‹ Œuvres complètesChapitre 20 sur 54 · CHEF DE BATAILLON DU GÉNIE» A BRESGU · texte numérisé non relu

CHEF DE BATAILLON DU GÉNIE» A BRESGU

Vérone , le a février 1808.

Jai troaTéici les meilleures gens du monde. Le colonel Faore m'a traité on ne peut pas mieox , et ses arrêts de rigneur me plaisent bien plus que les caresses de certains généraux. Malheureusement il s'en va, et me laisse sous la patte du major, avec lequel je serai peut-être un peu moins à mon aise , surtout si ma retraite (1) finit plus tôt que je ne l'espère : ce senrice de garnison me donne par ayance des nausées.

Je ne suis pas encore établi ; j'occupe provisoirement un logement de lieutenant , dans lequel j'aurais bien de la peine à te recevoir : c'est le seul inconvénient que je lui trouve, car mes hôtes sont les meilleures gens du monde, et le soleil ne pandt guère sur l'horizon que je n'en aie quelque rayon. Tes visites sont les seules que j'aime. Depuis que je t'ai quitté je n'ai trouvé personne avec qui causer, et n'ai pas entendu un mot qui me soit resté dans la mémoire. Si tu pouvais venir passer ici quelques jours , nous ferions mille ehiaeckierê , mille

(1) Les arrêts.

promenades aux environs , car je sors tant que je venx , et n'ai rien à faire , c'est-^-dire aucun service; en un mot je ne fus jamais plus libre^que depuis que je suis prisonnier. Adieu; donne -moi de tes nouvelles, et ne soyons plus des siècles sans entendre parler l'un de Tautre.

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