AIDE-DB-GAXP DV &0I
Tarente, le 98 mai 1806.
MoMsiEna ,
Il n'y a point , que je sache , de dUeuênon entre moi et le directeur de l'artillerie ; mais s'il s'en élevait une , vous n'en seriez pas le juge. Tignore quelle est TOtre mution, et ce qu'elle peut avoir de conmiun avec la mienne , dont je ne dois de compte qu'au général commandant en chef l'artillerie. Si le colonel Torre-Bruna veut bien dépendre de vous , il a sans doute des motifs que je ne partage point. Conmie aide-de-camp du roi , vous pourriez m'apporter les ordres de Sa Majesté , si j'étais d'un grade à recevoir cet honneur. Mais en votre propre nom , je ne vois pas ce que vous pouvez commander ici , et l'espèce de menace que contient votre lettre n'a rien pour moi de fort alarmant.
J'espère , monsieur , que ce langage ne vous offensera pas de la part d'un homme qui ne cherchera jamais qu'a mériter votre estime.
( Voir ci-après la lettre de Gassano do la août. )
Ka^OÊÊsmax^
A M. CHLEWASKI ,
A TOULOUSE
Tarentelle 8 juin 1806.
Monsieur, j'apprends que tous êtes encore à Tonlouse^ et je m'en félicite , dans l'espoir de tous j reroir quelque jour; car j'irai i Toulouse, si je retourne en France. Deux amis , dans le même pays , m'attirent par une force que rien ne pourra balancer ; mais en attendant , j'espère que vous Toudrez bien m'écrire , et renouyeler un commerce trop long-temps interrompu ; commerce , dont tout le profit , à TOUS dire Trai , serait pour moi ; car tous Tires en sage , et cultÎTez les arts ; sachant unir , selon le prè» ceple , rutile â l'agréable , toutes tos pensées sont comme infuses de l'un et de l'autre. Mais moi , qui mène , depuis long-temps , la TÎe de Don Quichotte , je n'ai pas même comme lui des interralles lucides ; mes idées sont ton* jours plus ou moins obscurcies par la fumée de mes canons ; TOUS , ofaserratenr tranquille , tous saisisses el notes tout; tandis que je suis emporté dans un tourbillon qui me laisse ipeine discerner les objets* \oa§ me parlerez de TOS tiuTaux , de tos amusements littéraires , de TOs efforts unis i ceux d'une société saTante pour hâter les progrès des lumières , et ralentir la cbnie du goAt.
Moi , de quoi pourrai-je vous entretenir ? de folies , tantôt barbares , tantôt ridicules , auxquelles je prends part sans savoir pourquoi ; tristes farces^ qui ne sauraient vous faire qu'horreur et pitié, et dans lesquelles je figure comme acteur du dernier ordre.
Toutefois , il n'est rien dont on ne puisse faire un bon usage; ainsi, professant Tart de massacrer, comme l'appelle Lafontaine , j'en tire parti pour une meilleure fin , et d'un état en apparence ennemi de toute étude , je fais la source principale de mon instruction en plus d'un genre. C'est à la faveur de mon harnais que j'ai parcouru l'Italie , et notamment ces provinces-ci , où l'on ne pouvait voyager qu'avec une armée. Je dois à ces courses des observations, des connaissances, des idées que je n'eusse jamais acqubes autrement; et, ne fût-ce que pour la langue > aurai-je perdu mon temps , en apprenant un idiome composé des plus beaux sous que j'aie jamais entendu articuler! Il me manque à présent d'avoir vu la Sicile; mais j'espère y passer bientôt, et aller même au-delà, car ma curiosité, entée sur l'ambition des conquérants, devient insatiable comme elle, ou plutôt, c'est une sorte de libertinage qui, satisfait sur un objet, vole aussitôt sur un autre* J'étais épris de la Calabre, et, quand tout le monde fuyait cette expédition,-moi seul j'ai demandé à en être; maintenant je lorgnelaSicile, je ne rêve que les prairies d'Enna, et les marbres d'Agrigente ; car il faut vous dire que je suis antiquaire , non des plus habiles , mais pourtant de ceux
qa'on attrape le moins , je n'achète rien , j'imite le oomte de Haga , ehê iuiio vede , pœo eomfra e mêno paga. Cette épigiamme on cette rime fat faite par les^Homains, Je pins malin penple dn monde , contre le roi de Suéde , qui passait éhen^ eux sons le nom da comte de Haga*. Je n'emporterai de l'Italie que des souvenim et quelques inscriptions.
C'est tout ce que Ton trouve ici. Tarente a disparu ^ il n'en reste que le nom, et l'on tie saurait mÂme oà elle fut, sans les marmites dont les débris, à quelque di»* tance de la viUe actuelle, indiquent la place de l'an-^ cienne. Vous rappelez-yous à Rome Manie Tesiaeeio (qui vaut bien Montmartre), formé en entier de ces morceaux de vases de terre , qu'on appelait en latin Uêiaj ce que Je puis vous certifier , ayant été dessus et dessous. Eh bien ! Monsieur, on voit ici , non pas un Manie Teêtoeaio , mais un rivage composé des mêmes éléments, un terrain fort étendu , sous lequel en fouillant on rencontre , au lieu de tuf, des fragments de poteries , dont la plage est toute rouge. La c6te qui s'âboule , en découvre des lits îmtnenles; j'y ai trouvé une jolie lampe; rien n'empêche que œ ne soit ceUe de Pythagoie. Mais dites^moi , de grftoe, (pi'étaient donc ces villes dont les pots cassés formaient des montagnes? Ex ungtiê hanêm. Je juge les Anciens JÊX leurs cruches , et ne vois chez nous rien d'approchant. Plenez garde cependant qu'on ne. connaissait point alors nos tonneaux , les cruches en tenaient lieu ; partout où ▼os traducteurs disent un tonneau, entendez une dru- 4- 7
olm. C'était une oraohe qu'habitait Diogène , et le carier diX\La Fontaine est tme «ruche dans Apulée. Dana les viUea conuBie Rame et Tarenle , tl s'en faiaait chaque jour un dégât prodigieux ; et leiora débris, entassés atec les afatitg mmondices , ont sans doute produit œs amas que nou^Toyons. Que ¥Ms semble ^ Monsieur^ de men érudition? Vous seriez-YOus imaginé qu'il y eM. eu faut de èr\i€hea anatiefbis, elqùe le ffiombre en f)ftt diminué ?
sJenrois^ tous lea yourale Galèse, qui n'a rien de plus «actrraiUeux que iiotre rivière des Gobelii», et mérite bien; moins Tépilhéte de noir, que hii donne Virgile :
Qua niger humectât flat^tmtim, eultm GtJmuâ
Il fallait dire plutôt:
Qua piger kumectans armtia culta GaUsùs.
▲u. reste , Jesimoissons sur ses bords ne sont plus blondfist) mais Muiackes ; car c'est da coton qu'on y recueille. Le> dukê fêUMê ovihuê Galem , est deyemi tout aussi fiiifx; eair on n'y toH pasunmoutpn. je crois que le nom de ce fleuve a)fait sai SorUme idiea ks poèHas^ qui ne se piquent pas d'aoBactîtude y et pour un nom hanmirieux donneraient bien d'autsea souflats a la yénté. D est prc^ faablc que Blandnse, « quelques milles dfiei, doit aum mémea iitrea sa célébrité ^ et , sans le témoignage de TitefLiTCi je serais tenté de eroi9e> quels grand mérite deXempé fut é'^nriclmrles wrs de syHabessOUMes. Oki
a Temaïqné, il y a lDii|^4émp8| qpe ks poêles Tatilettl partout Sophocle y xtttemiemk Euripide ^ dont le nom n'^a^ trait guèiea dans les yers , sans rompre là mesure. Télte est leur bonne foi entre eux; pour flatter l'oreille et gagner ce juge BUpetbe , comme ils rappellent , rien ne leur coèle ; ainsi , quand Horace nous dit qu'il faut à tout' héros I pour deVénir immortel , un poète , il devrait ajouter et un nom poétique ; car, à moins de cela , on n'est inscrit qu'en prose au temple de mémoire ; c'est le seul tort qu'ait eu Ghildebrand.
Lorsque vous m'écriTez, Monsieur, dites-moi , s'il yous
plait , une chose : allez-¥0us toujours prendre. Tair,^ )» soir, dans cette saison-ci^ par exemple, sous ces peur*pliers au bord du canal? Ahl quelles proo^enades j»'aî faites en cet endrpit-lil quelles sèteties ^quand j'y: étais • seul ! et avec vous quda eniretiena I d'autant fini h^ihreux alors quft j» Sentais num boiifaettr. Les lemps sont bien obangésy pomr moi do aMjins»' Mais quoi! nui bien ne peutdiD^cr tonjolirs, e^^st'beâteoup d'avoir le souvenir de pareHs iMtants , ^ l'espoir de les voir renaître. Un Jour, et peuti-étre plus tôt que nous ne le croyons , TOQB et moi nous nous tetrôuverons ensemble au pied
de ces pautres Phaétuses ! Salùêz-Ies un peu de nia pa^rt ,
•, • '.Il
et donnez-moi bientôt , je vous en prie , de. leurs i^>uvelleset des vôtres. . .
Cependant Courier avait expédié de Tarente plusieurs Mil* ment* chargés d'artillerie , qui étaient arrivés à Crotone , et ,
jugeant sa mission finie , il se décida à revenir -liii-méme. Il s^esahàrq^a .donc dans là nuit du lo au 1 1 fuin arec le capitaine Monval et deui canonaiers sur une polaque <pii portait un dernier chargement de douze pièces de gros canon et d'autant d'affûts. Au jour , il reçut la chasse d*un brick anglais qui le gagnait de Vitesse. Se voyant alors dans Fimyssibilite de sauver le bâtiment , il ordonna au capilaine de faire ses dispositions pour le couler et se jeta dans la chaloupe avec l'équipage. Mais l'effet ne répondit pas à son attente ; et , avant de gagner .> la terre , il eut le déplaisir de voir les Anglais s'emparer du navire abandonné. La chaloupe aborda à l'embouchure du Cirati , près de l'ancienne Sybaris ; les quatre Français se dirig^'eut vers la petite ville de Coifgliano , qu'on voyait deux lietl^'aunielè sur une hauteur. Mais avant d'y arriver ils tomberênt entre tes mains d'une bande de ces Calabrais qu^à juste titr» alors on appelait brigands. Qeu%«ci, après leur avoir enlevé les' artnes , l'argent et même les vêlements , se dispos^^t à ^ fusiller. Un' des canooniers pleurait et montrait une.finajfur qui augQientait eAcoM le (dfnger^ Gourier, éleyant.^ors.la voix , Jjai dite Quoi i .tu ea soldat. fiançais, et tu crains de mourir ?,pans ce moment aarivH le syndic de Corigliano avec quelqi^es hommes* I^e se trouvant pas assec fort pour imposer aux brigands , il feignit dç partager leur
rage ; et , paraissant plus acharné qu'eux-méoijes : Camarades » dit-il , 'point de {race à ces coquins de Français , mais conduisons-les en ville , afin que le peuple ait le plaisir d'assouvir luimême sa vengeance. Il obtint ainsi qu'on lui remît les prisonniers , et les fit jeter dans un cachot : mais , des la nuit suivante , il les fit sortir , et leur donna un guide qui , par
des chcminB de traverse , les conduisit à Cosenza , où if y avait ganiisoQ française^
Courier sqouma quelques jours dans cette ville , et un de ses camarades qui s'y trouvait le pourvut fie vêtements ; il en partit le ig juin pour rejoindre le quartier-général , et coucha le mène jour à Sdgliano. Le lendemain , sur les hauteurs de Nicastro , il fit encore rencontre de brigands : trois hommes de son escorte furent tués , et il perdit une partie des nippes qui hii avaient été données.
Enfin , Te 21 juin , if arriva à'Monte-Lebne, où se trouvait le général Reynier , qui avait déjà cônnaissantîe dé la perte du dernier convoi d'artillerie; ta lettre suivante rend compte de son entrevue avec lé général.
OFnCIEK D'ARTILLERIE , A GOSENZA.
MQiito<^i«Mit ^ it aa' itiiii iteô.
J'arrive : sais-tii ce qu'il me dit çn me "voyant : *r- Ha!
ba! c'est donc tous qui fiutes prendre 1^09 Oftnoiia? Je fus
fi étourdi de Tapostrophe^que je ne pua d'abord répomdre; mais enfin la parole me vint avec la inge-i et j« Im dis bien son faii. — Non ce n'est pas moi qui les ai tàii prendre ; mais c'est moi qui tous fais avoir ceux que TOUS avez. Ce n'est pas moi qui ai publié un ordre dont le succès dépendait surtout du secret ; mais je l'ai exécuté malgré cette indiscrétion , malgré les fausses mesures et les sottes précautions , malgré les lenteurs et la perfidie de ceux qui devaient me seconderi malgré les Anglais avertis , les insurgés sur ma route , les brigands de toute espèce, les montagnes , les tempêtes, et par-dessus tout sans argent. Ce n'est pas moi qui ai trouvé le secret de faire traîner deux mois cette opération , presque terminée au bout de buit jours ; quand le roi et Tétat-major me vinrent casser les bras ! Encore , si j'en eusse été quitte a leur départ; mais on me laisse un aide-de-camp pour me surveiller et me hâter, moi qu'on empêchait d'agir depuis deux mois , et qui ne travaillais qu'à lever des
obstacles qu'on «le auisGÎtait de tous c6léa } moi qui , afwés aToir donné de ma poche mon dernier a^^ ne pua obte^ nîr menue la paie des hommes que j'employais ; et où seiais-je à présent , ^i je n'eusse d'abord envoyé prome^ lier mon surveillant , trompé le ministre pour avoir la moitié de ce qu'il me fallait , et méprisé tous les ordres contraires à celui dont j'étais chargé? Ce ne fut pas moi qui dispensai la ville de Tarente de faire mes transports; mais ce fut moi qui l'y forçai , malgré les défenses du roi. En un mot, je n'ai pu empêcher qu'on ne livrât, par mille sottises, douze pièces de canons aux ennemis; mais ils les auraient eues toutes , si je n'eusse fait que mon devoir*
Voilà, en substance, quelle fut mon apologie, on ne peut pas moins méditée ; car j'étais loin de prévoir que j'en aurais besoin. Soit crainte de m'en faire trop dire, soit qu'on me ménage pour quelque sot projet dont j'ai ouï parler, U se radoucit. La conclusion fut que je retournerais pour en ramener encore autant, et je pars tout-4-rheure. Cela n'est-il pas joli? Par terre tout est insurgé; par mer les Anglais me guettent; si je réussis, qui m'en saura gré? si j'échoue , haro sur le baudet. Ne me viens point dire : tu Tas voulu ; j'ai cru suivre un ami et non un protecteur, un homme et non une excellence ; j'ai cru, ne voulant rien, pouvoir me dispenser d'une cour assidue , et, dans le repos dont on jouissait, goûter à Reggio quelques jours de solitude, sans mériter pour cela d'être livré aux bétes. Mais enfin m'y voilà : il faut
faire bonne oontenance et louer Dieu de toutes choses , comme ton zoeeolaniê.
Toi, cependant, tu fais l'amour i ton aise: j'en ferai autant quand j'y serai, en bon lieu, comme toi, s'en*tend; maintenant je suis démonté de toute manière. Adieu , Guérin te remettra ceci , fais pour lui ce que tu pourras.
Courier partit donc de Monte-Leone , le a4 juin , et alla coucher à Gatanzaro ; le lendemain à Grotone , où il resta quelques jours attendant une occasion pour passer par mer à Tarente. Il i^emarqua à Grotone , que le commandant se nommait Hikn.
■nBBB^BaBsaeDBBSEa^BOBa
AU MÊmE.
Grotone , le a5 juin 1606.
fABRiVB de Taiente et j'y retourne; bonheur ou malheur , je ne sais lequel. Je t'ai marqué dans une lettre que Guérin te remettra, s'il ne la perd , comme on m'a reçu. Il m'a fallu livrer bataille , sans quoi ou me campait sur le dos la perte des douze canons • Gela arrangeait tout le monde | si j'eusse été aussi benêt qu'à mon ordinaire; mais j'ai refusé la charge et regimbé au grand scandale de toute la cour* Vonbnal à langue éehinê en afmUf je wiimagme , de belles exclamations avec b^a fidèles ; je sais bien la règle , sans humeur sans honneur. Mais enfin , il faut faire le moins de bassesses possible ; celle-là n'e&t servi de rien, car ma disgrftce est sans retour; et après tout, je ne suis pas venu sur ce pied-là, pouvant rester à Naples et me donner du bon temps ; je suis venu ici comme ami ; j'en ai eu le titre et les honneurs ; je ne veux pas déroger.
C'est vraiment une plaisante chose à voir que cette cour, et comme tout cela se guindé peu à peu. Les importants sont D^^^, plus chéri que jamais , Milet, et à présent Grabenski , qui commence à piaffer. Mais d'où vient donc, dis-moi , que, quelque part qu'on s'arrête,
en Calabre ou ailleurs, tout le moude se meta faire la révérence , et voilà une cour? C'est instinct de nature ; nous naissons valetaille ; les homtnes sont vils et lâches , insolents , quelques-uns par la bassesse de tous , abhorrant la justice , le droit, l'égalité ; chacun veut être , non pas maître, mais esclave favorisé. S'il n'y avait que trois hommes au monde, ils s'organiseraient; l'un ferait la comrà l'autre» l'appellerait monseigneup, «t œs deux unis forceraient le troisième é travailler pour «ox ; car c'est là le point.
Au reste on ne lui parle plus ! il y a des iMures, des rendez-<vous , des antichambres, des audiences; il interroge et n'écoute pas , se promène , rêve , puis tout à coup il se rappelle que vous êtes là ; il cherche les grands airs etn'enta>ttve quedesots; cen'estpasunsotceiieiidant; mais un petit zéphyr de fortune lui tourne la tète commie aux autres.
Pendant que Courier retournait à Tarente , six mille Anglab débarquaient près de Maida , dans le golfe de Sainte-Euphémie : le général Reynier rassembla aussitôt les troupes les plus voisines , au nombre de quatre mille hommes , et vint les attaquer le 4 juillet. U fut battu , et se retira le soir même i Marcellinara ; il campa le lendemain à Gatanzaro , sur les bords de la mer Ionienne. Le général Verdler occupait alors Gosenza, avec une petite brigade : après s*y être défendu qudque temps contre les insurgés , que le débarquement des Anglais avait
lait kver de toutes parts , il fit sa retraite vers k nord , et ne s'arrêta qa'à Matera , à quajrftQte feues de distance. Courier vint Vj joindre , sa mission à Tarente n'ayant plus d'objet depuis œs événements^
La nouvelle du combat de Sainte-Euphémie étant parvenue àNaples, le général Reynier reçut du roi l'ordre de marchera CSassano , au-devant d'un corps de six mille hommes que le maréchal Masséna conduisait lui-même à son secours. 11 quitta donc CSatansaro le a6 jù31et , saccagea les villes qui s'opposèrent ifon passage^ Strangoli le 3o juillet, GorigUnno le 2 août, et arriva le 4 ^ Gassano*, où il fut joint le 7 par le général Verdier » que Courier accompagnait. Le 10 toutes les troupes , au Bombre de treize mille hommes , se trouvèrent réunies , sous les ordre» du m^rédial Masséna » entre Casaano et Gastro- ViUari.