‹ Œuvres complètesChapitre 384 sur 540 · LETTRE CLIV · texte numérisé non relu

LETTRE CLIV

A UN pèRE DE l'oratoire.

Sur la réception de sa mère en l'ordre des Carmélites.

Mon Père, la grâce de Jésus-Christ Noire- Seigneur soit avec vous pour jamais. Je loue Dieu de la disposition qu'il lui plaît donner à voire bonne mère, de le servir le reste de ses jours en la vie religieuse. Ce sont les fruits des bonnes œuvres qu'elle a faites en sa condition précédente. Je su"is bien aise encore de l'approbation que la Mère prieure et les religieuses font de son dessein, et j'y apporte volontiers la bénédiction que vous désirez de moi ; je l'offre à Jésus-Christ Notre-Seigiieur et à sa très-sainte Mère, en Thonneur des mystères qui sont honorés en ce saint temps dans l'Eglise, et de la vie hunible, dernière et souffrante de Jésus- Christ sur la terre ; et je le sup|)lie que cette partie de sa vie divine, en laquelle il a voulu consommer ses derniers jours, soit appliquée à cette sienne servante, et donne bénédiction et consommation aux derniers tem|)s qui lui restent à vivre, et qu'elle les finisse sa-intement en la vie religieuse qu'elle désire embrasser. Je suis en Jésus-Christ Noire-Seigtieur et en sa très-sainte Mère.

LETTRE CLVL

au même.

Il renvoie à Toulouse pour régir la maison pendant la maladie du R. P. Bourgoin.

Mon Père, la grâce de Jésus-Christ Notre- Seigneur soit avec vous pour jamais. L'extrémité en laquelle je vois le P. Bourgoin, et l'incertitude du conseil de Dieu sur lui et sur nous qui participons abondamment aux effets de celte ordonnance divine, m'oblige à vous prier Irès-instamment de vous oublier vous-même, et V., et de vous en aller à T., pour prendre le soin universel de la congrégation en ce pays-là, jusqu'à ce que nous reconnaissions à loisir l'ordre que nous devons y apporter. Agissez, s'il vous plaît, au nom de Jésus-Christ Notre- Seigneur et de sa très-sainte Mère , et pour leur honneur et amour. Recevez part en la puissance qu'il leur a plu nous donner p.our régir les lieux et les âmes qu'ils ont voulu nous commettre en ce pays-là. Nous essayerons de vous décharger au plus tôt de ce fardeau, car nous avons besoin nécessaire de vous par deçà. Mais Dieu vous appelle ailleurs maintenant, et par le cours de sa providence, il oblige et vous et nous de se rendre à sa conduite. Je supplie Notre- Seigneur et sa très-sainte Mère de vous accompiagner.

(155) Viucc in boiw malitm, {Rom. \ii, -21.)

nos I.KTTUKS

LKTTRK CLVII.

ii; Mf:Mii:.

Il lui niatiilr Injnii' (/u'il n tir lu conralencenrf du II. /'. Hoitnjoin, l'esliinr nu il fait de nés Itthi'urs (Itnis la corKirri/diion, et combien il disiri' ifutin drfrrr à ses smliinruts. Il l'txhorte de recourir aux fainls antjri.

Moa Pùri', la yrAce de Jésus-Christ Notrc- Seigneiir soit avoi- vous jiour j,itiiais, Jo loue l>iou (lu succùs do voire vovaye, et do la -sanlé resliluéo nu l*. Bourgoin, duijuel la ▼ ie cl les lalieurs nous soiil si nécessaires. Puiscju'i! a plu h Uieu nous le rcMidre, vous }iouvoz reveiur (|uaiitl il vous plaira, et en allendaiil je vous prie lui rendra» la fidèle et iliarilalile as.si>lance qu'il désirera de vous, délérani beaucoup à ses intentions et à ses raisons, après que vous aurez doiieement et pruieuMuenl insinué les vôtres. Je crois t-n dcv(dr ainsi user avec lui, et je vous prie faire le mémo. Je i>èso bien les raisons que vous m'allét^uez sur le fait de la maison, mais son avis et son désir nous doivent être [ilus chers, spécialement ne faisant que de revenir d'une maladie et d'un accableiuent si grand de jieines cl d'alfaires, auxquelles Je premier soulagement qu'il rencontre est en l'onction de vulre charité, en la prudence de votre espril, et en la douceur de votre assistance. Je ne [)uis vous accorder pour le j;résent ce (jue vous me demandez, et ne Sois quand il plaira h Dieu nous en donner. IJ se faut commettre à sa providence en ce qui passe notre pouvoir. Pour cela et pour les autres besoins, recourez aux saints anges, qui sont les médiateurs, en la terre, des conseils de Dieu sur les âmes et sur ses œuvres.

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