PETIT DISCOURS, ETC
célestes, saintement jaloux de nos pieux transports, ne veulent pas se laisser vaincre, et leurs joyeux accents, leurs vivat redoublés font résonner d'un bout à l'autre les voûtes du ciel : Vive Marie ! Vive Marie ! Ne leur cédons pas, mes bien-aimés ; que ce soit plutôt, à qui de nous enverra le vivat à Marie avec la voix la plus forte, la plus sonore, et l'enthousiasme le plus ardent; voyons, répétez tous avec des transports d'amour : Vive Marie ! Vive Marie !
II. Qui pourrait douter maintenant que la très-sainte Vierge, témoin du haut du ciel de la tendresse de nos sentiments à son égard, n'étende le cœur et la main pour répandre sur nous ses plus larges bénédictions? Oui, ayez confiance dans la souveraine bonté de cette Vierge incomparable, et je vous assure qu'elle est toute prête à bénir cette ville (ou le village de N.). Bénissezla donc, ô Vierge sainte, bénissez-la. Et vous tous, préparez-vous à recevoir un déluge de bénédictions; car, s'il faut vous dire ce que je pense, il me semble qu'en ce moment la Reine des cieux, du haut de son trône, promène ici-bas ses regards, et cherche parmi nous un nouveau sujet de joie pour son cœur, un nouveau lustre à sa gloire. Et avec quelle satisfaction elle contemple la tendre piété dont vous honorez cette chère et pieuse image qui la représente, sous le titre de Notre- Dame du saint amour : Mater pulchrœ dilectionisï Profitez tous d'une si belle occasion : avant donc que la très- sainte Vierge répande sur vous ses bénédictions, et pour que ses bénédictions soient fécondes en fruits de salut, recueillez-vous en vous-mêmes, et que chacun tâche de lui faire quelque pieuse offrande, comme serait, par exemple, de ne jamais plus commettre de péché mortel, de renoncer à tel vice, d'embrasser quelque vertu, ou toute autre semblable.