‹ Œuvres complètesChapitre 381 sur 540 · AU RÉVÉREND P. BERTIN, A ROME · texte numérisé non relu

AU RÉVÉREND P. BERTIN, A ROME

// le charge d'obtenir de Sa Sainteté que le gouvernement de l'Oratoire et des Carmélites lui soient conservés en sa nouvelle condition, et lui donne encore quelques autres commissions.

Seigneur soil avec vous pour jamais. Je

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LKITRES. - II.

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buis irés-marri «le Isnl ilo peine que vous aver à nuire occAsion. le n'ai |»as loisir do vous en rendre grâces, ni de vous écrire ilo ma main mes .•sonlituenls |'«rli(uliers , touchaut le chnn^emenl qu'il pl.'iil .'i Dieu faire île nous. Je suis au uîoirïs ohlig»^, selon Dieu, piururer (jue ce soit sans iulérôl de mes devoirs prinulifs, l'iu rc'rî.ird de In congrégation el des religieuses (larméliles. J'en éi ris une leliro expresse el .^i part à M. le cardiiKd Harbcrin, et il est bon que vous V joigniez les instances de la pari 'do la congrégation «.'t des monastères; vous serez bien avoué. Les abbés de (ilairvaux, de CIteaux, de (liuriy, <jui ont été ou sont cardinaux, n'ont pas été déchargés pourtant de leurs abbaves, el ce sont généiaiilés d'or- «Ires, charges de monaslères de tilles (jui en dépendetji. C'a été aucune fois 5 cause du revenu adjoint, dont on ne s'est pas voulu dessaisir; et iii il n'y a (jue le labeur et la croix du Fils de Dieu que j'estime bien [tins. La raison est pareille, la dénomination est indilVérentc, la charge est semblable, et cela esl usité en France, non-seulement sans con- Iredit, mais sans môme qu'on y pense; et nous en avons un exemple en la |)crsonne de celui que vous savez ôtre maintenant el abbé de (lluny el cardinal. M. le cardinal de Guise l'a été auparavant, et jamais on n'a pensé à celte difticulié en France. Je m'instruirai d'autres raisons el exemples, s'il en est besoin. Je vous adresse toutes les lettres que j'écris, vous priant bien fort de les présenter vous-même au Pape et à ceux de sa maison; il ne m'est pas possible d'écrire par cette voie aux autres, ce sera par le premier courrier. Je suis bien marri de ne le pouvoir non plus à M. de Bayonne et à M. l'abbé d'Halincour; je les honore tous deux particulièrement, mais il faut que je les supplie par TOUS de m'en excuser, car il m'est impossible, dans la rencontre du parlement du roi, de plusieurs affaires prescrites et parlement précis de ce courrier. Je vous remercie derechef de tant de soin que vous avez de m'avertir de ce que je dois. Je vous prie le continuer, car je suis fort nouveau à ces actions, el j'ai besoin, non-seulement que vous me ['reveniez [lar avertissements, mais encore que vous [jreniez soin de suppléer à mes manquetuents |)ar votre industrie. Je vous supfilie aussi de faire les mêmes excuses très-soigneusement aux Pères de la congrégation de l'Oratoire de Rome, qui ont voulu m'écrire en cor|)s par leur su[)érieur et secrétaire. Voyez-les, s'il vous plaît, en attendant que je leur écrive, et les assuruz que je ne manquerai [uns de les remercier, et que Ce toutes les lettres que j'ai reçues, la leur m'a été une des [tlus agréables, el de laquelle j*es[)ère recueillir plus de fruit, par leurs mérites el leurs [irières. Je vous prie leur dire aussi que j'otlie el dédie de nouveau à Dieu pour leur protection, assistance et service, et ma volonté et celle dignité sienne de laquelle je ne suis que le dépositaire indigne.

De Paris, c» 28 septembre 1627.

LETTItli CLII

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