ARTICLE VI
Deurs doivent faire Texamen deux our, à sçavoir le soir après ma- !t le malin après none , en cette près le Pater, VAve , le Credo , lit à la fin des offices , les sœurs t grâces à Noslre-Seigneur de tous fices ; et particulièrement de celuy ncte Passion ; de ses divins sacrelu bien de leur vocation ; et de ce a plu les conserver cette journée , ninistrant en icelle par sa douce utes leurs nécessitez. Faut qu'elles nt et recognoissent devant Dieu jour ne s'est point passé , sans rayent offensé en quelque sorte.
} que nous sommes aveugles en )res affaires , il faut demander la la lumière du Sainct-Espril , afin puissent bien recognoistre leurs
qu'elles disent le Confiteor jusmeâ culpâ , et se mettent à rer leurs actions , paroles et pensées, î dernier examen.
. Ireuvé le nombre et l'espèce de chez , elles les adioosteront'avec
les autres du précèdent examen , et de tous ensemble en demanderont humblement pardon à Noslre-Seigneur, achevé* ront le Confiteor, et feront un ferme propos de s*en amender, moyennant la graoe de Dieu , qu'elles luy doivent demander à cet effet , avec toute Taffection et dévotion qui leur sera possible. Apres cela , elles recommanderont à la divine miséricorde , leurs âmes , leurs corps , et tout leur estre , prieront pour la saincte Eglise, pour leurs parens et pour tous ceux à qui elles ont un particulier devoir, n'oublieront pas les âmes du purgatoire , sailleront Nostre-Dame , leur bon ange , et les saincts protecteurs. Si en s'examinant elles ne peuvent rien remarquer, elles s'abaisseront profondement devant Dieu, lui rendant grâces , et confessant neantmoins qu'elles ont fait plusieurs fautes , dont elles n'ont pas mémoire ny cognoissance.
Pour faciliter leur examen , il leur sera fort utile , lorsqu'elles tombent en quelques fautes parmy la journée , de s'examiner sur le champ , et regarder un pea par quel mouvement elles l'ont faict, pour s'abaisser devant Dieu , et graver cela dans l'esprit , pour le mettre en l'examen du soir. ,
En l'examen du matin , il n'est pas requis d'y apporter tant de formalité ; ains seulement après le Pater, VAve, et le Credo , il faut dire le Confiteor, et regarder un peu comme Ton s'est comporté la matinée es offices et oraisons ; puis si Ton trouve quelque faute , l'adjouster aux précédentes , et faire l'acte de contrition , avec un ferme propos de s'amender.
Pour s'ayder la mémoire afin de bien cognoistre leurs fautes , elles regarderont comme elles se seront comportées en l'oraison , aux offices , aux silences , aux assemblées communes , et si elles ont esté employées en quelque chose extraordinaire, comme aussi si elles ont eu congé de parler en particulier, de quels propos elles se sont entretenues , car c'est là où il est dangereux de faillir.
Outre cet examen gênerai , les sœurs pourront practiquer le particulier, lequel se fait d*une vertu particulière , qui soit la plus convenable , et qui s'oppose
OnUBBTOIIIB.
temont aux imperfeotioM auxquelles Pott 86 MDl plus inoliné.
Bt non-seulement les sœurs peureat prsctiquer cet examen en elles-meames i mais encore autour des bonnes festes ^ ut quant la supérieure le trouvera bon , ellts pourront fsire quelques entreprises, et défis ensemble , pouF la praciique de queK ques Tertus.
De la releetimu ARTICLE Vn.
Que les sœurs n'aillent pas au réfectoire seulement pour manger, ainspour obeyrà Dieu et A la règle , ouYr la saincle lecture , dire les coulpes, recevoir les advertissemens , et faire les mortifioations qui y sont peur l'ordinaire practiquée^. Qu'elles y entrent avec gravité et modestie, les robbes abbattuèto et les yeux en terre. Feront l'inclination au crucifix • et se rangeront de ahoenir en chosup. Trois se pourront mettre à genoux dexant la table de la superieuie pour dire chaoune une ooulpe, oourtement et clairement, parlant médiocrement haut, afin qu'elles puissent estre aisément entendues.
La supérieure dira le Benedicite , etc. , devant sa place , les sœurs tiendront les mains jointes , et s'inclineront durant la bénédiction , et devant que de s'aller asseoir.
La lectrice estant debout les mains jointes , sMnclinant avec celle qui doit servir à table , dira : Juhe , Domine , benedicere. La supérieure repondra :
menêœ^ etc. La lectrice montera en chaire , où estant debout , les mains jointes , dira : In nomine Domini Jesu- ChrisH. Les sœurs respondront : Amen,
Elle commencera sa lecture. La supérieure donnera le signe • disant : Au nom de Dieu ; et les sœurs déplieront leurs serviettes. Elles ne laisseront pas des places vuldes , sinon aux deux bouts pour celles qui manquent, lesquelles baiseront la terre BU milieu du réfectoire, devant que de s*asi>eoir, si c'est par négligence qu'elles vienlent tard.
S'il y en a quelqu'une qui soit trop délicate, ou trop avide à manger, qu'elle lasse en entrant une bonne resolution , en •mvogiuaplk la grâce de Noitre-Seigneur^
afin de se surmonter (OonrageusenaBl. Qk la dofiillette considère le M qui ftit pu» sente à Nostre-Seigneor, an làri da m plus ameres douleurs. Qoe aalle qm eil trop avide pense aux abatimmoesei^nsMi rigoureux des pères du deaert » etde toii d'autres saincts qui ont si paissamms|l surmonté leur sensueUté.
Qu'elles ne sortent point de table aaM s'estre mortifiées en quelque cbose ; et qv neantmoins ailes usent sans acniputonj cérémonie des viandes qui leur aerpat données pour le soulagement de leurs infirmités , prenant indifléreniment de k main de Nostre-Seigneur, tant en vinndsi, comme en toutes autres choses, ce qu'eUsi aimeront , comme ce qu'elles n'aimspsal pas , voire mesme à l'infirmerje ; et rast* vront ce qui leur sera donné avec aeliai de grâces , recognoissant qu'elles ne ne* ritent pas un si doux et ai charitable traite ment.
Quand on fait les mortificatîona vsilisi (ce n'est que quatre ou cinq à la fois) ; la sœurs à qui on baise les pieds, en avanceront un, s'inclinent un peu, et se tiendrool debout et courbées quand Cest la supérieure. A la fin , celles qui les auront baisez , retourneront au milieu du fefeç|oire baiser la terre , et retourneront en iear> places. Celles qui mangent à terre , ayast achevé , se tiendront à genoux ou assises, en la mesme place , jusques au sigoe, lequel estant donné , elles baiseroot II terre , et se tiendront en leur rang.
Les jours de feste et chapitre , et eo Tabsence de la supérieure , assistante, os commise , on ne dira point de coulpes dT d'advertissemens.
Celle qiii servira , troussera sa robbe et ses grandes manches jusques au coude* ceindra un devantier, et prendra sur le fenestre du service l'ais chargé de portiotf* Elle fera l'enclin au milieu du refectoiret pujs à la supérieure , luy présentant se portion , et toutes les fois qu'elle passere devant elle. Elle donnera la portion de l'assistante , et poursuivra le chœur de le 1 supérieure, puis celuy de l'assistante. Chacune prendra sa portion sans choix. Elles ne s'envoyèrent rien l'une à l'autre , e^ cepté la supérieure , quand elle le jugerai propos.
CaUe qi^ servira prendra «»rde on^iiei
miusoToiiiB.
Hqiie ftïïx fKBnrs* A la fin d6 ta pn> table , elle mettra les potages de la |e, Les sœurs seront fort tranquilles près au refpçlolre.
ant le repqs . pp lira une fois l'année Uumieret Directoire , excepté celuy lirectrice et lei^ mortifications; et ce t le temps de la visite , et une autre ans la mesme année la préface des , et une fois Tannée lei^ entretiens et inons, selon les festes qui echéent.
fes le repas , la supérieure donnera le )Our finir; la lectrice dira : Tu au^ 7omine , miserere nobis ; et toutes Iront : Deo i/ra^'cw.Elle viendra avec )ui aurii servy, laquelle abattra ses les et sa robbe, et baiseront la terre ieu du réfectoire, feront Penclin à la eure , et s'iront mettre à table, upericure commencera les grâces du ire , selon le temps , devant sa place, sœurs, rangées comme au Benedi" repondront. Après cela , on fera les lissemens.
sœurs domestiques et dépensières , lent leurs coulpes, se mettront à gelevanl la supérieure, puis se retireprès les avoir dites, ^emainiere commencera le De pror , que les sœurs poursuivront allerment , et s*approchant deux à deux, 9 chaque chœur, feront Tenclin à la eure, et s'en iront , ayant finy le De fidU , en silence au lieu de la recrea-
DCtrice de la seconde table comment finira la lecture comme à la pre- , sans relire ce qui aura esté Ieu.
1 collation, on ne dira que VAvê i avec le signe de la croix, pour Bête et grâces. L'on donnera environ >nces de pain avec un peu de fruit 1 cmd, et fera-t-on la lecture tout au
dimanches, toutes se mettront à gepour recevoir la bénédiction de la ëure, après celle de la lectrice.
fJtp ^ r^ieatioD.
ARTICLE VIIL
sœurs allant au lieu de la récréation, ideroBt à Nostre-Seigneur la grâce
de n*j rien dire ny fUre qui ne aolt à aa
gloire. Estant entrées, la première parole sera : Dieu soit beny; ce qu'elles observeront de dire poup premier salut , mesme au perloir. Puis, qu'elles se rangent promptement , et prennent leurs ouvrages, lesquels elles doivent tousjours tenir au lieu de l'assemblée , ou si proches, qu'elles les puissent prendre commodément.
Qu'elles ne portent point aux récréations des contenances tristes et chagrines, ains un Yisage gracieux et affable ; et qu'elles s'entretiennent ainsi qu'il est porté par les constitutions. Et comme les sœurs doivent avec simplicité et franchise se recréer par obeyssance. aussi doivent-elles par dévotion s'affectionner à parler souvent des choses bonnes.
Si quelqu'une estoit sujette à parler d'elle-mesme , à faire des esclats de rire; parler trop haut, et faire telles autres immodesties, qu'elle fasse en entrant un petit regard sur cette imperfection et se résolve d'estre sur ses gardes, afin de n'y pas tomber, invoquant pour cela la grâce du Sainct- Espritet le secours de son bon ange.
Qu'elles n'estiment pas que ce soit peu de vertu de faire la récréation comme il faut; et que partant elles n'y aillent pas par manière d'acquit et par coustume ; ains avec préparation et dévotion.
Une sœur tour à tour avertira do la présence de Dieu , et par intervalle , durant la récréation, et à la fin dira quelque bonpe et saincte retenue.
La dernière demi-heure de celle du soir sera employée à la lecture de l'epistpa et de l'evangiie du lendemain , si e'est feste, ou de quelque point pour la communion, ou de dévotion, ou à s'entretenir ou conférer de quelques bons et pieux sujets , ainsi que la supérieure avisera.
A la fin elles penseront à oe dont elles auront besoin , tant pour leurs ouvrages que pour leurs charges, afin da le demander.
Les officieres marqueront aux sœurs rheure commode de leur donner ca qu'elles auront besoin. Biles l'observeront fidèle^ ment.
Celles qui auront beaucoup de ohoBes à faire venir de la ville, elles l'eacriront en un billet qu'elles donneront à Pœconoae.
L'aaaiatante advertira aussi de te qu'on
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aura à faire pour Toffioe , quand il y aura quelque chose d'extraordinaire*
Dfl titonct.