CHAPITRE IV
Dignité de la grâce chrétienne qui nous ente et nous incorpore en Jésus-Christ. Le corps mystique et spirituel de Jésus-Christ est uni à son corps propre et naturel, et à son propre esprit par la sainte eucharistie. Etant unis au corps de Jésus et animés de son esprit, nous devons aussi être en sa sainteté et lui ressembler. La fin haute et sublime de notre ministère est de travailler à CCS choses si grandes.
C'est ainsi que nous devons juger des âmes, même selon tous les temps différents de la loi naturelle et de la loi écrite, et selon tous les divers états que Dieu |)eut ordonner sur les âmes et sur le monde. Mais si nous considérons le temps saint et salutaire auquel nous sommes, qui est le temps de grâce, et la sorte de grâce que Dieu a ordonnée sur les honuues en Jésus-Christ son Fils Notre - Seigneur , nous verrons comme cha(jue âme el maison sainte est un membre appartenant au corps du Fils de Dieu. Car nous sommes tous entés en lui, comme le cep en la vigne, à ce qu'il dit luimême, et nous sommes os de ses os, et (hair de sa chair, à ce que dit son apôtie ( Joan. xv), et chaque âme et maison fait partie du corps S[)iiituil et mystique de Jésus {Ephcs. v] : corps racheté de son sang, nourri de sa substance, vivant de son esprit, et uni mémo à son cor[)S |)ro|)re et naturel, et à sou propre esprit i)ar la sainte eucharistie. Ce coriis
MKMOIll.M- [)K niflKCTION.
inysliqno et s.irré, et clincjiin l\iuc (pii Tiil pflrtie (l'iceliii, reçoit (.'t (xirle une liùsgramle tli^nil(5 |t,nr îa grandeur «le ses myslères. \''À roiiiiiie riioiimie rcroit de la terre les arrhes do \ii gloire, el porte* en soi-inôni<; l'espril de Jrsiis, il doit aussi porter In saiotctù, les eircls et la resspiiihiaiice du corps propre el naturel du Fils uiiiiim? de Dieu, auipiel il est conjoint, el du(piel il prend vie, el doit ôlre comme une imaf^e vive, et une portion saiiilc et sacrc'e de Jésus en la terre. Kl notre soin el ministère esl si digne el si ^devé, (pi'il tend à o|iérer et lornn-r, h cf>nserver et h perrectionner une clioso si haute et si grande.
CH.M»HRKV.
Ce que nous devons faire poumons acquitter
dûment d'un si divin ministère.
Faisons doue (i>age de ces vérités et considérons Dieu dans son œuvre, Jésus-Christ dans les unies, et les Ames en Dieu, et traitons les âmes et les maisons comme parties du corps spirituel et mystique de Jésus- Cliristsurla terre. Trailons-les révércmment elsoigneusemciil, trailons-les comme choses saintes et sacrées, el traitons-les comme destinées encore à l'accomplissement d'un éial si haut et si grand, conime est tout ce qui concerne la pcrfeclion de la grAce et de la gloire (jue le l'ère éternel a établie en Jésus, et pour l'amour de Jésus au monde. 1" Abaissons-nous en nous-mêmes el en toutes nos conditions naturelles telles qu'elles soient : car elles ne sont rien au regard d'un ouvrage si grand. 2° Invoquons Dieu fréquemment, car il est la fin et le principe de cet œuvre. 3°^ Commeitons-nous à sa providence, car elle doit régir el bénir nos conseils et actions. 4." Recherchons sa conduite, car elle est |)romise et nécessaire. 5" Préparons-nous à la grAce, et nous dis()Osons à être des insiruuienls vivants, animés de res()ritde Jésus, pour opérer les œuvres de Jésus en la terre.