SOUS-IDTMDANT MILITAIRE AU SERVICE DE NAPLES
Foggia, le ao aun 1807.
C'est à présent, mon cher sous-intendant, on pour mieux dire sous-ministre , qu'il faut me protéger tout de bon , et mettre aux pieds de Son Excellence le tableau de mes misères. D y a de quoi attendrir le cœur même d'un ministre. Mais si votre éloquence appuie mes hum* bles supplications, je ne doute pas que Monseigneur n'obtienne de Sa Majesté une décision particulière en ma faveur, moyennant quoi on me paiera le montant de mes états de perte, lesquels existent, duement certifiés, visés, enfilés et oubliés dans vos paperasses.
Si c'est vous , comme je crois , qui avez rédigé la lettre de Monseigneur l'ordonnateur en chef à Monseigneur le ministre , relative à mes lamentations , le diable vous puisse emporter ! que vous en coûtait-il de convenir que j'étais à plaindre, et digne, autant pour le moins qu'aucun de ceux qu'on a remboursés , de la compassion du roi? Si cela était vrai, comme il l'est, il le fallait attester pour l'amour de la vérité, sinon pour l'amour de moi. Supposons que vous fussiez sur le point de faire un bon mariage , irais-je conter au beau-père vos fredaines galantes. On est ami ou on ne Test pas. Adieu.