‹ Œuvres complètesChapitre 189 sur 540 · XLII. I)K I.A MISSA?JCK DK jAsfS · texte numérisé non relu

XLII. I)K I.A MISSA?JCK DK jAsfS

Le Fils de Dira vient à nous par voie de naissance, pour ennoblir et déifirr en sa personne tous les degrés de notre nature, comme le péché avait tout souillé. Le Fils de Dieu rst lumirrr, et virnt à nous comme lumière, et les conditions dr la lumière srnsiCjle se retrouvent en sa communication temporelle.

Dieu [)Ouvail prendre d'autres voies pour s'incarner au monde; mais eette môme sapience et bonté qui l'y fait venir, l'y fait venir en celte manière; lui fait choisir'cette voie de naissance, comme ayant plus (Je rapport et 5 sa grandeur et à nos bassesses. Car il est par naissance dans l'éternité et il veut être par naissance dans les siècles; et il veut que sa naissance élornelle soit adorée par sa naissance temporelle. H veut par cet abaissement commencer notre salut en naissant, comme il l'acconqjlit et consomme par abaissement en mourant, il veut épouser les (-onditions basses et humbles de notre nature, comme il veut épouser tout l'être entier et parfait de notre nature, étant Dieu parfait et homme parfait au monde. II veut passer par tout les âges et degrés de notre nature, pour les déifier tous en sa personne, comme il veut sanctifier en nous tous ses états, et nous rendre siens dès notre naissance. 11 veut [)ar celte alliance joindre toutes nos bassesses à ses grandeurs, (lour les élever en lui, pour les sanctifier, et pénétrer aussi loin et avant dans notre nature que le péché y a pénétré. Et comme le péché infecte jusquau premier état et degré de notre enfance dès le ventre de nos mères, il veut déifier aussi une enfance dès le ventre de sa mère, afin que la divinité pénètre aussi avant dans notre nature pour noire salut et gloire, que la malignité du péché y a pénétre avant [tour notre perle. Car il e.>t l'Agneau de Dieu, qui ôle le péché du monde, et ce péché qui donne jusque dans notre naissance. Ainsi par la môme sapience et bonté, par laquelle nous avons un Homme- Dieu sur la terre, nous avons un Enfant- Dieu au monde, Dieu et enfant tout ensemble : Dieu en la bassesse de l'enfance, enfant dans la hautesse et sublimité de Dieu, enfance relevée [lar celle hautesse, et a^Jorée par tout ce qui est créé. Le Verbe éternel est lumière, non-seulement en son essence, mais encore en la propriété de sa personne ; il naît de son père comme lumière, et il veut encore naître au monde avec lumière, comme Dieu de lumière. Or la lumière s'abaisse du plus haut des cieux jusqu'au plusbas de la terre, mais sans s'avilir : elle pénètre tout, mais sans s'infecter; elle s'unit à tout et s'incorpore à tout, mais sans se mêler; la pureté, la simplicité, la netteté, et

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ŒUVRES COMPLETES Dlj CARDINAL DE BERL'LLE.

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la dignité de son être étant telle, que dans ces conditions corporelles, elle a les conditions spirilaelles, et ne reçoit aucun intérêt et variété dans soi-même, par la variété des choses où elle est unie. Elle s'abaisse, mais elle ne s'avilit pas ; elle s'applique et s'unit, mais elle ne se mêle pas ;elle s'incorpore, mais elle ne s'infecte pas. Ainsi le Verbe dans les conditions de notre enfance, relient ses grandeui s et perfections , et ne reçoit aucun intérêt en la pureté, en la simplicité, en la dignité de son être, mais en s'abaissant sans s'avilir il nous élève ; en s'unissant, il nous purifie; en s'incorporant, il nous déifie.

XLllI. DE LA VIERGE DONNANT SON FILS AU

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