A M. COLBERT
[SSAmE ORDONNATEUR.
Foggia ) I« aafcSrrier 1807.
Mon cher ordonnateur, je suppose que tous êtes maintenant à Naples, où Toh tous attendait lorsque j'en suis parti; tous tous dÎTertissez, et ne songez guère à moi qai m'ennuie fort , et pense souTent à tous , bien fi&ché de ne plus tous Toir. Voilà une douceur à laqpielle tous ne sauriez tous dispenser de répondre ; e'êêi dane pour tous dire que tous m'écrÎTiez. Joignez à TOtre lettre une petite note de la petite sonmie que tous aTez à moi ; chose utile , nécessaire même, en cas de mort ou de départ de TOtre part ou de la mienne ; tous saTez ce que c'est que de nous : si on meurt de plaisir ou d'ennui , nous sommes tous deux en grand péril.
n y aTait dans ce pays-ci beaucoup de brigands , même aTant que nous y Tinssions; le nombre en augmente tous les jours. On détrousse les passants , on fait le contraire aux filles ; on Tole y on Tiole, on massacre ; cet art fleurit dans la Fouille autant pour le moins qu'en Calabre, et devient une ressource honnête pour les moines supprimés , les abbés sans bénéfices , les aTOcats sans cause , les douaniers sans fraude et les jeunes gens sans argent; tout Toyageur qui en a, ou parait en aToir, passe mal son
temps SUT les routes. Pour moi , dont l'équipage fait plus de pitié que d'envie, je prends peu d'escorte, et voyage en ami de tout le monde.
Cêêi pour vous dire enfin j que je tous embrasse et me recommande à TOtre bon souTcnir. Xembrasse aussi le sous-*intendant I et lui souhaite de devenir quelque jour surintendant pour ne point trouver de cruelles.
Jamais snrinteiidaiit trouya-t^fl de craèUes T
C'est Boileau qui a dit cela j et il parlait , je crois , d'un de Vos aïeux qui était surintendant ; dont bien vous prend.
De vos nouvelles bientôt , je vous prie, on si paresse vous lie les doigts , faites-moi écrire par l'ami commun ; supposé queles amis comme lui puissent jamais être oommuns... Au diable le calembourgi Dieu vous garde.
AL HIG^K FRANGESCO DANIELE j
i^RIVATO BmUOTEGARIO DEL RE DI NAPOLI , etc.
Foggiâ, 94 nano 1807.
Si voies hene eêi, êgo vaUo. VàUo si; ma ho aTUto febbri e raffredorî , ed altri incommodi che m'hanno in smo a qaesto momento tolto il piaoere di potervi scriTere. Minacciato tuttavia prima che assalito da si fieitti malamii , ho presto dato di piglio alVusata medicina, mangiare ]K>oo e bticare assai ; con qnesta panacea e l'ajuto di Dio , mi son goarito di modo che sto come una lasca; e , se sapessi che di Toi fosse lo stesso , sarei contento qaanto puô essere nn galanfaomo. A Foggia , cioé in terra laironum, pullolano i ladri ^ ed à un' arte il robar cosi onorata e profitterole, e semsa pericoli , che tatti la TOglion fare ; chi coUo schioppOi chi colla pemia, e meglio anche al tavolino che alla macchia. Gran fatica si prépara a* futnri Tesei ; ma parliamo d'altro. Questa bmtta commissione impostami per commando rég%tm iimendorum in proprioe gregee non ya aTanti , cosl non posso più sperar di rivederri ewn kirundine prima $ anzi duhito e temo di doyer più e più mesi stare lontano da Toi , il che non era niente necessario a farmi gustar la Tostra veramente aurea conyersazione. /Lffè di Dio, don Cicciomio, dacché vi lasciai
non ho irovato con chi barattar due parole; qui vengo a cercar muli> ma son tatti asini che in Tederli mi fiuino esclamar : dov'é il caro don Ciccio qui iurpi seeemil honeêtum? Dôv'è il padre abate che dovea venir con me? Ma quanto fù più accorto a non partirai mai da yoi ; e don Giuseppe nostro coir amabile consorte sua; e donna Giulia j tutti Ti piango ; mi par mille anni di riyederyi tutti. Ma quando sarà, Dio lo sa.
Ora , che yi pare del mio scriver toscano ? per me , credo scrivervi cruscheTolissimeYolmente; ma se a caso, questo mio cicalare non fosse prqprio di nessun^ lingua per Toi intelligibile , basta V é noto Taffetto mio , e se non troppo m'iutenderete , indoyinerete almen quanto vorrei ; ma non so significarvi meglio* FaU, fae tU me ame^ et nalêhidmem iuam diUgentùêimi €urê9.