‹ Œuvres complètesChapitre 365 sur 540 · LETTRE CXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CXVIII

▲ UN SUPÉRIEUR DE l'oraTOIRE

Il lui donne quelques avis pour la conduite des âmes.

La direction intérieure et spiriluelle de ceux que nous vous adressons est un fardeau (]ue Noire-Seigneur impose à votre âme. 11 sera avec vous |)Our vous aider à le porter. Adorez-le en sa qualité de chef, el recouiezà lagiâce de ce chef, tjui a été en lui, et à sa plénitude divine, de latiuelle nous •levons tout prendre selon notre besoin et obligation. Recourez aussi à la très-sainte \ ierge, el à l'autorité su|>rème que son Fils lui a donnée sur ce qui lui ap|)arlienl, à ce qu'elle daigne êlre mère de votre âme et de la maison. Fn tous vos travaux, espérez en Jésus et en Marie, cl honorez soigneusement leur vie el leurs travaux sur la terre.

Il faut que vous ayez un grand soin de tous ceux (|ui sont sous vous, en l'honneur du soin que le Fils unique <le Dieu avait de ses dis(i|iles et a|)ôlr('s, veillant et priant lorsqu'ils dormaient, el interrompant son orais(»n saint(! ou jardin des Olives, pour les visiter en leurs petitesses cl faib'esses. Adressez-vous souvent h lui pour lui demander d'acheminer à la peifeclion ces âmes qui lui appartiennent. Je le supplie de nous diriger tous dans ses voies.

LETTRE CXiX.

A UN SUPÉRItl H DE l'uRATOIRE.

De ia retenue à écrire, et de ne point entrer dans les monastères des religieuses.

La grâce de Jésus-Christ Noire-Seigneur soit avec vous pour jamais. Je ne vous conseille pas de commiini(juer à personne l'écrit (^iie vous lu'avez envoyé, et suis bien aise que vous me l'ayb-. aclre^sé pour vous en dir(f mon avis. Honoif-.z en cela la retenue du Fils de Dieu qui n'a rien écrit, et oui môme avant trente ans n'a laissé sortir de soi aucun rayon de lumière, hors ses secrètes communications avec sa très-sainte Mère cl sa publique communication au tem- }de à l'âge de douze ans, par dis[>ensalion extraordinaire. 11 y a un |)oinl dont je me sens, en conscience, obligé de vous prévenir sur ce [uona.-îtère que vous hantez, et que Dieu dispose à réiormaiion. C'est que je ne désire en façon quelconque que vous y entriez sous quelque prétexte que ce soit. Si je croyais qu'il fût besoin d'user de commandement pour rem[)êcher, je le ferais ; mais, outre que ce n'a jamais élé ma manière dans la congrégation , je crois que ce vous est assez et à tous ceux de votre maison de savoir ijue nous ne le permettons nulleuiem, el que ce serait contre notre inteniion. J'apjilique cette même interdiction d'entrée h tous autres monastères, et je vous sup[jlie lire la présente à votre communauté assemblée et puis me le mander.

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