LIVRE II , eHAMTRE V
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oilto netme nature demsureroU ferme au serviee du Sauveur; partant Dieu qui «voJl ti amplement glorifié sa miserioonle au deiaeia de la création des anges , vou* hii aussi magnifier sa justice, et en la foifurdoson indignation, résolut d'abandonner pour Jamais eette triste et malheurtose troupe de perfides , qui en la furie de laor rébellion Tavoient si vilainement abandonné.
Il previd bien aussi que le premier hamine abuseroit de sa liberté , et quittant lagraee il perdrait la gloire; mais il ne voulut pas traioter si rigoureusement la lature humaine, eomme il délibéra de tualoter rangelique.
C*e8toii la nature humaine de laquelle il avait résolu de prendre une pièee bienheu* renae, pour Tunir à sa divinité. Il vid que fl^Moit une nature imbecille (4), « un vent qoi va et ne revient pas, a c'est-à-dire, qui sa diaaipe en allant. 11 eust esgard à la surprise que Satan avoit faicte au premier kemmè, et à la grandeur de la tentation qui le ruina. Il vid que toute la race des hommes perissoit ppip la fav^ d*un seul : si que par ces raisons il regarda nostre natureen pitié, et se résolut de la prendre à raercy.
Mais afin que la douceur de sa miséricorde fust ornée de la beauté de sa justice, ildolibora de aauver i'borame par veye de rédemption rigoureuse; laquelle ïA se inqvaBt bien faire que par aon Fils » il eatâblit qu'îeeluy raobeiteroit les hommes, no> seulement par une de ses actions auMureuses qui eust esté plus que tre4* sqfiaante à racbetter -mille millions de SMindes, mais encore par toutes les innu* merablM actions amoureuses et passions douloureuses qu'il forqit et souffriroit ju»< (pies à ia mort, et la mort de la croix à la* quelle il la destina , voulant qu'ainsi il se rtndiat compagnon de nos misères , pour ■eus rendra par après compagnons de sa gloire; BMMistrant en cette sorte les ri^ ehessasdesabooté, par cette fed«mpltfofli copieuse, abondante, surabondante, mat* fKifique et eseesaive, laquelle nous a acquis et eomme reconquestex tous les moyens necssaairea pour parvenir à la gloire , de sorte que personne ne puisse jamais se doua hiir, oomme si la miséricorde divine man* quoi( ii quplq^*Ma.
(1) vmL LUf «, as. •« rni. cmxwl, f.