska l'ordonnance de la superieara ; ei praadia C^rde que les scsurs de l'office , de lâeaîi' sine et les sœurs tourieres fassent bien et à propos ce qui est de leur charge , et aves la douceur et support requis.

Elle tirera tous les jours coaipte de li sœur touriere qui fait les provisions.

Elle aura soin particulier que les sœurt tourieres ne soient point trop chargées de besongnes , ny aussi qu'elles ne perdent point le temps ; et aura le mesme regard sur les sœurs domestiques. Et fera que les sœurs tourieres prennent le temps es jours de festes , d'ouïr lire , ou s'entretenir des choses spirituelied et sainctes , pour s'exciter à la dévotion selon leur et» pacité.

CONSTITUTION XXXVD.

De II pvrtitrt.

La portière doit estre grandement diacrette , pour faire sagement les réponses et messages qui viennent en la maison, et en sortent; pour faire doucement attendre les personnes auxquelles on ne peut pas donner satisfaction sur le champ.

Or elle n'ouvrira jamais à personne »

sans la licence de la supérieure , et sanf

OMniTUIlMi.

ênf

ÊSù MÉtotanie t «l pnmdin Rlinle qu*ea

ouvrant, elle ne puisse estre voqV d^ dahora , ny sa compagne aussi.

Bile verra oe qui sort de la maison , et l^aecrira , si c'est ohose d'importance : le» eoare estant aux officeê , en roraidon , ei à table, elle s'excusera de les appeler ; si OB n'est pour chose qui presse, et de grande importance.

Bile rendra toutes les lettres qui arriveront , à la supérieure , et n*en fera point sortir sans son ordre.

(K qnetqu*un donne quelque choee à la congrégation , elle en fera le récit sur le aoir après la récréation , afin que Ton prie pour les bienfaicteurs.

Qu'elle soit courte en paroles avec^eyx qui viendront à la porte, ne s'enquerant d'aucune cbo^e non nf ceaaaire.

Elle ne laissera point les clefs à la porte , et les rendra tous les soirs à la supérieure , comme aussi celles du parloir et toumoir.

Bile ne fera aucun message de dehors aux sœurs, ny des sœurs à ceux de dehors, sinon par l'oitlre de la supérieure, ou bien de la directrice , en ce qui re^rde les novices.

BIfe n'usera d'aucune autorité sur sa compagne ; ains s'en servira simplement pour eslre témoin de ses actions , et pour estre assistée à fermer à bonne heure les portes. *

CONSTITUTION XXXVWL I>e la Morittaiite.

La sacristaine aura charge , et tiendra M foolie de tout ee qui appartient é IV gliae et chapelle de la congrégation , et Uandra tous les omemens , pareBsens , et QMUbles qui appartiennent au service de l^autel et de l'egHse , propreipent , neitemmit Y et en bon ordre (1) ; parera ie chapelle , et préparera les habite sacerdotaux avee grande di|igenoe , selon la varielé des feates et des temps : se souvenant que Nostre-Seigneur a tousjours aimé la net« laté et mondioité , et qoa Joseph et Nioodame sont louëx d'avoir propremeat et nettement ensevely son corps , avee par fams et ongaeas preoieuz. •>.

BUe avertira la superieare s'il arriva

10 f^^r« ^ Omhi. Ml 0^MM. 4f ta anrtfN. a^ IH.

quelque prestre étranger ponr dire la messe , et sçaura s'ils ont licence de l'evesque.

8i quelqu'un venant à la saoristie veu( parler d'aftiiros, elle l'envoyera à la porte, sinon que pour la qualité des personnes ii fust mieux d'avertir la supérieure.

Bile sonnera tous les offices, les messes» et les jiv9 Maria à propos.

Elle avertira de bonne heure , sil y a des confessions et communions à fhire.

Elle ne s'arrestera point à parler aveo le père confesseur et chapelain ordinaire » non plus qu'avec le clerc , ny moins aveo les étrangère , sinon pour les ohoaes ne» cessaires.

Elle ira le matin avant que sonner IHnral son , par toutes les cellules des sosurs , pour voir si quelqu'une par inceBunodité ne peut pas venir à l'office : et si elle ea treuve , elle en advertira la supérieure*

On ne fera point de poupées en toute la maisorf, et moins en mettrli^tH)n sur l'autel, ny pour représenter Nostre*Seigneiir, ny Noslre-Dame , ny les anges , ny choees quelconques; aiiva on aura des images bien faictes , et approuvées par le père spiritael , notamment oeliea qu'on mat sur l'autel.

Et parce que les particularités du soin que doit avoir la sacristaine , pour la pro^ prêté et bienséance de toutes les choses sacrées qu'elle a en sa oharge , sont en trop grand nombre , on luy en doit faire un directoire à part , et qu'elle l'ait touajours devant les yeux , en le lisant tous les mois , afin de ne point manquer à tout on qui sera par esorit i la congrégation ayant interest nompareil que cette charge 9mt passionnément bien eiereée.

CONSnTOTION

.e:%.iK

De Pinfirmiere,

Cel|e-ey ne doit respirer que charité t tant pour bien servir le» ^œurs malades * que pour supporter les fantaisies , clw* grins , et mauvaises humeurs que le mal cause quelquesfofs anx pauvres infirmes : les divertissant neantmoins de leur im* pression le plus dextrement et ie pluii suavement qu'elle pourra, sans jamais tesmoignar d'estre degpuslée , ny enniiy^

de le aenrir. Ainsi dooe elie les doit regnrder comme la vive Image de Jesiif* Ctirisi crucifié : et si les anciens chieslîens, comme saîntChrysoetome asseure, alloient bien loin en Arabie voir et révérer le fomier, sur lequel sainet lob souffrit tantde travaux , avec quelle révérence devonsnous approcher le lit sur lequel nos frères et nos scBurs sont coocbes, pour endurer Isors maladies au nom de Dieu.

Bile se chargera de tout ce qui appartient à l'infirmerie « et au service des malades , dont elle tiendra un mémoire : et aura un extrême soin que les chambres soient nettes » propres , et bien ornées d'images, feiiillages , et bouquets , selon que la saison le permettra; et que rien ne demeure autour des malades qui puisse rendre des puanteurs ; ains au contraire , si le médecin le permet » elle y tiendra toosjours de bonnes senteurs et odeurs.

EUe s'essayera de donner aux malades tonte confiance , sans acquiescer toutesfois A leurs volontés en ce qui leur pourroit nuire.

coNsrmmoN XL.

Dm ntDat oflleet de l« maliMi. 0« la roMere.

Gelle-cy aura la charge de tous les habits et chaussures des sœurs : comme aussi des lits , et de toutes leurs appartenances , dequoy elle tiendra un roolle, et les conservera diligemment , prenant garde que tout cela soit en bon ordre , et raccommodé selon le besoin : si que rien ne s'y gaste par négligence ; et que rien n'y soit contraire à la pauvreté et simplicité.

Elle fera la distribution , selon l'ordonnance de la supérieure , sans permettre que les sœurs fassent aucun choix ; ains regardera simplement à la nécessité de chacune.

Elle tiendra un roolle particulier des habits séculiers des novices, et les conservera soigneusement pour en rendre compte au Jour de leur profession.

De la linfere.

Celle-cy doit avoir le mesme soin des finges , que la robiere des habits , pour les bien conserver, raccoustrer, et distribuer selon la nécessité dés sœurs j

pnla len nttntf Mra UaMUri* flv alL aaidier.

Elle en fera nn rooUa, al an tiandin compta an bout de dhaqoe année : al les aerrera en bon ordre » mettant à pari eaux qui sontproprea pour les sœura da graaii taille, d'avec ceux qui sont pour les tiles « afin de les trouver plus et les distribuer sans choix.

Quand les sœurs auront des extraordinaires , elle leur en donnera cfaih ritablement : et au reste luy aéra fsiet an petit directdre pour toutes las pnrCicula* rites qui regardent aa cbai^.

De la lefecteitae.

Celle-ey doit tenir proprement tout es qui regarde les meublea du refecloiry si préparer toutes les çhoœa A propos.

De la dapenilne.

L*ofBoé de la dépensière dépend de oslil) de l'GBconome ; c'est A elle de depeaœr en détail le vin , le pain , l'huile , le (m!» le beurre , et autres choses requises pour la nourriture des sœurs , pour i'aumosoe». et autres telles occasions.

Elle fera les portions , et prendra garde que tout se fasse fort hoonestement en la cuisine.

œNSTITDTION XU.

Des MBorf domestiquée.

Les sœurs employées à la cuisine, et autre service du ménage , le feront avec allégresse et consolation , se ressouvenant que saincte Marthe le fit, se représentant les petites, mais douces méditations que faisoitsaincte Catherine de Sienne, laquelle parmy des semblables exercices œ laissait pas d*estre ravie en Dieu ; ainsi doivent les sœurs, tant qu'il leur sera possible, tenir leurs cœurs recueillis en la divine bonté ,laquelle si elles sont fidèles, déclarera ua jour devant tout le monde , que ce qu'elles ont fait pour ses servantes , a esté fait pour el]e<

Elles feront neantmoins les exercices spirituels , selon qu'il y aura plus ou moins à faire , et que la supérieure leur ordonnera , laquelle aura un soin particulier , de ne laisser les sœurs sans la nourriture convenable A leur esprit, puisqu'eUeseerfent

CÔRSTltUTlOIlS.

irriture corporelFe de toute la ood-

DIl.

BS seront égales en cet office, ets*eiiront mutuellement en paix et chalorquo le loisir le permettra , elles une après l'autre alternalivement «mblées de la communauté, tiendront compte de tous les meurvans à leur office, tant linges, es; et rendront compte une fois à l'csconome.

CONSTITUTION XLIL

Des Miurt tourieret.

igregation recevra le moins qu'elle ies sœurs tourieres : et semble bien ixou (rois seront esgalement necesit suffisantes, pour tout ce qui est lu service de la maison.

I supérieure prendra garde que u'elle prendra , soient de bon corps on cœur, de bonne complexion et naturel : mais surtout grandement i de servir Nostre-Seigneur en trapour la congrégation , avec obeysdouceur et humilité, s éprouvera doncques six semaines , pendant lequel temps, on leur ra les articles du service et de l'oice qu'elles auront à rendre; la ion de leur propre volonté en toutes avec le reste de Tobservance de la prèsquoy, on les recevra avec les

conditions et considérations que es sœurs.

ne changeront point d*habits en eption, ny en leur établissement; neureront vestuës comme les honlles de leur qualité originaire , à

du lieu où est la congrégation , sune différence : sinon qu'elles $e- Uoës simplement et modestement , sans ouvrage, ny mignardise que, avec une croix d'argent penleûr col comme les autres, demeureront deux années novices, lesquelles elles seront eslablies en regation, par le voeu simple de ance et de Toblation, comme il

observeront les jeusnes comme les et communieront tous les diman» ^

ches et bonnes festes ; diront tous les jours le chapelet, feront l'examen qui se fait après matines. Les festes et dimanches ne se trouvant pas occupées, elles assisteront à vespres. Bref, autant que les occupations auxquelles elles sont destinées le permettront, on les rendra conformes en mœurs, en exercices, et en affection aux sœurs de la congrégation.

Personne ne leur commandera que la supérieure et l'œconome , lesquelles leur donneront une sœur pour les instruire et consoler aux choses spirituelles. En tout, la supérieure leur commandera avec amour, et les sœurs les nommeront sœurs, se ressouvenant que quoy qu'elles servent à Texterieur, elles ne laissent pas, selon rinterieur , d'estre filles de Dieu cohéritières de Jbsus-Christ , égales en na* ture , et en la prétention de la grâce et de la gloire aux plus grandes du monde ; et , qu'enfin, comme dit sainctPaul, elles et nous n'avons qu'un seul maistre Jbsus- Christ, esgalement seigneur et sauveur des unes et des autres.

Quand doncques elles seront malades , la supérieure les fera retirer dans l'infirmerie , et l'infirmerie les traitera ne plus ne moins que les autres, en toutes sortes de services , et en toutes occasions , de quelque nécessité corporelle et spirituelle qu'elles puissent avoir. La supérieure leur ouvrira son sein maternel comme au reste des sœurs, allégeant leur travail corporel par ce soulagement spirituel.

Quand elles iront faire les provisions, elles se conduiront avec tant de modestie et de retenue , qu'elles édifient un chacun : et se comporteront tout ne plus ne moins que si elles estoient dans la maison à la voué' de la supérieure.

Elles ne doivent entrer en aucune maison, ny manger dehors, sans l'avoir demandé à la supérieure, sinon qu'il y eustquelque nécessité qu'elles n'eussent pas pu prévoir avant que sortir , ny ne parle* ront, ny s'amuseront par les rues, sinon pour les affaires qu'elles y auront.

Qu'elles n'apportent nulle sorte de nouvelles de la ville , ny messages , lettres, ou recommandations» sinon à la seule supe»

rieure.

coNsimmoN ïun.

On fw reee¥ta aBeaiw mit pmr entfm-

•D la coDgregitim , qui n'ait qnlsn ate

Mcompttfl.et fiSBCHÂe IIM, al alla tat

■"■—enlée pour eatre du Aœur , M qvi te

--^1* nn grand d«atr d« la pMHteUH

pmenléai

leMiWfgu*

lamafwM.

Si quand qoelqu Bile ou hume èbH propwfc pour ntre recentf. snni toutat àtosM on la fera venif eu ta msiaoB , ot alla arrmtara quelques Jours amtn» elratt> gère, pour eetre reutt et con^derée de II supérieure et des BœuM.

Et quand la HpèHeun Jugera qu'il et Mit tempe, elle fera faire la demande dt l'anirfe par la prétendante en plein éb»- ]»tre:piilB elle prendra les vofï d«b>utei lés EjBurs, et tà Itt supérieure avec la plus. part des sœurs s'accordent ft la reeepoon, w l'admettra au preffller esuf ; le loul naaoïttolns ayant préalablement |»is I*advts du père ^irituel , qui de aOb conté s'eoquerra des conditions de la Slle, afin de mieux conseiller les soeurs en oette occurrence. ... . '.. ..',^

Lee vefves seront de mesmé condition quant à ce point; honnis qu'il faudra prendre gsrde de n'en point recevoir qui ayent des enfans, pour )a conduite desquels il Eoit vrayment nécessaire qu'elles demeurent au monde: ny de celles que Ton recognoigt estre fort tendres de leurs enfans , et sujettes à se troubler : car en* eorc que telles vefves semblent à l'abord bien disposées, tandis que la ferveur des premières impressions de la dévotion les ' anime, elles sont loutesfois grandement çujetleà peu après , aux tenlationâ de l'in- ' quiétude , à la moindre difficulté qui se présente; s'imaginant que si elles estoient su monde , elles teroient des miracles pour < leurs enfans : et ne cessent jamais de par- i 1er d'eux et de les lamenter : et quovqua | leur entrée fust grandement utile à leurs 1 enfans mesmes , pour peu qu'elles fussent bschées d'ailleure, elles prendrolcnt occasioD lie blasmer et censurer leur reirjlte, avec scandale de olusieura- J

nias, oa ttaumq^ teint mvltttm,^

Sniaatrea , ov trop «ap^ie» et MmItm, n|MaB'arTaBttnt|ra^àlaq»MM»4ll^ i«lla . «I las Mina M a'anaa&iU lin.

CooUMeooornoiiwcardsra, taalsrt i «ara poasible, de praBdnoallw «al Mt trop addonndet 1 k lo^rotù «MOMl*-

coMsntutiûM xtiVt

De r«aMt dM mHom.

La prelMidante ayant saBiiuiaiim de « réception , panm » qaMd la saperiaare l'ordonnera , hire le premier eeaay btsd

fera poflr quaiqusÉ '

darar s) elle pourra kiea a*i règles el obaemitato de la «mgre^Maa !

MqueliMon MiUMDaaM i tny iiin sue- Intent preetlqmr; et inr ferMon eaM* oTa qna M congngatiw eai ne esola di lUHMgatkm da aor-BMBM , de la inrttt' eatkn des «M, et de la MtgBMIaa di totilm las vohMiei bOÉMlnea : et en séant un mont de Calvaire , oA avec Jesus-Cliriil ses cbasies eapouses doifani estre cntcifiées spirituellement, pour aprêa oetlevie éstre ërncîMas, avec lu;. Bt oependaal oa la fera préparer par méditations et oralsons , â faire une bonne oonfession geBe* raie, sinon qu'elle l'eust desjA bicie ; ea sorte que le père spirituel et la supérieure Jt^eassent qu'il he fQstpas expédient de la refairo encore une fois : auquel cas oa luy fera seulement hîre tme confession depuis la générale qu'elle aura faicte : et elle par aprto dira de gros en groa ses Inclinations, humeurs et pessions, qui oal jusque* A l'heure principalement regoéee slle, faisant un abrégé de l'histoire de M rie, tant du mal que du bien, ârec et»' Oance et fidélité ; iRn que la supérieure entende mieux comme il II faut conduhe et faire exercer , ^rdant comme on se«ret de conscience loutcequllofaoni esté dit pour ce sujet.

Or le tempf* pretix estant paaatf, œ Vnt» les vols, lesquelles lui estant fBvorabha, Mlle se preuarera, et oa luy donnen rhàbH

Pendant )e noviciat des sœurs, od las- ' tempe de retrait«,que celle de la recrealion

do soir, qui sera employée & parier deschoses Bainctes et de dévotion.

œNSXITDTION XLVB.

diera A» forlIBer leurs caiure, et tes rendre

davolas, non d'une devoUon mignarde,

tendre ou pleureuse; mais d'une dévotion

eggalemenf douce et courageuse, humble

«tcondanie : et surtout on(»Dcurera que

la novice égale et applanisse ses humeurs

et Inclinations à la règle de la charité et

discrétion : c'esl4-dire qu'elle apprenne Ai,

ne point vivre selon ses humeurs, passions, " «upenenre ne demeurera en cbai^

Inclinations et aversions ; mais selon Tor- 1"* "?* •"** ' * '^ ^" desqueU le samedi

dre delBvrayepielé. ne pleurant, riant, I "P'*' 'Ascension de nostre Seigneur, te

parlant , se taisant que par raison , et non i '"''■P"™ assembW dans le chœur, en pre-

quand le caprice ou fantaisie luy en vient; I ""M du père spirituel, qui sera aisls* la

en sorte qu'elle reserve les démonstrations "^"^ ' *f ""«'ta"' ^ genoux au milieu det

denajoyeortlinaire.pourlearecreations; . «b"™,. e'Ie «nonoera et depowra sa su.

mclinaiion de se taire, pour le silence; per'onlé entre les mains du père spiritud

celle de pleurer, quand la grâce Teicitera qu'-ayantM^plé sa raaignatwn.rabiOtt.

, quand la grâce l'i fus larmes de dévotion, sans les employer en des Trivoles occasions. Et enOo , on luy fera entendre qu'elle ne doit se servir de son cœur, ny de ses yeux, ny de ses paroles, que pour le service de la dilection de son espoux, et non pour le service des rs et inclinations humaines.

dra de sa charge, disant ;

La congrégation tous décharge au non duPcre, elduPils.et du Sainct-Eeprit, el la remettra à l'assistance : el la supérieure demeurera ainsi déposée . et dira ses cou(perdes raulescemmises en Baohar^,el le pereepirituel luy donnera la pénitence, et elle se retirera en la dernière place. Après quoy le père spirituel exhortera de penser serieusAment è une nouv^le elec; lion pour le jeudy suivant, tans autre oonsideralion que de la plus grande gloire de Dieu , et sanctiflcation de son nran. Pnis on dira le Vmi OnatorSririhu, eton se retirera.

Le dimanche suivant, on Tera la corn* munion générale pour l'élection futnre, de laquelle élection, ny de la déposition (aicle, les KBurs ne parleront pas, ny es récréations, ny 6s assemblées; elns une chacune pensera A faire l'élection qu'elle estimera eetre meilleure selon Dieu : et dira-N>n tous les jours après Ib messe, et le soir après les litanies, le P'tni Creator Spiril««,putslejeiidy après la communion générale, faicte à celte intention, toutes les sœurs estant sorties du cbcBur, après qu'on aura mis une table au milieu d'ioelny, avec du papier, de l'encre et de ta poussière,

^_____ ___^ l'assignanterenlrera la première, et s'es*

OÛtrelaqùeile les sœure'feront trots jours I *<"it m»» * genoux , après avoir fait le si. de retraicte avant Noël, avant la Pente- gnedelacroii, elleescrira lenomdecelle costo , et avant la Présentation de Nostre- •n»'»»" '""^Ira eslire, puis l'ayant plié, elle Dame , el de plus toute la semaine saincte, , «>rlira : et les mitres , tontes l'une aprèa jn«ques après la messe du samedy, el ne j '^"l'«. farontde mesme. ■efera aucune assemblée pendant iesdlts j (ijTa|Mtw(diiiuaHttaniw4«c«iMMi*«,

GONSTmrnoN xlv.

Dei •■m cl proteiiloDi.

H ne sera jamais loisible aux novices de demander la profession, ains seulement estant interrogées de leur desrr pour ce re- ^id, elles l'expliqueront en vérité, et la supérieure aura soin de leur faire faire lee vceux, et la profession , quand il en sera tBaiie, selon les cérémonies accoutumées.

CONSTITDTION XLVI.

Du TaDODTellgmcDt st conSnuaUon d«s vnox.

Le jour de la feste de sainct Michel , la supérieure advertira toutes les sœurs professes de se préparer à faire le renouvellement de leurs vœux, pour le jour de la Présentation de Nostre-Dame , et pour s'y préparer elles feront chacune la reiraicle, selon qu'il sera ordonné par la supérieure.

sH

GOnSfllIilMllll.

A une lieore apiès mkly, te père 8|Mriloel estant revenu , sMl y a des sooon mar lades , il ira prendre leurs voix , et les eeerira en des billets , et les mettra dans la botte où les autres seront mis.

S*il y a des soBurs qui ne sçachent pas escrire, il les fera venir au parloir, et luy^ mesme escrira leurs billets : puis toutes les voix estant escrites, on ira au diœur comme le samedy précèdent , eX après avoir dit le FmdCreaior ^^MIim, , toutes les sœurs viendront les unes après les autres apporter lenrs billels au père spirituel, qui les ayant Mis reeeus dans la botte, les retirera et les- lira Tun après l'autre ; et deux des SQBurs, qui auront une liste de toutes les saurs qui peuvent estre esleuës ,avec des lignes tirées à Tendroit de chaque scBur, marqueront d'une traversée ligne du nom qui se lira.

Et enfin on verra laquelle des sonirsaura le plus de voix, et celle-là sera la supérieure, sans qu'il luy soit loisible, ny de refuser, ny de s'excuser, ny de dire des bdlesparoles; ainss'estantagenoiiiUéeelle fera la profession de foy .

Le père spirituel confirmera Telection au nom de l'evesque , en disant : Et nous, de l'autorité que nous avons , confirmons vos- (re élection , à ce que vous soyez mère et supérieure de toute cette congrégation , au nom du Père, et du Fils, et du Sainct-Es* prit.

Après quoy elle va s'asseoir en la place de la supérieure : et toutes les sœurs l'une après l'autre luy vont baiser la main à ge* noux. On dit Vj^ve maris Stella, et enfin Laudate Dowinum omnes génies; et cela faicl, rassiâlunce va e^criredans le livre le jour de celte élection.

S'il se trouvoit que deux sceurs eussent également des voix, il faudra alors que le père spirituel escrive leurs noms en une fi'iiilie, lirunl une ligne à l'endroit de chacun d'iceux; puis les i<œurs sortiront et viendront l'une après l'autre à luy, et di« runt laquelle des sœurs elles désirent, et il la marquera ()ar la traverse , en sorte que nul ne puisse voir le papier où se font les marques, ny oiiir les voix, sinon le père spirituel et celuy qui l'accompagne : et s'il y a des malades, il ira prendre leurs voix, comme dessus.

Toutes les voix estant prises, le père spi-

ritaelbniilera toiisleèbilMa,ili^*HriW soit plus ineiiioife,elqo6leafoiidaiMtt»

raniaecrettea.

An reste , on no pourra eaBre 9mmm SQBur pour snperieiirB, qd n'esDede Tm de quarante ans, et qmnoaoil pmlhMOM huit ans ; et s'il n*y en a ptsao monaatafii on en pourra eslire une des autres QMwa^ lares du mesme institut de la inbnlitiimp on du moins fiudra-t-il que oeDe qui sera esleœ, ait dnq ans de profesaioDyat tnnla ans d'âge, selon qne le ancré cooeiletadonne.

La supérieure estant asleoff, el afaH choisi celles que, selon Dieu, eDeJogsra estre plus propres pour exercer les chargMi d'assistante et ooadjutrioe , elle les proposera au chapitre, et Feledion s'en fera par la pluralité des voix : que si elles n'en ont les deux tiers , la supérieure en proposera des autres , et l'élection en estant fàide, elle choisira avec l'advis desdiles soBurs

esleuëft,oelled'entre les autres sQBurs qu'elle Jugera estre plus propre pour exercer les autres offices, et toutes demeureront en l'exercice de leun charges, jusqu'à os que la supérieure Jugera à propos de las changer.

CONSTITUTION XLVni.

Des penitencM el chastiineBi»

Le glorieux père sainct Augustin tes* moignc assez qu'il veut la justice punitive estre employée au service et conservation de la charité en -sa congregation; mais il laisse au jugement de la supérieure , la qualité et quantité des pénitences et pu* nilions qu'elle doit imposer selon la diversité des coulpes.

Co sera donc ii elle de proportionner les chastimens avec les fautes , en joign^nt des pénitences petites ou grandes , à mesure que les fautes le mériteront , ainsi qu'il se fait maintenant , et que le directoire le porte.

Mais si les fautes sont griefves , et qu'il y ait de la malice , opiniastreté , et obstination , alors elle conférera avec ses coadjutrices, pour prendre leur avis sur la correction convenable : et s'il est besoin , fera paroistre la coupable devant elles pour la convaincre , et mesme , sHl est jugé à propos , devant le confesseur, afin

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