LETTRE CLVIII
▲ U!S PÈRE DE l'oratoire.
Comme il le voyait agité de l'esprit d'impatience, il lui manifeste la crainte qu'il ne perde sa vocation.
Mon Père, la grâce de Jésus-Christ Noire- Seigneur soit avec vous [)Ourjamais. J'ai re(;u les lettres que vous adressez au P. de...., et je vous dirai comme il me semble trèsà propos (|ue vous ne parliez point en ce temps de la ville de N., pour beaucoup de raisons qui seraient bien longues à vous être déduites, et qui m'obligent à vous prier bien fort de dilférerce voyage, lorsque vous serez déchargé de l'obligation que vous avez à résider et desservir la cure. Je [)ersévère en la volonté que j'ai de vous donner contentement en celle décharge, et siiot (pie vous serez déchargé, de vous donner le temps et le loisir que vous voudrez, pour aller en tel lieu que vous choisirez. Mais je vous [irie de considérer que le malin esprit a toujours pris ses avantages durant vos absences, pour brouiller et traverser, et dans !« cure et dans la maison. Je crains fort que ce soit lui-même qui vous donne celte nouvelle inquiétude, pour avcùr puissance