A UN SUPÉRIEUR DE :^'0RAT0IRE, POUR LA CON- DLITE DE SA MAISON
L'oraison et la mortification sont les princi-
LETTUES.
ALX l»l\KTnKS Dt L'OUATOIUK.
paux extrcices de la vie de ('esprit, et tous deux doivent e\re rt'fenu (l Jésus. La vertu est plus aininhle, parce (juvlle nous rend conformes à Jrsus, ([ur par sa(jualilc j)articulière.
Je vuus [)rie do croitc (juo de la vie intérieure <lé|t"tiil l'exléiMiMire, et <jiie ror.'iisoii el l.'Miioililii-ntioii soiU les deux |ii'itii-i|iaiix cxtM'cites el ellVls (Je In vie de res|iiil. r.oiniiie le Fils niiii|iie de Dieu a deux ii;ilures, il n viiilu au'^^i avuir deux soiles de vies d'Heit'iiles ; l'une <'ii Dieu sou l'ère, et l'aulre eu la eroix. L'i'spril (ror.iisoii regarde el se réfère |iarluulièreuieiil h l'une, cl lesjiril de uiurliliealiun à laulre. Heg.'udcz toujours aussi Jésus, el référez loiit h lui, et niellez, s'il vous |ilait, cet esprit eu tous eeux (jue vouseii jugerez capables, d'ai.coinplir leur> actions et exercices de piété et de vertu, plus par relation cl hoinuiage à Jésu^- (;hri>l Notre-Se giicur, (|ue |)ar désir de la inèu)e vertu en soi-inênio. (]ar aussi esl-elle |)lus aiuwiMe, | lussouliaitable et plusdivine, parce (|u'elle esta Jésus, el par le rapport ol conItMinilé qu'elle nous y donne, <|ue ) an e qu'elle est en soi-iuénie. Il nous faut tionc lecliercher la vertu, d'autant qu'elle nous rend >cniblal»les au Fils de Dieu : Conformes fil ri iinaijincs Fitii Dei [liom. viii, :i9), et non -seuleiuent à cause (|u"elle l'ail impression en nos Ames, et nous rend dfiués de sa qualité |)aiticulière. l'ar exem|)!e nous devons plus aimer la patience et uébonnaireté, parce qu'elle nous conforme à Jésus- (ilwist doux et jiatient, que parce qu'elle nous rend doux el patients. Car celte preuiière pensée est plus haute et plus divine, et nou^ remplit des pensées et de l'amour de Jésus. Le Fils de Dieu et sa très-sainte Mère doivent être les objets principaux de noire petite congrégation, el je vous prie d'établir peu à peu cet esprit de piété en nos pères et <^onfrères, et d'en demander lagiàce au Fils de Dieu el à sa très-sainte Mère. Implorez aussi à cet eGfet le secours de l'ange de la congrégation, comme étant un des }'oints principaux de sou ollice.