‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographesChapitre 3 sur 365 · POUR LECLAIRCISSEMENT DE CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

POUR LECLAIRCISSEMENT DE CET OUVRAGE

(PREMIER tfDITEUR.)

Poor rerofmTwnd'^r l'onvrA^e d'un «aînl , et d'an Mint é» mérite du grand François de Sales ^ Il semble qu'on dlminueroit qaelqoe chona de son eslime , si Ton empruntoit des Hogcs hors de luy-mesme poar le fortifier : ainsi on n pensé que c*.* seroit as«pz de conseiller la lecture de celuy-^, pour eosnotstre qu'il sent enlîorement Pesprit et la douceur de ce saint eresque . et r 'l'iî wt tout remply d'une certaine onction de giaf de Dieu, qui e<t le caractérr de ses escrits. On disoit de son temps, qu'il fallait envoyer les hérétiques au solide et sçavant cardinal du Perron pour les convaincre^ et à monsieur de Genève pour les toucher; mais ceux qui auront le loisir de regarder avec attention ^on volume des Controverses ^ avoueront sans doute, qu'il a sceu cRalement et parraitement Part de persuader et démouvoir; de montrer la vérité à l'entmderoent par la forci* de ses raisons, et de la faire |)asf;er dans le coiHiravec les charmes de l'amour. Il est vray que nous -ommes du sentiment de ceux qui ont pensé que ce livre r en fait de mérite , le devoil emporter sur tous les autres qu il a composez, neanlmoins nous ne prétendons point du toul forcer le Jugement de coluy qui le lira : c'est assez qu'il le trouve non-seulement bon, non-seulement utile, mais excellent. Ce qui a fait que ce traité des Controverses n'a pas paru aujonrsitostque le reste de ses ouvrages, vient de ce que le manuscrit o'a esté découvert que peu de temps auparavant la béatification de son autheur, et par une rencontre assez heureuse. I es dernières guerre<? de la France contre la Savoye ayant donné occasion aux seigneurs de la maison de Sales de cacher et mettre à couvert de Tinjure des armes les titres les plus précieux et les plus anciens de leur famille ; enfin Dieu a voulu qu'après un assez long espace de temps . on ait trouvé parmy plusieurs papiers l'original de ce niann.scri.t sous un petit caveau de pierre de taille bien cimenté, au pied d'une grosse muraille du rhasfeau de la Tuile, qui c^t une seigneurie mouvante de la maison de ^ales : la descouverte d'un si riche depost donna

une merveilleuse satisfRCtlon A tont le monde, et singulièrement h no!$ seigneurs les evesques, nommez commissaires apostoliques au sujet du procez de la canonization de S. François de Sales ; ce fut de leur consentement que ce manuscrit en original , après une diligente et juridique vérification , fut envoyé h la sainteté du pape Alexandre VII, après en avoir fait transcrire deux ou trois copies collationnées , et recognues selon toutes les formes qui pouvaient les rendre authentiques. Mais il faut remarquer que le manuscrit en original estoil grandement en desordre, les cahiers dispersez en divers endroits , et hors de leur place , sans dislinction d'argumens, de discours ou de chapitres, et qu'il a fallu beaucoup d'application , et un grand soin; pour mettre chaque chose dans son rang C'est ce que M. le marquis de Sales a désiré de nous ; et il nous a fait des instances si continuelles cl si civiles , que quoy que nous crussions que nous n'estions p^« dignes de passer sur l'ouvrage d'un si grand saint, nous avons cru enfin que nous devions nous y soumeUre^ et que Dieu desiroit ce service de nostre zèle pour Tutilité et le bien public de la religion chrestlenne.

nous n'avons adjousié, ny diminué, ny changé aucune chose à la substance de la matière que l'adoucissement de quelques mois qui ne varient ny le suc ny la niouëile du ^ujct.

La distribution de ce traité en Irots parties est conforme à l'intenliou du saint cvesque , ce qui est aisé à vérifier par ses préfaces.

La distinction des sujets en discours séparez estoit dans l'original , non p.is partout ny avec une entière exactitude ; nous avons suppléé à ce manquement et adjousté l'argument à la face de chaque discours, afin qu'on «çeust, à veue d'œil, ce qui est traité dan.^ la matière.

La perte irreparatio de quelques cah'ers de ce manuscrit qu'on n'a jamais pu recouvrer, qiael que soin qu'on en nit pu prendre , nons a obligé de faire, dans les rencontres, des observations par manière d'eclaircLssemcnt, où nous taschons de remarquer, par de solides conjertures, ce

attesyations.

qui df voit , selon l'intennon do dewein gênerai , «Ire in<M>ré dans ces espaces vuides.

Les attestations que voas allez voir après cet èâm , TOUS persuaderont asseurement du mérite, de Tapprobalion publique, et de la ccrlitude de cet ouvragi^ ; c'est tout ce que l'on devoit dire pour vou< informer du dessein et de la disposition de cet original.

ATTESTATION

DB

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