LXXXIV
A MGR BELMONTB, A ROME.
[Florence, le 20 avril 1751.) Monseigneur,
Que la grâce de l'Esprit saint soit avec vous.
Je vous écris à la hâte, parce que je suis arrivé à Florence le jour même du départ de la poste, et à peine ai-je le temps d'écrire au Saint-Père ; j'ai mis sous le même pli la lettre adressée à Mgr Millo, afin qu'il l'ait plus tôt; je dois lui écrire par rapport aux missions dans les Montagnes de Bologne.
Pendant le voyage que j'ai fait en voiture pour obéir au Saint-Père, j'ai lu le règlement pour l'établissement des Orphelins, et par conséquent pour le couvent des Quatre-Saints : j'ai admiré de plus en plus votre talent; impossible de faire mieux : grâces en soient rendues au Très-Haut.
(1) 43e de redit, ital.
VIE s. c. 51
Quand vous aurez fait imprimer le bref traduit, je désire en avoir au moins trois exemplaires. Demain je me rendrai chez le Ministre de la justice de la Régence, pour voir s'il lui répugnerait qu'il fût étendu aussi aux Couvents de Toscane, et je vous écrirai le résultat de ma démarche.
Je ne m'étends pas davantage pour le moment, parce que je n'en ai pas le temps. Je vous embrasse dans le Seigneur et vous prie d'agréer mes respects.
Votre très intime et très dévoué ami,
Fr. Léonard de Port- Maurice, Missionnaire Récollet.