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CHAPITRE PREMIER. monde qui a plus de secrets et de diversi

Rénir une dme, c'est réyir un moncfe. Regard lés, plus de perfections et raretés que le

ei conduite de Dieu sur t'dme. Une âme monde que nous voyons, el un plus excel-

seule pèse plus devant Dieu que tout le lent rapi)ort au monde archély|-e , c est-à-

monde dire à celui qui est le créateur et 1 idée de

Régir une âme, c'est régir un monde et un tout ce qui subsiste hors la divine essence "

OEtVRES COMPL. DU CARDINAL Dt BÉRLLLE.

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ŒUVRES COMPLETES DU f ARDITS^AL DE BERULLE.

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au'.si Dieu regardant ses œuvres, y regari\e râiDo d'un œil bien gM (feront. Et nous devons honorer, suivre et imiter un regard si saint, si pur et si divin, regardant les œuvres de Dieu comme il les regarde lui-même, et adorant ce regard, qui en Dieu est Dieu même; mais Dieu discernant, jugeant et préférant les divers ouvrages d'une même puissance. Dieu donc regardant soi-même et ses œuvres, et vivant en ce regard éternel et invariable, regarde l'âme entre toutes les œuvres que nos yeux aperçoivent comme une image plus vive et plus parfaite de soi-même, comme un objet plus digne de son amour et de sa sa[)ience, comme un sujet plus propre à exercer sa puissance et sa grandeur, et comme un sujet auquel il est beaucouf» ])lus intéressé que non i>as au monde, qui pèse moins devant Dieu que ne fait pas une seule âme, tant sa digniié, son état et son im()0rtance est grande : mais ce qui la concerne est caché à nos yeux, et nous est invisible comme sa projire essence. La raison nous découvre cette vérité, la foi lacontiime, et la conduite de Dieu envers nous la manifeste et publie. Car Dieu n'a ()as fait ce monde [)0ur le monde, mais [)Our lésâmes qui sont en icelui, et sur lesquelles il em- ])loie son soin et sa providence. Et lui-même vient au monde par un nouveau mystère, y fait et souffre tant de choses pour avoir l'âme à soi et la sauver, que cela ravit les anges, étonne les démons, et nous oblige tous à estimer par nos pensées ce (ju'il témoigne estimer si hautement par ses propres œuvres et souffrances.

CHAPITKE IL

Régir une âme et une maison de Dieu pour une fin céleste et surnaturelle, requiert une puissance céleste et surnaturelle. Quoique tes hommes et les anges soient différents en nature, ils conviennent en offices.

Régir une âme et une maison de Dieu pour une Qncéleste et surnaturelle, suppose une grâce et une puissance céleste et surnaturelle ; car c'est passer les bornes de la nature, c'est entrer en la part et fonction des anges, qui, étant bienheureux, sont tutélaires des âmes : c'est imiter en terre ce (jui se fait au ciel, c'est-à-dire c'est faire un œuvre et avoir un gouvernement qui correspond aux œuvres et aux hiérarchies du ciel. Car c'est un même Dieu qui a fait le ciel et la terre, et les régit par sa providence, sa sal)ience et sa puissance. C'est un même Dieu qui dans la terre conmic au ciel veut que sa volonté soit accomj)lie, et que sa sainteté y soit reconnue, aJoiéo et participée. C'est un même Dieu qui a mis un ordre et conduite de grâce en la terre connue au ciel, dans lequel ordre entrent les anges et les hommes, comme parties, parties égales de sa providence. Car encore qu'entre ces deux natures il y ait bcaucou|) de choses différentes, les hommes en ce sujet sont semblables aux anges, servant comme eux à l'ordonnance divine, et i)ortant en l'Ecriture uiôme nom, même qualité d'anges et

d'envoyés pour le service de ceux qui sont appelés au salut : et aussi leurs fonctions sont semblables, car au ciel aussi bien qu'en la terre, ilyaà purifier, à illuminer el à perfectionner.

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