‹ Œuvres complètesChapitre 355 sur 540 · LETTRE CVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CVIII

A Là MÊME.

La grâce de Jésus-Cluist Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. L'affaire est faite sans appui aucun et faveur de notre côté que celle qu'il a pbj à la sainte Vierge donner à notre cause pour les rumeurs ue France et d'Espagne : c'est pourquoi je vous supplie en rendre grâces particulières à la sainle Vierge. S'il lui plaît bénir nos travaux et vos peines, nous serons tous contents; car j'estime que nous aurons ce que l'on peut désirer, et ce que si la sainte Mère vivait, elle ne nous eût pu donner mieux, si elle n'y fût venue elle-même. Devant Dieu pour la sainte Vierge, je ne pouvais désirer ni attendre rien de moins, et recevais grand reproche, de rabaisser mes pensées et attentes selon les dillicullés que Dieu ôte et change comme il lui piaît ; et que ce n'eûl pas été abréger bien le temps que de le raccourcir aux dépens de l'affaire, et avec intérêt de la volonté de Dieu, qui semble par moyens, et singuliers et assurés, avoir appelé celles que nous désirons à cette mission. Cet œuvre ne nous coûte pas peu.

Dieu veuille que ce soit selon sa sainte volonté. Mais quand je considère le mérite de l'œuvre, j'y trouve bien sujet de m'humilier, el de reconnaître la petitesse de mes

œuvres et de mes souffrances devant Dieu. Je me confie beaucoup aux prières des bonnes âmes que vous connaissez, et aux vôtres, qu(î je vous supplie redoubler el continuer pour l'acc^omplissement entier de l'œuvre de Dieu.

Page 1